USS Alabama ou Marée rouge au Québec et au Nouveau-Brunswick ( est une référence au club omnisports « Crimson Tide » de l’université de l'Alabama qui participe notamment aux compétitions de la National Collegiate Athletic Association ; au moment de l'embarquement dans le sous-marin, l'équipage de l'USS Alabama scande d'ailleurs « Go 'Bama! » et « Roll Tide! », des slogans de supporters du club en question.) est un film de guerre américain réalisé par Tony Scott et sorti en 1995.
Mettant en scène une période de troubles politiques dans la fédération de Russie où un dirigeant ultranationaliste menace de lancer des missiles nucléaires sur les États-Unis et le Japon, l'intrigue d'USS Alabama se concentre sur la confrontation — à bord d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins américain — entre le commandant en second Hunter (interprété par Denzel Washington) et son supérieur expérimenté, le commandant Ramsey (Gene Hackman), confrontation due à une interprétation différente d'un ordre de tir de missiles nucléaires.
Le scénario du film se réfère à un incident réel qui s'est déroulé pendant la crise des missiles de Cuba en 1962.
La musique du film, composée par Hans Zimmer, a remporté un Grammy Award pour le thème principal, qui utilise abondamment les synthétiseurs en lieu et place des instruments d'orchestre traditionnels.
Une version longue du film, qui incorporait sept minutes de scènes supprimées, sort en DVD en 2006. Lorsque le film a été diffusé sur Blu-ray deux ans plus tard, il a été restauré dans sa version originale « Crimson Tide Blu-ray Review » High-Def Digest.com, Février 2008..
Synopsis En 1995, alors que la rébellion tchétchène s'étend dans le Caucase, la Russie réplique en bombardant massivement les rebelles. En raison des victimes civiles provoquées par ces bombardements intensifs, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne décident de suspendre leur aide internationale à la Russie. Affirmant que cette décision est un « acte de guerre », Vladimir Radtchenko, un leader ultranationaliste russe à la tête d'unités dissidentes de l'armée russe, menace l'ordre international en s'emparant d'une base de missiles nucléaires et d’une base navale de sous-marins situées dans l'est de la Russie, près de Vladivostok.
vignette|upright=1.1|L', un sous-marin de la marine américaine mis en service en 1985, est le bâtiment au sein duquel est censé se dérouler l’essentiel de l’action du film.
Placées en état d'alerte DEFCON 4, les forces armées des États-Unis envoient sur la zone plusieurs sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de classe Ohio, dont l'. Placé sous les ordres de l'intransigeant commandant Ramsey et assisté de son commandant en second, le lieutenant-commander Hunter, la mission de l’Alabama est de patrouiller le long des côtes russes dans l'océan Pacifique afin de contrer un éventuel lancement de missiles stratégiques de la part des dissidents russes, en ayant recours à une frappe nucléaire préventive contre eux si nécessaire.
Au cours de la patrouille de l’Alabama, un message-flash (EAM) en anglais. ordonne au commandant Ramsey de se préparer à tirer les missiles Trident de son bâtiment sur les insurgés russes qui, entre-temps, ont compromis les codes de lancement et commencé à ravitailler leurs silos de missiles. C'est alors qu'un sous-marin d'attaque russe de , aux mains des dissidents, arrive sur la zone et engage le combat avec l’Alabama. Mais aucun des vaisseaux ne l'emporte et l'ennemi russe disparaît, le tir d'une torpille masquant sa présence sur les écrans-sonar.
Au cours du combat, l’Alabama perd sa radio de bord mais reçoit tout de même un nouveau message-flash, à propos du précédent ordre de tir, à l'aide de sa bouée-radio de secours. Cependant, la défaillance de celle-ci empêche la retranscription complète du message. C'est alors qu'une divergence d’interprétation apparaît entre le commandant Ramsey et son second Hunter. Pour Ramsey, ce message incomplet est impossible à authentifier : il maintient en conséquence sa décision d'envoyer ses missiles avant que Radtchenko ne le fasse ; pour Hunter en revanche, ce message (impliquant un tir de missiles) ne peut être validé et doit être confirmé afin d'éviter de déclencher par erreur une guerre nucléaire. Le commandant et son second refusant chacun de céder, une violente altercation s’ensuit entre les deux hommes, à l'issue de laquelle Hunter prend le contrôle du bâtiment et place le commandant Ramsey aux arrêts pour avoir contrevenu au règlement de l'US Navy.
Quelque temps plus tard, l'Akula réapparaît et attaque l’Alabama. Hunter parvient à faire détruire le sous-marin ennemi, mais celui-ci a le temps de tirer une dernière salve de torpilles avant son anéantissement, occasionnant d'importants dommages au bâtiment américain. Privé de sa propulsion et faisant eau, l’Alabama commence à sombrer dans les abysses, menaçant d'imploser quand il dépassera sa profondeur maximale autorisée. Pour éviter un désastre, Hunter se voit contraint de faire fermer un compartiment étanche, condamnant quelques marins restés prisonniers à l'intérieur. Finalement, le chef mécanicien réussit à relancer la propulsion. L’Alabama remonte vers la surface, car Hunter veut à tout prix faire confirmer le message-flash incomplet en utilisant l'antenne VLF de secours.
Cependant, des officiers restés fidèles à Ramsey libèrent le commandant puis reprennent le contrôle du navire en faisant usage d’armes. Hunter est à son tour mis aux arrêts par Ramsey, et ce dernier reprend la procédure de tir contre les dissidents russes. Mais Hunter, parvenant à se libérer et accompagné de marins ralliés à sa cause, empêche in extremis le déclenchement des missiles, en s’emparant de la clé de la console de tir, imposant ainsi à Ramsey le statu quo. Après avoir tenté de récupérer la clé par la force, Ramsey laisse finalement quelques minutes à Hunter pour faire vérifier le message-flash tronqué. La radio de bord parvient à être réparée, permettant la retranscription complète du message : le tir de missiles est annulé, les forces dissidentes de Radtchenko ayant capitulé. L'équipage accueille la nouvelle avec soulagement. Peu après, Ramsey, conscient de son erreur, laisse volontairement le commandement du sous-marin à Hunter avant de se retirer dans sa cabine.
De retour à terre, l'affaire est jugée en cour martiale par les autorités de l’US Navy à Pearl Harbor. Après l'audition du commandant Ramsey, le tribunal conclut que les deux principaux officiers du navire avaient à la fois tort et raison. Officieusement, le président du tribunal réprimande les deux hommes pour n'avoir pas su résoudre leur différend, qui a conduit à une mutinerie dans un bâtiment de guerre américain et, plus grave, au viol des procédures de tir nucléaire. Officiellement, il indique que les actions des deux hommes à bord ont été justifiées, et dans le meilleur intérêt des États-Unis. En vertu de quoi, le commandant Ramsey est autorisé à prendre sa retraite anticipée du service actif, avec tous les honneurs, tandis que le commandant Hunter (sur recommandation de Ramsey) est en attente d'un nouveau poste de commandement sur sous-marin.
À la sortie du tribunal, Hunter remercie Ramsey, qui admet de son côté avoir eu tort. Les deux hommes se saluent et se quittent en bons termes.
Un dernier intertitre indique que, à la suite de ce grave incident, la décision de tir nucléaire n'appartient plus à l’état-major supervisant les forces sous-marines mais au président des États-Unis.
