Les Veuves d'Eastwick (titre original en anglais The Widows of Eastwick) est un roman de l'écrivain américain John Updike publié originellement le aux États-Unis et en français le aux éditions du Seuil. Dernier roman de l'écrivain qui mourra l'année suivant sa parution, il s'agit de la suite des Sorcières d'Eastwick paru aux États-Unis en 1984.

Écriture du roman

Résumé The Widows of Eastwick (2008) est la suite du célèbre roman The Witches of Eastwick. On y retrouve les trois héroïnes — Alexandra, Sukie et Jane — plusieurs décennies après les événements du premier livre.

Après la mort de leurs maris, les trois femmes, désormais âgées, décident de retourner à Eastwick, la petite ville où elles avaient vécu leurs aventures marquées par la sorcellerie et leur relation avec le mystérieux Darryl Van Horne. Ce retour prend la forme d’un voyage nostalgique, presque touristique, mais aussi introspectif.

À Eastwick, elles découvrent que la ville a changé — et elles aussi. Le passé refait surface lorsqu’elles rencontrent Christopher Gabriel, le fils de Jenny (ancienne victime indirecte de leurs actes dans le premier roman). Ce personnage incarne une forme de revanche morale et confronte les trois femmes à leur responsabilité dans les événements passés.

Le roman explore plusieurs thèmes :

le vieillissement et la perte la culpabilité et les conséquences des actes passés la mémoire et la nostalgie la transformation des lieux et des identités

Contrairement au ton plus sensuel et magique du premier livre, celui-ci est plus méditatif, avec une atmosphère mélancolique. La dimension fantastique est toujours présente, mais plus discrète, laissant davantage de place à la réflexion sur le temps qui passe et la fin de la vie.

En résumé, c’est une œuvre sur le retour, le bilan et la confrontation avec soi-même, où la magie sert surtout de métaphore pour les désirs et les regrets humains.

Réception critique À la parution du roman aux États-Unis, les critiques du New York Times sont très profondément partagées : Michiko Kakutani prononce un jugement assez négatif sur le roman Michiko Kakutani, « Old Black Magic Is Old, and So Are These Witches », The New York Times, 19 octobre 2008. tandis que Sam Tanenhaus est particulièrement enthousiaste Sam Tanenhaus, « Mr. Wizard », The New York Times, 24 octobre 2008.. Au Royaume-Uni, The Guardian a également un avis réservé et partagé sur cette séquelle, jugée nettement plus faible que le premier tome paru vingt-cinq ans auparavant Adam Mars-Jones, « Withered witches on the wane », The Guardian, 2 novembre 2008. John Crace, « The Widows of Eastwick by John Updike », The Guardian, 18 octobre 2008. mais tout de même intéressante et amusante Christopher Tayler, « Every witch way », The Guardian, 25 octobre 2008..

La traduction parue en français reçoit un bon accueil dans Le Figaro qui considère que John Updike, « qui fut l'un des plus grands romanciers américains de son siècle, prouve une fois de plus l'étendue de sa palette » avec ce « roman mélancolique, voire crépusculaire » à la « tonalité poignante »Christophe Mercier, « Les pétroleuses ont les cheveux blancs », Le Figaro, 17 juin 2010. tandis que L'Express juge que ce dernier roman « prend la valeur d'un testament voltairien » de la part d'« un redoutable chroniqueur de son époque et un moraliste capable de sonder l'âme de son pays en l'observant par le trou de la serrure »André Clavel, « Les sorcières d'Eastwick ont perdu leurs maris », L'Express, 16 juin 2010..

Éditions The Widows of Eastwick, Alfred A. Knopf Publishers, 2008 , 320 p. The Widows of Eastwick, Random House, 2009 , 320 p. Les Veuves d'Eastwick, éditions du Seuil, 2010 , 360 p.Les Veuves d'Eastwick, éditions du Seuil, consulté le 11 août 2021. Les Veuves d'Eastwick, Points, 2011 , 416 p.

Notes et références

Catégorie:Roman de John Updike Catégorie:Roman américain paru en 2008