Villers-la-Ville (prononcé . ; en wallon L’Abeye ou Vilé-l'-Veye, en néerlandais Villers-de-Stad) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
Étymologie
Du latin villare, écart d'un domaine (villa) puis village ; la-Ville fut ajouté au pour distinguer le village de l'abbaye..
Géographie
Villers-la-Ville, une commune située aux confins du Brabant wallon, est partagée entre champs d'un côté et bois de l'autre. La Thyle, le principal affluent de la Dyle, et le Gentissart y ont creusé leurs parcours sinueux dans une terre limoneuse et dans le schiste gris aux reflets bleutés.
Le cadastre divise le territoire de Villers-la-Ville (le village en lui-même, pas la commune) en deux sections : le Village et Holers.
La commune est traversée par la ligne ferroviaire n° 140. Il y un point d'arrêt à Villers-la-Ville. Près du centre du village, le chemin de fer passe sur un viaduc qui coupe le domaine en deux.
Sections de la commune
# Nom Superf.(km)https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10 Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Villers-la-Ville 5,57 1.995 358 25107A 2 Tilly 6,67 1.961 294 25107B 3 Mellery 5,30 725 137 25107C 4 Marbais 18,68 3.234 173 25107D 5 Sart-Dames-Avelines 11,80 3.144 266 25107E
Communes limitrophes
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,21994102,91995104,31996106,11997107,81998108,41999109,72000109,42001110,12002110,32003112,02004113,82005113,62006115,22007116,82008118,52009118,92010121,22011122,32012123,12013124,02014124,12015125,12016126,32017127,32018128,92019128,82020129,62021131,12022132,02023133,82024133,72025133,12026133,0
Histoire thumb|left|upright|Les ruines du transept nord de l'abbatiale.
Villers est cité au début du (Vilers): un certain Rouin (Rothing), et son épouse Gile (Gisla) y achètent une exploitation appartenant au roi (mansus fiscalis) "dépendant depuis fort longtemps de l’autel de saint Pierre prince des apôtres". Cette dernière en fit don à l'abbaye de Gembloux que venait de fonder son petit-fils saint Guibert (Wichpert), donation entérinée en 946 par une charte d'Otton Charte éditée et traduite par le Corpus Etampois.
Cependant l'histoire et le développement de Villers-la-Ville sont liés à l'évolution de l'abbaye cistercienne. Celle-ci fut progressivement érigée par des moines cisterciens venus de Clairvaux dès 1146 sur le modèle de la maison mère de Cîteaux.
L’abbaye connut des crises graves suivies de périodes de restauration et devint même le plus gros propriétaire foncier du Brabant possédant plus de 10 000 ha de terre. Durant la révolution brabançonne, les troupes de l'armée impériale en débâcle saccagèrent l'Abbaye. En 1794, celle-ci fut à nouveau pillée, par les troupes françaises. Les terres et les bâtiments furent mis en vente publique en 1797 par la République française. De 1892 à 1894, il y eut différents arrêtés royaux d'expropriation pour cause d'utilité publique. Le site, classé en 1972, est en cours de restauration et de consolidation.
Héraldique
Politique et administration
Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Emmanuel Burton (MR) État civil, Police, Sécurité, Cimetières, Agriculture, Cultes-Laïcité, Finances, Enseignements et Personnel communal. 1er Échevine Anne-Michèle Pierard(MR) Ainés, Noces d'or, Culture et Gestion des infrastructures culturelles, Bibliothèque, Foire du livre, Jeunesse (Place aux enfants, Plaines de vacances, École des devoirs, Conseil communal des enfants), Folklore et Festivités, Emploi - Formation, ALE, Logement. 2e Échevin Marc Druez(MR) Urbanisme, Aménagement du territoire, Bien-être animal, Travaux publics - Voiries et Égouttage, Gestion des cours d'eau, Entretien des cimetières, Espaces verts. 3e Échevine Julie Charles(MR) Commerces – PME, Développement de la ZAEM, Transition écologique, Développement durable, Biodiversité, Climat, Energie, Politique des déchets, Propreté, Information et communication, Transition numérique, Informatique, EPN. 4e Échevine Caroline Marmann(MR) Santé, Personnes porteuses d'un handicap, Sports, Gestion des installations sportives, Régie Communale Autonome, Mobilité. 5e Échevin Eric Balza(MR) Affaires sociales, Famille, Égalité des chances, Participation citoyenne, Patrimoine, Tourisme et GAL, Plan Communal de Développement Rural. Président du CPAS Herman Vermylen(MR) CPAS, Petite enfance.
