LUnion sportive montalbanaise est un club français de rugby à XV basé à Montauban.
Son premier titre de champion de France est gagné en 1967. De 2001 à 2010, le club dispose d'une section professionnelle, le Montauban Tarn-et-Garonne XV ou MTG XV, celle-ci participa à la H Cup en 2008-2009. À la suite d'une relégation administrative, il participe au championnat de Fédérale 1 de 2010 à 2014 ; sacré champion de France de Fédérale 1 en 2014, il retrouve alors le monde professionnel et la Pro D2. En 2025, il est sacré champion de France de et fait son retour en Top 14 quinze ans après avoir quitté l'élite.
Il évolue en Pro D2 pour la saison 2026-2027.
Histoire Fondation en 1903 L'Union sportive montalbanaise est créée en ..
Champion de France de deuxième série en 1909 En seulement cinq ans, le club joue déjà les premiers rôles en deuxième division française, alors appelée « série ». En , l'USM devient championne des Pyrénées et accède ainsi aux phases finales de la compétition.
L'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) informe alors le club que son huitième de finale se jouera contre le champion du Languedoc, l'US Perpignan, qui fusionnera plus tard avec les arlequins de Perpignan pour devenir l’USA Perpignan.
Les Montalbanais se déplacent donc en terre catalane au stade de la route de Thuir où supporters perpignanais comptent assister à la défaite des Verts et blancs. C'était sans compter sur le talent des trois quarts tarn-et-garonnais, à l'image du capitaine Ricard qui crochète la ligne de défense catalane et s'offre ainsi le boulevard jusqu'à la ligne d'essai. Grâce à cela, l'US Montauban se qualifie.
Pour le quart de finale, l'USM reçoit l'Union athlétique libournaise, championne de Guyenne, de Gascogne et du Limousin. Le , les Bleus et blancs girondins pénètrent sur la pelouse de la cuvette de Sapiac amenés par Pierre Moysès, finaliste de la avec le Stade bordelais. L'arbitre, le docteur Voivenel, donne le coup d'envoi. C’est une nouvelle victoire des Montalbanais grâce à deux essais de Ricard et Massié.
La demi-finale les oppose au Sporting club saumurois le , sur terrain neutre, à Bordeaux. Les champions d'Atlantique, de Touraine et de Bretagne n'auront pas existé durant le match puisqu'ils subissent une sévère défaite, ils encaissent huit essais de Massié (3), Blanc (2), Arquié, Perry, et Verseilles tandis que deux transformations sont passées par Perry et Luze. L'impensable en début de saison arrive, l'US Montauban est en finale.
Les Sapiacains se déplacent à Montpellier dans l'espoir d'en découdre avec les farouches Toulonnais mais ceux-ci ne viendront pas. L'organisateur de la compétition, Charles Brennus, reporte alors le match au , il aura lieu à Montauban. sont massés dans la cuvette de Sapiac mais la finale à domicile démarre mal pour les locaux qui encaissent le premier essai du match : USM 0-3 RCT. Une charge de Massié ramena les équipes à égalité, 3-3 à la mi-temps.
La seconde période marqua la domination des Verts et blancs qui commença par une bonne mêlée près de l'en-but toulonnais et un essai d'Arquié. Les joueurs du RC Toulon s'effondrent et concèdent alors trois nouveaux essais de Gaudens, Dumons et Perry.
L'USM gagne 15 à 3 et devient championne de France de la , le club accède par la même occasion à la première division.
Montauban en première division (1909-1924) vignette|gauche|L'US Montauban en février 1921. Les cinq premières années dans l'élite sont difficiles malgré des recrues de qualité comme Nelson Moura ou Max Courégé mais Montauban assure son maintien jusqu'en 1914 où il ne remporte pas le moindre match en championnat, défait par le FC Auch, le FC Lourdes et le Stadoceste tarbais. Il échoue ensuite en barrage contre Saint-Girons. La guerre ayant bouleversé l'organisation des compétitions, l'USM est finalement admise à nouveau en première division à la reprise en 1920.
