Philip Glass, né le à Baltimore dans le Maryland, est un musicien et compositeur de musique contemporaine américain. Il est considéré comme l'un des compositeurs les plus influents de la fin du Naxos Classical Music Spotlight podcast: Philip Glass Heroes Symphony New York News and Features: The Influentials: Classical and Dance Guardian Unlimited: When less means more Rhapsody Online artist profile of Philip Glass Andante online: A Composer's Century. Il est, avec ses contemporains, La Monte Young, Terry Riley et Steve Reich, l'un des pionniers et l'un des représentants les plus éminents de la musique minimaliste, notamment de l'école répétitiveHistoire de la musique occidentale, éditions Fayard, ., et de la musique classique des États-Unis.
Si ses premières œuvres (jusqu'en 1974) sont typiquement répétitives et minimalistes, elles montreront, par la suite, une évolution stylistique Is Glass Half Empty? The New York Times "If Grant Had Been Singing at Appomattox", 23 septembre 2007 par Steve Smith. Il préfèrera utiliser, pour les œuvres suivantes, l'expression « musique avec structures répétitives » Philip Glass: Biography, indiquant que l'aspect répétitif n'est plus prépondérant. Ses dernières œuvres sont très éloignées du courant minimaliste et, actuellement, il se décrit lui-même comme un compositeur classique, rompu à l'harmonie et au contrepoint, ayant étudié Jean-Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven et Franz Schubert Belinda McKoen, « Glass in conversation with Belinda McKoen », Irish Times, 28 juin 2008..
Il a composé des œuvres pour ensemble, des opéras, des symphonies, des concertos, des musiques de film et des œuvres pour soliste.
Il est le compositeur vivant dont les opéras sont les plus joués au monde Recherche sur operabase.com..
Biographie Famille et formation Philip Glass est le fils d’Ida (née Gouline) et de Benjamin Charles Glass, petit-fils d'une famille d'immigrants Juifs ashkénazes de Lettonie. Son père possédait un magasin de disques, et très tôt dans sa jeunesse, Philip Glass accumulait dans sa propre collection une grande partie des invendus incluant des compositeurs modernes tels Hindemith, Bartók, Schönberg ou encore Chostakovitch et des compositions classiques d'Europe comme les Quatuors pour cordes de Ludwig van Beethoven et le Trio pour piano et cordes de Schubert, qu'il cite comme l'ayant grandement influencé Philip Glass in conversation with Michael Church, The Independent (Londres), 29 juin 2007, lire en ligne. Il étudie ensuite la flûte en tant qu'élève du conservatoire de musique de Peabody et entra, à l'âge de quinze ans, dans une formation à l'université de Chicago, où il étudia les mathématiques et la philosophie. À Chicago, il découvrit le sérialisme de Webern et composa un trio pour cordes dodécaphonique K. Robert Schwarz, Minimalists, Phaidon Press Londres, 1996, .
Il entre ensuite à la Juilliard School de New York où le piano devient son instrument de prédilection. Ses professeurs en composition sont, entre autres, Vincent Persichetti et William Bergsma. Pendant cette période, en 1959, il gagne le concours de la BMI Foundation, le BMI Student Composer Awards, l'un des prix internationaux les plus prestigieux pour les jeunes compositeurs. Pendant l'été 1960, il étudie avec Darius Milhaud et compose un Concerto pour violon pour une jeune étudiante, Dorothy Pixley-Rothschild Glass in a conversation with Ev Grimes, 1989, quoted in Richard Kostelanetz (ed.), Writings on Glass, University of California Press, Berkeley, Los Angeles, Londres 1997, .
