thumb|Joueur d'airsoft, équipé d'une réplique d'un HK G36. L’airsoft est une activité de loisir dans laquelle les participants utilisent des répliques d'arme à feu, propulseurs de petites billes en plastique de de diamètre et de masses différentes allant de Et d'une masse variant entre ..
L'énergie cinétique de la bille peut varier jusqu'à deux joules (législation française concernant l'airsoft) selon la réplique et la température ambiante (pour les répliques à gaz ou à ). Pour la propulsion, les répliques peuvent utiliser de l'air comprimé, du gaz ou pressurisé, des batteries, ou, pour les répliques dites « spring », un simple ressort (rechargement et armement manuel).
Les répliques d'airsoft de plus de 0.08 joule sont, en France, en vente libre à toute personne majeure (18 ans révolus). Passé une énergie potentielle de deux joules, une réplique d'arme devient une arme aux yeux de la loi.
Ces répliques d'armes étaient à l'origine conçues pour la collection ou le tir sur cible. Des passionnés ont alors eu l'idée d'en utiliser dans une activité sportive en équipe dont l'un des principaux enjeux est l'élimination de l'équipe adverse. Tous les joueurs sont munis d'une protection oculaire obligatoire répondant à une réglementation stricte« Réglementation protections oculaires », sur ffairsoft.org. (EN166F pour les répliques de , EN166A ou B pour les autres). En l'absence de marque visible laissée sur les joueurs par l'impact des billes adverses (comme au paintball par exemple), la comptabilisation des touches est dépendante de la sincérité des joueurs touchés, d'où l'importance du fair-play dans cette discipline.
Il existe de nombreuses règles de jeu, toutes ont pour origine un scénario établi entre les joueurs avant le début de la partie. Il peut s'agir de la « capture du drapeau », « une bille par joueur » ou bien encore des scénarios qui impliquent « un VIP » que l'on doit protéger. Ces scénarios sont créés par les équipes elles-mêmes ou bien l'idée est simplement développée et/ou reprise en jouant sur d'autres terrains.
Il existe également des rassemblements nommés couramment « OP » ou « milsim » (simulation militaire) qui sont des parties pouvant s'étaler sur plusieurs jours comprenant des parties de nuit par exemple.
Histoire de l'airsoft Interdiction des armes à feu au Japon Au Japon, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la nouvelle constitution réglemente la détention des armes à feu pour la population civile à la suite du traité de l'armistice imposé par les États-Unis.
La réglementation rendait impossible la détention d'armes à feu au domicile, même dans le cadre d'une collection. Les armes neutralisées, quoique très coûteuses, étaient également bannies. Cependant, une demande soutenue existait de la part des collectionneurs, prêts à acquérir des répliques en plastique.
À la fin des années 1960 apparaissent grâce à la firme Maruzen, qui fut pionnière en la matière, des répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, à usage de collection. Parfois, ces répliques étaient faites en résine et métal avec des parties fonctionnelles à l'instar des vraies. Mais pour respecter la législation, ces répliques d'armes ne pouvaient bien entendu pas tirer de balles réelles..
Premières répliques fonctionnelles Vers le milieu des années 1970 et en respectant les lois japonaises rendant impossible la transformation d'un objet en arme à feu, des techniciens et ingénieurs comme Tanio Kobayashi. débutent la transformation et la fabrication de répliques d'armes fonctionnelles, pouvant tirer. Ils font alors le choix de l'air comprimé et des billes de de façon à contourner la loi et rendre ces premières répliques parfaitement légales.
La première réplique fonctionnelle commercialisée a été le fusil d'assaut de la Manufacture d'Armes de Saint Étienne (FAMAS). Au vu de l'engouement de certains collectionneurs pour ces « lanceurs répliques d'armes », reproduisant de façon identique l'aspect et les mécanismes des armes réelles et projetant des billes presque indolores, des jeux opposants deux ou plusieurs équipes voient progressivement le jour sous le nom de Survival Games ou Wargame. Les répliques prennent alors le nom d'airsoft guns, donnant ainsi le nom à une nouvelle discipline : l'airsoft.
Problèmes des répliques à gaz À leurs débuts, les airsoft guns étaient des lanceurs techniquement contraignants en raison de l'encombrement des bouteilles à air comprimé. Portées comme sac à dos elles étaient l'un des premiers freins au réalisme et à la liberté du joueur mais offraient en contrepartie une importante autonomie. Par la suite, vinrent des bouteilles compactes de type aérosol servant à remplir directement en gaz les chargeurs des répliques (comme un briquet) mais ce système était astreignant car il n'offrait pas une autonomie de jeu très grande : il fallait en effet transporter sur soi une ou plusieurs bouteilles de gaz ou des capsules de bruyantes. Il fallut attendre l'arrivée des premières répliques électriques, aussi faciles à utiliser qu'une vraie arme, pour voir l'airsoft se développer. Malheureusement, celles-ci doivent souvent être réparées à cause de « l'usure » ou de la mauvaise qualité de fabrication.