Relégation en Honneur (1925-1926) Montauban joue ensuite deux saisons en Honneur (la deuxième division de l’époque) en 1925 et 1926, année où il remonte en première division, portée à 40 clubs.
Retour en première division (1927-29) puis (1931-1934) Pour son retour en première division, Sapiac se pare de nouvelles grandes tribunes. Malgré les départs de Dupouy qui deviendra international, de Rinco à Agen et de Louis Magnol au Stade toulousain, Montauban retourne en première division mais termine avant-dernier de sa poule les deux premières années avant d’être relégué la saison suivante.
Il ne passe qu’une seule saison en honneur avant de rejouer les 4 saisons suivantes en première division. Montauban effectue deux bonnes saisons en 1931 et 1932, manquant de peu la qualification. Alors au sommet de son art, l'emblématique Germain Coulonges décède lors de la saison 1932-1933. Privé de son leader, Montauban ne termine que sixième de sa poule se 9 et rentre dans le rang. La saison suivante, l'USM est relégué.
Retour en Honneur (1935-1939) vignette|Victoire sur le terrain du C.A.S.G. (10-14), en février 1938 au stade Jean-Bouin, relance du demi de mêlée montalbanais (rayé) à ses lignes arrières. Montauban retourne pour 5 ans en division d’honneur. En 1939, Montauban est vice-champion des Pyrénées contre le SC Albi et remonte en première division. En phase finale, le club est ensuite battu par Oloron et échoue ainsi à remonter dans l'élite après un match à l'issue controversé Puis la Seconde Guerre mondiale oblige à mettre le championnat de France en sommeil.
Le retour dans l’élite du rugby français (1943-1973) Années 1940 À la reprise en 1943, Montauban est classé en première division, élargie à 95 clubs. Le club obtient rapidement de bons résultats, disputant notamment deux huitièmes de finale de Championnat en 1947 et en 1949. Louis Blanc porte les couleurs du club entre 1948 et 1954.
Les premiers internationaux du club Le Basque de Montauban Michel Sorondo, trois-quarts centre et plaqueur hors-pair est sélectionné en 1946 contre les kiwis, une sélection de joueurs néo-zélandais enrôlés dans l'armée, et dont un bon nombre deviendront par la suite All Blacks.. C’est le premier international du club et il formera une paire de centre très complémentaire avec son partenaire de club Émile Bouché.
Années 1950 Les années 1950 sont aussi prolifiques avec notamment 5 qualifications en 10 saisons pour les seizièmes de finale du championnat. En 1950, Montauban atteint les seizièmes de finale du Championnat, battu de peu 11-8 par Mazamet.
En 1951, Montauban est qualifie pour la seconde phase du Championnat réunissant les 24 meilleurs clubs français et atteint les seizièmes de finale de la Coupe de France, éliminé par Grenoble.
Après deux saisons plus difficiles, Montauban joue ensuite 4 seizièmes de finale en 5 saisons en 1955, 1957, 1958 et 1959, année où Louis Blanc, après 4 ans à Mont de Marsan revient au club dont il portera les couleurs jusqu'au titre de 1967.
Les prémices du succès Après une saison 1961 où il se maintient de justesse malgré une dernière place dans sa poule, Montauban réussi à attirer des recrues prometteuses.
L'embellie commence lors de la saison 1962 qui voit Montauban terminer à la deuxième place de sa poule de Championnat derrière Graulhet mais l'USM est ensuite sorti dès les seizièmes de finale par le Biarritz olympique 5-3. La même année, Montauban fourni un nouvel international à l'équipe de France, Henri Romero qui sera sélectionné en poste de troisième ligne centre pour le match en Écosse. à l’occasion du Tournoi des cinq nations, remporté par la France.