Il part étudier à Paris, de l'automne 1964 à l'été 1966, avec Nadia Boulanger qui lui enseigne au conservatoire américain de Fontainebleau l'analyse des compositions de Jean-Sébastian Bach (Le Clavier bien tempéré), Mozart (les Concertos pour pianos), et Beethoven. Ces années passées à Paris auront une influence considérable sur ses œuvres, comme il le dira en 1979 : « Les compositeurs que j'ai étudiés avec Boulanger sont ceux dont je pense le plus grand bien - Bach et Mozart. »
Glass découvre également de nouvelles musiques dans les concerts donnés au domaine musical de Pierre Boulez, mais il affirmera plus tard, dans son autobiographie, qu'elles ne lui donnaient « aucune excitation », (à l'exception de celles de John Cage et Morton Feldman). En revanche, il sera profondément impressionné par la découverte du théâtre de Jean-Louis Barrault à l'Odéon et de la Nouvelle Vague française au cinéma avec les films de Jean-Luc Godard et François Truffaut, qui étaient en rupture totale avec la génération précédente in Music by Philip Glass, New York: DaCapo Press, 1985, .
C'est à cette époque qu'il entre en contact avec une troupe de théâtre expérimental composée d'acteurs et directeurs comme JoAnne Akalaitis, Ruth Maleczech, David Warrilow, et Lee Breuer. Ce groupe se fera connaître plus tard sous le nom de Mabou Mines. Cette rencontre importante conduira à une collaboration avec Breuer qui monte la Comédie de Samuel Beckett, Glass compose Play (1963), pour deux saxophones sopranos, première pièce répétitive d'une série de quatre. La dernière œuvre concluant cette époque est un quatuor pour cordes (No.1, 1966) Joan La Barbara, Philip Glass and Steve Reich: Two from the Steady State School, 1974, quoted in Kostelanetz, .
Toujours à la même époque, il travaille comme directeur musical et compositeur de la musique du film Chappaqua avec la collaboration de Ravi Shankar. Ce dernier aura une très grande influence sur la pensée musicale de Glass, dont le style particulier sera définitivement marqué par les processus graduels et répétitifs typiques de la musique indienne.
De retour à New York, il renonce à toutes les œuvres qu'il avait composées jusque-là, dans un style proche de ceux de Darius Milhaud, Aaron Copland et Samuel Barber. Il commence l'écriture de pièces construites sur des structures répétitives inspirées de la musique indienne et un sens du temps influencé par les expérimentations théâtrales de Samuel Beckett.
Minimalisme : de Strung Out à Music in Twelve Parts Ayant peu d'affinité avec les orchestres traditionnels, Philip Glass fonde un ensemble à New York, à la fin des années 1960, avec ses anciens camarades (dont Steve Reich et Jon Gibson), qui leur permettra de se produire dans les galeries d'art et les musées de la ville.
Le premier concert de la nouvelle musique de Philip Glass est donné en 1968 à la cinémathèque de Jonas Mekas. Ce concert comprend les œuvres pour deux flûtes (un hommage à Erik Satie qui est interprété par Glass et Gibson) et pour violon solo amplifié (interprété par le violoniste Pixley-Rothschild). Les partitions sont accrochées au mur et les exécutants, tout en jouant, doivent se déplacer pour les lire. Les nouvelles œuvres de Glass, par leur forme minimaliste, sont accueillies avec enthousiasme par l'auditoire composé principalement d'artistes. Il participe également aux créations d'œuvres de Steve Reich comme au en 1969 et au musée Guggenheim en 1970.. Il fonde la maison de disques Chatham Square Productions en 1971..
Parallèlement à sa carrière musicale, il travaille comme chauffeur de taxi ou assistant du sculpteur Richard Serra. Pendant ce temps, il se lie d'amitié avec des artistes new-yorkais comme Sol LeWitt, Nancy Graves, Laurie Anderson et Chuck Close. Ce dernier réalise un portrait, désormais célèbre, de Glass Philip Glass in conversation with Chuck Close and William Bartman, in, Joanne Kesten (ed.), The Portraits Speak: Chuck Close in conversation with 27 of his subjects, A.R.T. Press, New York, 1997, . Philip Glass en retour composera en 2005 pour piano, dédicacé à l'artiste.
