La Grand-Messe est un album des Cowboys fringants, sorti en 2004. L'album a été récompensé par le Prix Félix de l'album alternatif de l'année en 2005.
Liste des titres
Personnel Karl Tremblay – Chant, chœurs Jean-François Pauzé – Guitare électrique, acoustique, classique, harmonica, chant, chœurs Marie-Annick Lépine – Piano, claviers, accordéon, bandonéon métallophone, flûte traversière, flûte à bec, violon, violoncelle, mandoline, banjo, percussions, chant, chœurs Jérôme Dupras – Basse, contrebasse, guitare électrique, chœurs Dominique Lebeau – Batterie, cabasa, grelots, darbouka, tambourin, güiro, maracas, orgue, piano, guitare électrique
Musiciens invités Ivanhoe Jolicoeur - Trompette, flügelhorn David Jespersen - Trombone
Thèmes de l'album
Critiques sociales En continuité avec l'album Break syndical paru en 2002, plusieurs chansons de l'album abordent des thèmes sociaux et politiques.
8 secondes Sur un thème rythmé, 8 secondes pourrait être considérée comme une vive critique du système néolibéral et de la globalisation. Le groupe aborde de nombreux enjeux: l'accumulation de profits par les multinationales, la gestion des ressources naturelles, la privatisation, la pauvreté globale, ainsi que la destruction de la nature. On peut y entendre: « Quand on sait qu'une toute petite fraction de tous ces budgets militaires à la con, pourrait abreuver les humains, leur assurer un lendemain. Mais l'Occident s'en lave encore les mains. » Malgré la nature triste et crue de cette chanson, celle-ci est généralement dansée et chantée en spectacle, tant par les spectateurs que le groupe.
Plus rien Dans cette balade, Les Cowboys Fringants racontent la vie du « dernier humain de la terre », ce dernier relatant les ravages qu'ont causés les humains sur Terre après des siècles de destructions de la nature. Celle-ci termine sur une note peu optimiste: « Mon frère est mort hier au milieu du désert, je suis maintenant le dernier humain de la terre. Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée n'aura été qu'un beau cadeau empoisonné. Car il ne reste que quelques minutes à la vie, tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis. Je ne peux plus marcher j'ai peine à respirer. Adieu l'humanité... ».
Lettre à Lévesque Dans cette chanson, le groupe s'adresse à l'ancien premier-ministre québécois René Lévesque, en témoignant de leur tristesse par rapport à la perte du projet de société qu'est la souveraineté du Québec. Le groupe s'affiche politiquement vers la fin de la chanson dans ce qu'ils appellent leur « projet idéal »: « S'rait d'garder les droits acquis et les bases fondamentales de la social-démocratie, tout en restant vigilant face aux courants mondialistes. Mais bien sûr sans pour autant devenir anti-capitalistes. Moi j'verrais un pays qui ferait un compromis entre les mots écologie, justice et économie. Parce que bien avant ma patrie et toutes les politicailleries, j'prône les causes humanitaires et chuis amoureux de la Terre. » Par ce fait, le groupe se positionne comme étant moins radical que le prônent certaines de leurs chansons, en prônant notamment la social-démocratie et leur éloignement par rapport à l'anti-capitalisme.
Nostalgie
Les Étoiles filantes Dans celle-ci, le groupe présente les étapes de la vie humaine, passant de la nostalgie de la vie d'enfant, vers l'absurdité de la vie d'adulte, pour terminer avec l'espoir d'une vie bien remplie.
Pour plusieurs, Les Étoiles filantes est la chanson la plus marquante et populaire du groupe.
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Notes et références
Liens externes
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