Arrivée des répliques électriques
thumb|Une réplique électrique appelée AEG (Automatic Electric Gun) d'un MP5-SD5. thumb|Une réplique de MP5-A2-TLF modifiée (red-dot, laser, coupleur de chargeurs, sangle, garde-main tactique d'origine). À partir de 1986, Tokyo Marui, société japonaise alors spécialisée dans le modélisme bas de gamme, se lance dans le secteur de l'airsoft en produisant des répliques d'armes dites à , c'est-à-dire à ressort.
L'air comprimé est alors fourni par un piston poussé par un ressort, mais il faudra attendre 1991 pour qu'un système d'engrenages entraînés par un moteur électrique au sein d'un boitier à engrenages, ou « gearbox », naisse : il s'agit des premiers Automatic Electric Guns (AEG). La facilité d'utilisation et d'entretien de ce type de réplique est telle qu'elle devient au début des années 1990 le principal déclencheur du succès de l'activité airsoft.
L'un des fleurons de la marque sera la réplique du FAMAS français qui connaîtra immédiatement un franc succès. Suivent alors rapidement les M16A1 et M16 VN (Vietnâm), puis le CAR-15 et le XM 177E2, et enfin le H&K MP-5 : la marque étend ensuite sa gamme de produits à plusieurs dizaines de modèles de répliques..
En 1993, Tokyo Marui invente et fait breveter le système qui permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la vitesse de sortie de ces dernières. Il s'appuie sur l’effet Magnus, découvert par le chimiste allemand Heinrich Gustav Magnus (1802-1870), qui explique notamment les effets de balle dans les activités sportives. Le système, grâce à une pièce de caoutchouc, exerce une friction sur la bille au moment de sa propulsion, la faisant tourner sur elle-même et, tel un lift au tennis, permettant ainsi de la faire « voler ».
L'ensemble des technologies développées par Tokyo Marui est aujourd’hui à la base des gammes d'AEG des autres constructeurs et l'innovation en la matière reste encore, pour une part significative, de nationalité japonaise : en témoignent les nouvelles gammes « next gen » de la marque ou encore les modèles « PTW » de la marque concurrente .
Répliques
Réplique à ressort Par réplique à ressort ou , on entend une réplique dont la propulsion de la bille se fait par de l'air comprimé à l'aide d'un piston à ressort. Ce ressort est mis en compression avant le tir par l'utilisateur.
Dans cette catégorie, il existe principalement deux catégories de répliques : les bolts ou répliques de précision : généralement limités en billes, ils bénéficient généralement d'améliorations installées par les joueurs, comme un canon dit « de précision », un ressort plus raide augmentant l'énergie potentielle de la réplique et toutes autres pièces utiles à l’amélioration de la portée et de la précision. Ils sont relativement peu bruyants mais leur cadence de tir est limitée et la force employée pour réarmer leur ressort à chaque tir augmente proportionnellement à la raideur du ressort utilisé. Ces répliques de fusil de précision peuvent avoir une énergie potentielle allant jusqu'à deux joules, limite légale en France, mais peuvent néanmoins dépasser facilement cette limitation contrairement à certaines autres types de répliques limités par des mécanismes internes compliqués et fragiles. Il est néanmoins important de noter que pour les très grosses énergies potentielles, ces répliques spring deviennent obsolètes face à un bolt directement alimenté en air comprimé à cause de leur difficulté à les recharger. Leur utilisation, conditionnée par leurs caractéristiques, implique ainsi de fait une méthode de jeu se voulant plus élaborée et prenant appui sur l'art du camouflage, la discrétion et la précision des tirs. Les joueurs adoptant cette méthode sont considérés comme snipers ; les autres répliques ne rentrant pas dans la première catégorie sont classées comme réplique spring ou manuelle. Ces répliques ressemblent le plus souvent à des pistolets, mais il existe aussi des modèles de type fusil d’assaut. Elles ont souvent une faible énergie potentielle et une piètre précision face à leurs concurrentes directes (AEG, GBBr, etc.). Ces répliques ne sont généralement pas du tout utilisées en jeu.
Réplique à gaz
Les répliques à gaz se divisent en plusieurs catégories : GBB () : leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente déclenche la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l'état liquide), les performances (énergie cinétique notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanisme interne. Les mécanismes GBB ont l'intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu'il se cabre sur une arme réelle). Cela s'explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L'effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l'arrière, l'effet de recul s'appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l'avant ; GBBr () : même principe que pour les GBB, mais appliqué sur une réplique de fusil d'assaut ; NBB (), parfois GNB () : réplique dont la culasse n'effectue pas un mouvement d'aller retour lors du tir. Le système est simplifié a l'extrême : ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable et une meilleure fiabilité. Le chargement des billes s'effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu'en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement ;