Francisco de São Luís Saraiva (né Francisco Manuel Justiniano Saraiva le à Ponte de Lima au Portugal, et mort le à Lisbonne) est un cardinal portugais du .
Biographie
Francisco Manuel Justiniano Saraiva est le fils du notaire Manuel José Saraiva et de son épouse Leonor Maria Teodora Correia. Il est baptisé le dans l'église paroissiale Notre-Dame des Anges (Nossa Senhora dos Anjos) de Ponte de LimaLivro de Assentos de baptismos 1726-1772 (f. 395), Santa Maria dos Anjos, Ponte de Lima - Arquivo Distrital de Viana do Castelo.
À l'âge de 14 ans, il entre au monastère de São Martinho de Tibães, maison-mère des Bénédictins au Portugal, en raison de ses . Il prononce ses vœux religieux le , sous le nom de Francisco de São Luís (François de Saint-Louis). Il est transféré au monastère de Santo André de Rendufe à Amares pour y poursuivre ses études de philosophie. En 1791, il obtient un diplôme de théologie à l'université de Coimbra, où il commence peu après à enseignerref name="ArqCMPL"/>.
Saraiva est un défenseur des idéaux du libéralisme et des Lumières. Bien que l'on dise souvent qu'il était devenu franc-maçon (l'historien Oliveira Marques a écrit que Saraiva avait été initié dans une loge de Coimbra quelque temps avant 1821, ayant adopté Condorcet comme nom symbolique), Saraiva lui-même a laissé des textes niant toute association.
En 1808, après l'invasion française du Portugal, il est nommé membre de la Junte patriotique qui est établie pour administrer la région du Minho alors que le Conseil de régence n'est pas rétabli à Lisbonne. En 1820, alors que la Révolution libérale éclate dans la ville de Porto, réclamant une monarchie constitutionnelle et le retour du roi Jean VI du Brésil, Francisco de São Luís est appelé à faire partie de la Junte révolutionnaire provisoire du Gouvernement suprême du Royaume et de son successeur, la Régence de 1821, nommée par les Cortes générales et extraordinaires élues.
En 1822, Saraiva est élu évêque titulaire de et évêque-comte de Coimbra, ainsi que recteur de l'université de Coimbra. En raison de l'instabilité politique de l'époque, la Constitution de 1822 est suspendue un an plus tard, à la suite du soulèvement de Vilafrancada. Saraiva renonce à ses fonctions publiques et ecclésiastiques et se retire au monastère de Batalha. Il ne reviendra à la politique qu'en 1826, après que le roi a accordé une nouvelle charte constitutionnelle, après avoir été à nouveau élu à la Chambre des députés. Lorsque l'absolutiste Miguel prend le pouvoir en 1828, Saraiva se retire à nouveau dans la vie monastique, au couvent de Serra de Ossa dans le Haut Alentejo, où il reste jusqu'à la fin de la guerre civile portugaise.
Après la fin de la guerre civile en 1834 et l'instauration de la monarchie constitutionnelle, Saraiva s'engage à nouveau activement dans la politique : il est élu à la Chambre des députés en 1834, 1836 et 1838 ; de 1834 à 1835, il est nommé ministre du Royaume dans le premier cabinet constitutionnel du duc de Palmela.
Au lendemain de la guerre civile, le régime libéral retire de nombreux privilèges à l'Église et Saraiva joue un rôle important dans le rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Saraiva est nommé patriarche de Lisbonne par la reine Marie II en 1840 ; cette nomination a été préconisée par le pape Grégoire XVI dans la bulle Onerosa pastoralis du . La même année, Saraiva est nommé cardinal par le pape lors du consistoire du , sans jamais recevoir de titre particulier.
thumb|300px|left|Le tombeau de Francisco de São Luís Saraiva dans le panthéon des patriarches au monastère de Saint-Vincent de Fora à Lisbonne.
Son corps se trouve au Panthéon des patriarches de Lisbonne.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Évêque de Coimbra Catégorie:Patriarche de Lisbonne Catégorie:Ministre portugais Catégorie:Cardinal portugais créé au XIXe siècle Catégorie:Cardinal créé par Grégoire XVI Catégorie:Naissance à Ponte de Lima Catégorie:Naissance en janvier 1766 Catégorie:Décès en mai 1845 Catégorie:Évêque catholique du XIXe siècle Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Cardinal bénédictin