La saison suivante est plus difficile puisque Montauban qui ne remporte que 5 victoires en 14 matchs du Championnat manque la qualification. vignette|Victoire du Stade toulousain sur Montauban 14-5 en championnat de France 1963..
En 1964, Montauban est encore éliminé de justesse en seizièmes de finale du Championnat par l'Aviron bayonnais cette fois. La même année, le talonneur Jean-Michel Cabanier sera le troisième international de l’histoire du club, sélectionné le contre la Roumanie. à Toulouse.
Ce cap est enfin franchi la saison suivante et Montauban dispute un huitième de finale en Championnat, perdu contre Graulhet dans des conditions discutables.
La saison 1966 commence bien puisque Montauban termine à la troisième place de son groupe en Championnat à un point du leader, le TOEC mais est éliminé dès les seizièmes de finale par le Stade rochelais 6-3.
Montauban ne sera battu que 4 fois à domicile entre 1962 et 1966, respectivement par le FC Lourdes, le SC Albi, le Stade montois et le FC Grenoble.
Champion de France en 1967 gauche|vignette|redresse|Montauban soulève le Bouclier de Brennus.|alt= Le dimanche , l'US Montauban remporte son seul et unique titre de champion de France. Pourtant la saison avait mal commencé avec le décès de Pierre Fontanié, deuxième ligne, la blessure au genou de l'autre seconde ligne Jean-Pierre Quereilhac et le départ de l'international Henri Romero pour Nice.
Sous l'impulsion de Louis Blanc, 15 fois remplaçant en équipe de France et d'Arnaud Marquesuzaa, ancien international, le jeu montalbanais est devenu plus axé sur le mouvement et la passe. Avec l'entraîneur Guy Augey, ancien international de rugby à XIII, Blanc, passé au Stade montois de Fernand Cazenave, l’équipe modifie sa manière de s'entraîner, avec une intransigeance sur la qualité de la passe.
Durant cette saison 1966-1967, l'USM est versé dans la poule 6 et se qualifie aux côtés du Stade dijonnais, du FC Grenoble, du RC Narbonne et du Toulouse olympiqueMontauban, 50 ans après, Ligue nationale de rugby, 20 mai 2017..
En seizième de finale, l'US Montauban affronte l'US Romans. Menés 6 à 8, les Montalbanais tentent une combinaison où Francis Bourgade, troisième ligne, doit s'intercaler dans les trois-quarts. Celle-ci est mal maîtrisée et Arnaud Marquesuzaa se retrouve bloqué. Il choisit de taper un drop, lui qui n'en tente jamais et ce dernier passe« Et Montauban passa en Eurovision », article de Christian Jaurena, publié dans le quotidien L'Équipe du jeudi 15 août 2013.. L'USM l'emporte dans la douleur, sur le score de 9 à 8. Ils font alors mieux que la saison précédente puisqu'ils avaient été éliminés à ce stade de la compétition par le Stade rochelais 6-3.
En huitième de finale, les Verts et noirs remportent leur match contre l'US Quillan sur le score de 19 à 3.
Puis les Montalbanais se retrouvent face au numéro 1 des phases de poules, le CA Brive, à Grenoble. Carrié prend le dessus en touche sur son célèbre adversaire Roger Fite et Montauban vient à bout de son adversaire sur le score de 3 à 0, accédant ainsi à la demi-finale.
Celle-ci se joue contre le voisin tarnais, le SC Graulhet. Le stadium de Toulouse accueille la "finale des Pyrénées". C'est aussi une revanche car Graulhet, alors numéro 1 des phases de poules avait éliminé le club au stade des huitièmes de finale en 1965, dans des conditions discutables. Malgré les absences de Bourgade et de Marquesuzaa, Les Tarn-et-Garonnais se qualifient puisqu'ils remportent le match 9 à 6, apportant, dans la préfecture, une joie quasiment comparable à celle provoquée par le titre futur.
gauche|vignette|redresse|Le parc Lescure à Bordeaux où Montauban devient champion de France face au CA Bègles.