Sous l'Ancien Régime, la claie d'infamie désignait la claie sur laquelle on plaçait le corps des suicidés, des duellistes et de certains suppliciés, pour être traîné ensuite par un cheval jusqu'au lieu d'inhumationPierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 4, 1869, p. 375..
Cette peine infamante ne fut définitivement supprimée qu'à la Révolution. Un historien rapporte ainsi qu'Michel Porret, « Entre marginalité et intégration... » in Pierre Popovic et Érik Vigneault (dir.), Les Dérèglements de l'art. Formes et procédures de l'illégitimité culturelle en France, 1715-1914, Presses universitaires de Montréal, 2001, p. 68.. En Champagne, selon un arrêt datant de 1686, un bourreau était payé 10 livres pour brûler vif un condamné, 15 livres pour le rompre sur la roue ou lui trancher la tête, et 6 livres Louis Grignon, La Justice criminelle et le Bourreau à Châlons et dans quelques villes voisines, Imprimerie F. Thouille, Châlons-sur-Marne, 1887, p. 103..
Après l'abolition du supplice, le terme fut employé au dans un sens figuratif. Ainsi Ponson du Terrail : Ponson du Terrail, Les Coulisses du monde. Gaston de Kerbrie, Baudry, Paris, t. 2, 1853, p. 52-53.. On disait aussi plus simplement « traîner sur la claie ». Ainsi Victor Hugo :
Ce supplice corporel et infamant pouvait aussi être appliqué avant l'exécution : ..
Notes et références
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