La légère de cavalerie ( DLC) est une division de cavalerie de l'armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.
Elle est créée le à partir de la de cavalerie pour participer à la manœuvre de retardement en Ardenne. Celle-ci se déroule du 10 au sans ralentir suffisamment les Allemands. Elle s'oppose ensuite à la percée de Dinant. Après de combat, seuls très peu d'éléments ont échappé à la destruction, ils doivent alors former la légère mécanique.
Création et différentes dénominations : création par transformation de la de cavalerie juin 1940 : devient légère mécanique
Commandants La division a eu un seul commandant, le .
Seconde Guerre mondiale Composition de cavalerie de chasseurs (régiment à cheval) de dragons (régiment à cheval) légère motorisée d'automitrailleuses (, régiment de blindés et motocyclistes) de dragons portés (, régiment d'infanterie portée et de motocyclistes) divisionnaire antichar (canons de 25, administré par le ) de réparation divisionnaire (administré par le ) Artillerie d'artillerie de division légère de cavalerie (2 groupes de canons de 75 tractés tout-terrain) / batterie divisionnaire antichar (canons de 47) 409 régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (formé le ) Génie compagnie de sapeurs mineurs 46/1 Transmissions compagnie mixte de transmissions 46/84 Train compagnie hippomobile 46/21 compagnie automobile 146/21 Intendance groupe d'exploitation divisionnaire 46/22 Santé groupe sanitaire divisionnaire 46 Forces aériennes FA 25 (commandement aérien) groupe aérien d'observation 2/551 (n'est pas organique à la division, compte trois Mureaux 115/117 et cinq Potez 63.11)
Source pour la composition : et atf40.fr Drôle de guerre
Création
Le , le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en , procède à la transformation des trois divisions de cavalerie en cinq divisions légères de cavalerie pour réaliser une action de retardement en Ardenne... Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus de souplesse. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles (chasseur, cuirassier ou hussard) totalisant et antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses et un régiment de dragons portés, un régiment d'artillerie tractée constitue l'artillerie divisionnaire. Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de (12 pièces par groupe). Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 178), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région.
La est ainsi créée sous le commandement du général à partir de la dont elle se sépare de la de cavalerie et reçoit un deuxième groupe de canon de 75 à la place du groupe de canons de 105. Elle est sous le commandement direct de la .
Mission sur la Meuse et en Ardenne En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir est précisée par le haut commandement. La dont ses unités sont dans les régions de Givet, Rocroi, Fumay et Tournes, doit d'abord (jour J1) avec les et et le (respectivement des 21 et d'infanterie et du corps d'armée) sécuriser la Meuse entre Houx et Hastière (correspondant au front à tenir par le CA), en envoyant ses détachements de sûreté éloignée sur la rive est à Celles – Dorinne – Sorinnes, et en découvrant l'axe Dinant – Rochefort – La Roche-en-Ardenne. Dès que le fleuve sera suffisamment défendu, à l'ordre du commandant de l'armée la division passera sur la rive est sur l'axe Dinant – Rochefort – La Roche-en-Ardenne avec à sa gauche la et le groupement des GR à sa droite..
Bataille de France
Entrée dans les Ardennes le , la division reçoit dans la nuit du 10 au 11 l'ordre de passer à l'est de la Meuse. Le poste de commandement de la division s'installe à Dinant au lever du jour puis la division se positionne dans la matinée sur la petite rivière Lomme. Mais le repli de la de spahis face à l'avance allemande découvre le flanc de la division, qui reçoit l'ordre de se replier le 11 au soir. Couverts par les blindés, les unités montées et portées repassent à l'ouest de la Meuse. La division ne peut donc plus couvrir la montée de la en avant.
La division s'insère néanmoins en soutien du dispositif en cours d'installation de la sur la rive ouest de la Meuse. Les cavaliers du et les blindés du sont disponibles en réserve du dispositif.
Le , la division reçoit par erreur l'ordre d'attaque adressé à la division cuirassée, l'acronyme DC (division de cavalerie) ayant été confondu avec DCR (division cuirassée). Engagée dans les combats, la division est bien sûr incapable de contrattaquer.
Le , les motocyclistes de la division combattent avec des éléments épars de la d'infanterie nord-africaine à Neuville, la défense réussie permettant le repli de l'infanterie.
Le 19, la division est mise en pièce autour de Caudry et du Catelet. Les rescapés sont rassemblés à Rambouillet pour former la début juin.
Insigne L'insigne de la division est un char Hotchkiss dans un fer à cheval. Cet insigne symbolise le caractère mixte des DLC.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . Liens externes
Articles connexes Armée française en 1940 Division légère mécanique
Catégorie:Division blindée ou de cavalerie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1940