Fiche technique
Titre original : Titre français : USS Alabama Titre québécois : Marée rouge Réalisation : Tony Scott Scénario : Michael Schiffer, avec la participation non créditée au générique de Robert Towne, Steven Zaillian et Quentin Tarantino, d'après une histoire de Michael Schiffer et Richard P. Henrick Musique : Hans Zimmer Photographie : Dariusz Wolski Montage : Chris Lebenzon Décors : Michael White Costumes : George L. Little Direction artistique : James J. Murakami, Dianne Wager et Donald B. Woodruff Production : Jerry Bruckheimer et Don Simpson Producteurs délégués : Lucas Foster, Mike Moder et Bill Unger Producteur associé : James W. Skotchdopole Sociétés de production : Hollywood Pictures et Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films Distribution : Buena Vista Pictures (États-Unis), Gaumont Buena Vista International (France) Pays de production : Langue originale : anglais Budget : 53 millions de dollars Durée : 116 minutes, 123 minutes (version director's cut) Format : couleur (Technicolor) - 2,35:1 - Dolby Digital - Genre : guerre, action, drame, thriller Dates de sortie : États-Unis : France : Classification : États-Unis : R - Restricted, les personnes de moins de doivent être accompagnées d'un adulte. France : tous publics (visa d'exploitation CNC délivré le ).
Distribution
Denzel Washington : le lieutenant-commander (équivalent d’un capitaine de corvette) Ron Hunter, commandant en second de l’USS Alabama (executive officer, XO) Gene Hackman : le captain (capitaine de vaisseau) Frank Ramsey, commandant de l’Alabama (commanding officer, CO) George Dzundza : « Cob » Walters, le « chef » du bateau (, COB) Matt Craven : le lieutenant (lieutenant de vaisseau) Roy Zimmer, officier transmissions Viggo Mortensen : le lieutenant (lieutenant de vaisseau) Peter « Weps » Ince, responsable de la tranche missiles (weapons officer, WEPS) James Gandolfini : le lieutenant Bobby Dougherty, commissaire aux approvisionnements du bord (supplies officer) Rocky Carroll : le lieutenant (lieutenant de vaisseau) Darik Westerguard, officier opérations Jaime Gomez : l'officier de pont Mahoney Michael Milhoan : l'officier Hunsicker, chef de quart (chief of the watch) Scott Burkholder : l'officier de supervision tactique Billy Linkletter (tactical supervising officer) Danny Nucci : le petty officer (maître) Danny Rivetti, superviseur sonar Lillo Brancato, Jr : le petty officer de Russell Vossler, opérateur radio Rick Schroder : le lieutenant Paul Hellerman Steve Zahn : le marin William Barnes de l'équipe de maintenance Mark Christopher Lawrence : le chef cuisinier Rono Ryan Phillippe : le marin Grattam Daniel von Bargen : Vladimir Radchenko, le dirigeant ultranationaliste russe Jason Robards : le contre-amiral Anderson, président du tribunal militaire à Pearl Harbor (non crédité) Eric Bruskotter : le marin Bennefield Scott Grimes : le sous-officier Hilaire Victor Togunde : un marin : (lui-même) le reporter de CNN sur le porte-avions français Foch Vanessa Bell Calloway : Julia Hunter
Production Genèse et développement En 1993, plusieurs dirigeants de Hollywood Pictures dont son président Ricardo Mestres, Don Simpson et Jerry Bruckheimer, Tony Scott et les scénaristes Michael Schiffer et Richard Henrick sont invités par l'US Navy à bord de l' pour leurs recherches sur le film. La marine américaine a cependant refusé par la suite de participer à la production du film, arguant que le scénario racontait une mutinerie, et qu'il donne donc une mauvaise image de la discipline dans l'armée. La marine nationale française a prêté son concours à la production et est remerciée dans le générique ; ainsi, les premières et les dernières scènes du film sont tournées sur le porte-avions Foch.
Les scénaristes Robert Towne et Steven Zaillian ont été engagés pour quelques réécritures, sans pour autant apparaître au générique. Robert Towne a par exemple écrit la scène « Von Clausewitz ».
Quentin Tarantino a également participé de manière non créditée à l'écriture de quelques dialogues. Le dialogue à propos du Surfer d'argent lui est d'ailleurs régulièrement attribué (l'aspect pop culture de l'échange ressemble en effet beaucoup à son style d'écriture). Il a également donné son nom au personnage Russell Vossler en référence à son ami Rand Vossler.