right|thumbnail|300px|Carte des collines de Rome et des lieux où était célébré le Septimontium en italien Le Septimontium (sept monts en latin) était une fête romaine qui se déroulait début décembre, durant laquelle on sacrifiait sept animaux, à sept moments et à sept endroits différents à l'intérieur des murs de la ville à proximité des sept collines. C'était un jour de fête où les empereurs se montraient cléments envers le peuple mais durant la République romaine on interdisait l'organisation de courses de charsQuaestiones Romanes, question 69..
Elle s'interprète comme la persistance, à l'époque historique, d'une ligue : la . Chaque consiste en une communauté d'habitants : les ayant leur et administrés par des assistés de .
Étymologie L'étymologie de est controversée.
est un composé dont le second membre est , un dérivé de avec le suffixe .
Le controverse porte sur le premier membre : . Deux thèses s'affrontent.
D'après la thèse classique, le lexème est une réfection de (« sept »). En , Georg Wissowa a proposé la thèse selon laquelle renvoie aux sept collines sur lesquelles la cérémonie avait lieu.
Dès , a proposé une seconde thèse qui a été reprise par Louise Adams Holland en puis par Jacques Poucet en . D'après celle-ci, renverrait à .
Historique L'écrivain romain Festus Grammaticus (ou Sextus Pompeius Festus) fait remonter l'existence du au roi légendaire de Rome Numa Pompilius.
Le était une fête annuelle célébrée, à date fixe, l'avant-veille des ides de décembre, soit le Decio Cinti, Dizionario mitologico, ed. speciale di Archeo, Milano 1998, .. Il revient à Joseph-Juste Scaliger d'avoir, le premier, proposé la date du . Il a été suivi par Fulvio Orsini. La date de sa célébration nous est connue grâce, d'une part, aux et, d'autre part, au calendrier de Furius Dionysius Filocalus. Le , figurant dans le calendrier de calendrier de Polemius Silvius, est considérée comme erronée. Le est une date importante. En effet, pour l'agronome romain Columelle, c'est le jour où, en principe, les semailles prennent fin. Mais c'est aussi le jour de la célébration de l'une des quatre : celle dédiée au dieu .
D'après Festus, le comportait des sacrifices () qui figuraient au nombre des sacrifices publics (). D'après le jurisconsulte romain Ateius Capiton, cité par Festus, le n'est pas une fête publique mais une fête célébrée .
Le comprend une procession. Son parcours nous est connu grâce à Labéon, cité par Festus. Elle part du Palatual, sur le mont Palatin, puis passe par la Velia, le Fagutal, la Subure, le Germal, l'Oppius et le Cælius pour s'achever au Cispius. On réalise des sacrifices près des sites de vingt-sept sépultures d'Argées sur les hauteurs des collines. Ces derniers seraient selon la tradition des princes héroïques grecs venus d'Argos dans le Latium avec Hercule, qui auraient chassés les Sicules et les Ligures de l'emplacement où sera construite Rome.
Cette fête était à son origine réservée exclusivement aux personnes d'origine latines (les tout premiers habitants de Rome) ce qui confirmerait qu'il s'agissait d'une fête très ancienne, qui pourrait même être antérieure à Numa Pompilius et correspondrait ainsi à la première extension du centre urbain de la ville sur le mont Palatin (Roma quadrata) vers les collines environnantes. Sous le roi Servius Tullius, la célébration du Septimontium aurait été étendue aux habitants descendants des Sabins demeurant sur le mont Quirinal.
Le devient une fête publique sous l'Empire, dès le principat de Domitien.
D'après Plutarque, il est de coutume, lors du , de ne pas se servir d'un char attelé. D'après Suétone, l'empereur Domitien innove en offrant un festin somptueux au peuple de Rome lors d'un .
Notes et références
Voir aussi
Sources épigraphiques
Sources littéraires antiques . , 458, 1-5, L. ; 474, 36, L. 476, 1-5, L. . , 459, 1-3, L. . , 69. .
Bibliographie
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R. Gelsomino, Varrone e i sette colli di Roma, Rome, 1975, 135 p. . . .
Massimo Pallottino, Origini e storia primitiva di Roma, Milano, Rusconi, 1993. S. B Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press, London, 1921 (en ligne). .
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Liens externes . , dans le , en ligne sur la base de données des éditions Brill.
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