Liste des bourgmestres depuis 1830
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et sites
Patrimoine religieux
Villers-la-Ville vignette|redresse=1|Les ruines de l'aile des convers, du mur sud et des tours de l'abbatiale. vignette|redresse=1| vignette|redresse=1| vignette|redresse=1| vignette|redresse=1| vignette|redresse=1|Église Notre-Dame de la Visitation de Villers-la-Ville. Abbaye de Villers L'abbaye de Villers, fondée en 1146, constitue, avec ses ruines majestueuses, l'un des témoignages les plus prestigieux de la vie des moines de l'Ordre des cisterciens.
Les moines et les convers aménagent ce lieu encaissé et marécageux grâce à un ingénieux système hydraulique constitué de canalisations souterraines, moulins et étangs. Le vaste cloître construit au constitue le centre du monastère autour duquel s'articulent les bâtiments construits ou aménagés par les religieux pour la prière et le recueillement mais aussi pour des activités manuelles.
L'abbaye reflète tous les styles architecturaux qui se sont succédé dans ces contrées. Devenue une importante puissance au , l'abbaye est pillée en 1794 par l'armée française. Entre les ruines de l’abbaye et le centre du village, la ferme de l’abbaye des fut exploitée par les moines jusqu'en 1796. Le , un camion heurte les deux arcades qui surplombent la nationale le long des ruines de l'abbaye ; l'édifice du est fortement endommagé : la première arcade menace de s'effondrer, la deuxième est tombée sur la cabine du camion.
Pharmacie de l'Abbaye de Villers-la-Ville.
Chapelle Saint-Bernard de Villers-la-Ville.
Chapelle Notre-Dame de Montaigu.
Moulin abbatial de Villers-la-Ville.
Ferme de l'abbaye de Villers-la-Ville.
Mur d'enceinte de l'abbaye de Villers-la-Ville.
Porte de Bruxelles.
Porte de Nivelles.
Église Notre-Dame de la Visitation de Villers-la-Ville : reconstruite en 1925 en style néo-roman. La tour carrée date des avec sa tourelle ajourée.
À l'intérieur, deux retables des , le monument funéraire en pierre de François et Hélène de Marbais (1610), un tympan roman avec agneau pascal sculpté du , un christ au tombeau () ainsi qu'une chaire de vérité de la même époque, des confessionnaux Louis XVI, une Vierge des Affligés de 1608, une cuve baptismale du , des tableaux d'abbés.
Chapelle Notre-Dame des Affligés de Villers-la-Ville : un petit oratoire construit en 1731, abrite une Vierge en chêne des années 1600. Elle y est invoquée pour la guérison des maux de jambes et la protection des jeunes enfants. La tradition attribue à un soldat français la construction de cette chapelle votive où il déposa, après son retour de la guerre, une antique statue de la Vierge, sauvée d'un incendie en Allemagne. Il établit domicile au sud de l'abbaye, vivant là comme un ermite, recueillant sou par sou la somme nécessaire à l'exécution de son vœu. La chapelle, achevée en 1731, devint rapidement un lieu de pèlerinage.
Marbais Église Saint-Martin (Marbais) : fut rénovée en 1886. Son plan est calqué sur celui de l'église abbatiale de Villers. Elle possède un reliquaire du renfermant un fragment de la Sainte-Croix.