Ses compositions sont toujours minimalistes, diatoniques et d'une structure répétitive, comme 1+1, , ou (« un hommage provocateur » à Nadia BoulangerPotter (2000), qui enseignait de ne jamais utiliser des mouvements parallèles de quintes). La musique de Philip Glass devient de moins en moins austère, incluant plus de complexité et de tension dramatique, comme dans les œuvres (1969), Music with Changing Parts (1970).
Des différences de point de vue l'éloignent de Steve Reich Schwarz, ., l'amenant à former le (tandis que Steve Reich formait le Steve Reich and Musicians), un ensemble composé d'instruments amplifiés incluant claviers, instruments à vent (saxophones, flûtes) et sopranos.
Cette période atteint son apothéose avec Music in Twelve Parts (1971–1974), une œuvre, d'une durée de quatre heures et composée de douze parties, qui reflète l'ensemble de ses travaux minimalistes depuis 1967, et même au-delà avec le dernier thème dodécaphonique chanté par un soprano.
Si Philip Glass trouve inadéquat de qualifier ses derniers travaux de minimalistes, par contre, il accepte ce qualificatif pour toutes les œuvres précédant (et y compris) .
Musique lyrique : la trilogie des portraits et autres œuvres Philip Glass poursuit la composition avec deux séries d'œuvres instrumentales : d'une part, il compose Another Look at Harmony (1975) et Fourth Series (1978–79) ; d'autre part il compose des œuvres qui trouvent leur origine dans la musique de film : North Star (1977) et Dance (une collaboration avec la chorégraphe Lucinda Childs et l'artiste Sol LeWitt, 1979).
Parallèlement, ses compositions de musique lyrique vont le rendre célèbre. La première fut une collaboration avec Bob Wilson, une pièce de théâtre musical qu'il qualifiera plus tard de premier opéra de sa trilogie des portraits : Einstein on the Beach (composée en 1975, la première aura lieu en 1976), jouée par son ensemble, un violon solo, un chœur et des acteurs. Cette œuvre fut louée par le Washington Post comme « une des œuvres les plus fructueuses du siècle ».
Son deuxième opéra, Satyagraha (1980), est tiré de la vie du Mahatma Gandhi et ses expériences en Afrique du Sud. Cette œuvre est un tournant dans la production de Glass, car elle est la première écrite pour orchestre symphonique, même si les passages les plus importants sont composés pour le chant (voix solo et chœur).
Pendant qu'il étudiait la troisième partie de sa "trilogie", il compose quelques œuvres plus simples comme le Madrigal Opera pour six voix, violon et violoncelle (1980), et The Photographer, une étude biographique du photographe Eadweard Muybridge (1982). Il compose également la musique du film Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio (1981-1982).
La trilogie fut complétée par l'opéra Akhnaten (1983–1984), puissante composition orchestrale et vocale chantée en akkadien, hébreu biblique et égyptien ancien. En complément, un acteur récite des textes d'égyptien ancien dans la langue des auditeurs. Akhnaten fut commissionné par l'Opéra de Stuttgart et produit par Achim Freyer. Une autre première eut lieu simultanément à l'Opéra de Houston, produite par Peter Sellars. À l'époque de la commission, l'Opéra de Stuttgart était en rénovation, nécessitant d'utiliser une autre salle voisine qui possédait une fosse d'orchestre plus petite. Apprenant cela, Philip Glass et le chef d'orchestre Dennis Russell Davies visitèrent la salle et évaluèrent combien de musiciens pourraient tenir dans la fosse. Ils estimèrent qu'un orchestre au complet ne pouvait y prendre place. Philip Glass décida d'éliminer les violons, ce qui eut pour effet de donner une couleur grave et sombre au son de l'orchestre, ce qui convenait très bien au sujet de la pièce Music by Philip Glass, New York: DaCapo Press, 1985, et donne à cette œuvre une couleur très particulière.