Chapelle Notre-Dame Auxiliatrice du Triolet (Marbais) : construction mentionnée en 1720, elle était rattachée à la ferme de la Jouerie à Marbais. Elle est consacrée à Notre Dame des Affligés, elle porte une invocation datée de 1750. À côté une pierre rappelle qu'autrefois le lieu était peu sûr puisque Philippe Pieret, censier de la Jouerie y fut assassiné par des brigands le .
Église Notre-Dame de Marbisoux (Marbais) : conserve du mobilier du .
Mellery vignette|droite|Église Saint-Laurent de Mellery.
Église Saint-Laurent de Mellery : édifiée en 1776, abrite une statue de saint Bernard (en bois) attribuée à Laurent Delvaux, une statue de saint Antoine l'Ermite (), un Ecce Homo de la fin du . La cure date de la fin du .
Sart-Dames-Avelines Église Saint-Nicolas (Sart-Dames-Avelines) : construite en 1867, possède des fonts baptismaux du , une Vierge baroque et plusieurs belles pièces d'orfèvrerie.
Tilly Église Saint-Martin (Tilly) (1863) : abrite un grand Christ en chêne attribué à Laurent Delvaux et un bénitier de pierre du servant de fonts baptismaux. Des vitraux modernes furent offerts en 1956 à l'église.
Patrimoine historique Château des Marbais (Vieux Châtelet) : vieux château occupé en 1219 par les seigneurs de Marbais. Au centre de la cour se dresse un donjon massif en schiste du à trois niveaux. Il appartint, entre autres, à Jean t'Serclaes, Comte de Tilly.
Château-ferme de Cognée : résidence d’Édouard Dumont de Chassart, dans un parc de style Louis XVI, un des plus gros marronniers du pays. Depuis 2005, une pico brasserie expérimentale y est installée : la brasserie de Cognée.
Ferme du Colombier (Mellery) : belle construction rurale qui a gardé ses murs défensifs et son porche-tour, surmonté d'un toit octogonal. L'ensemble qui relevait de l'abbaye de Gembloux fut cédé aux Cisterciens de Villers au .
Grange de la Neuve Cour (Sart-Dames-Avelines) : bâtiment unique au , cette ancienne dépendance de l'abbaye de Villers-la-Ville fut scindée en Basse Neuve Cour et en Haute Neuve Cour, en 1554. Elles furent reconstruites au et appelées dès lors fermes de la Haute et de la Basse Cense. L'exploitation de l'époque comptait plus de 450 hectares.
Moulin d'Hollers (Villers-la-Ville) dont les origines remontent à 1530.
Patrimoine industriel situé près de Villers-la-Ville Usine de Chassart : ancienne sucrerie-distillerie-levurerie située à Saint-Amand,(Fleurus). En 1906, la prospérité de l'entreprise fut telle qu'elle valut un anoblissement à ses propriétaires devenant ainsi la famille Dumont de Chassart. Les affaires périclitèrent à partir de l'entre-deux-guerres. La sucrerie ne pouvant résister à la concurrence internationale, elle fut rachetée en 1957 par la Raffinerie tirlemontoise. Onze années plus tard, c'est la division "alcool" qui fut absorbée par le groupe "Martini". La distillerie de genièvre fabriquait notamment le Chassart-Vieille Cuvée.
Auguste Dumont de Chassart, bourgmestre et sénateur, construisit Le Châtelet sur les terres provenant de son épouse Alice Glibert à Villers.
Voir aussi la liste du patrimoine immobilier classé de Villers-la-Ville.
Culture
Folklore et traditions
Confréries Confrérie du Serment de Saint-Sébastien - Société royale (Marbais) : confrérie d'archers dont les origines remontent au corps des archers des comtes de Marbais (). Confrérie royale des Chevaliers Sapeurs de la Sainte Croix de Marbais : la confrérie a pour but premier et exclusif d'honorer la sainte Croix. Elle garde ainsi un caractère religieux.