Mozac (prononcé /moza/) est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune fait partie de l'unité urbaine de Riom et d'une manière plus large de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand. Avec , Mozac est la quatrième commune la plus peuplée de la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans qui regroupe trente-et-une communes, soit plus de .
Les habitants de Mozac sont appelés les Mozacois et autrefois les Mozadaires lorsque la commune s'écrivait « Mozat » (avec un t final). C'est la raison pour laquelle le c dans Mozac n'est pas prononcé par la population.
Géographie Site et localisation Le territoire de Mozac se situe dans la plaine de la Limagne, au pied de la chaîne des Puys, limitrophe de Riom et à au nord de Clermont-Ferrand. Jusqu'en , elle était située dans le canton de Riom-Ouest ; depuis cette date, à la suite du redécoupage des cantons du département, elle est intégrée dans le nouveau canton de Châtel-GuyonDécret du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme..
Avant l'an mil, la première formation du bourg de Mozac (environ ) s'est développée contre la voie romaine Augustonemetum-Avaricum. Ce regroupement d'habitations est bordé à au sud par le ruisseau d'Ambène qui permit de séparer naturellement le bourg de l'abbaye (sa porte générale et ses remparts ont été édifiés contre le ruisseau qui traverse le territoire d'ouest en est).
Le bourg se situe à l'est de la commune actuelle, à son point le plus bas : d'altitude.
Les limites du territoire de Mozac ont été fixées pour la première fois le , à la suite d'un conflit entre les religieux de l'abbaye de Mozac et les consuls de la ville de Riom, note 12 : « Lettres patentes de Philippe VI portant délimitation de la justice de l'abbaye royale de Mozat ».. Pour l'occasion, sept bornes dites de justice en pierre de Volvic ont été plantées entre Riom et Mozac sur l'actuel tracé de la rue Henri-Pourrat, mitoyenne aux deux communes. Une borne est restée en place ; deux autres en meilleur état sont conservées au musée lapidaire de Mozac. Une face représente une crosse symbole de l'abbaye de Mozac, tandis que sur le revers est gravée une fleur de lys désignant la ville royale de Riom.
Le territoire de Mozac était constitué jusqu'à la Révolution de deux paroisses avec l'église Saint-Paul au nord (contre la mairie actuelle) et l'église Saint-Martin au sud (près du cimetière actuel). La commune de Mozac créée en 1790 est donc la conséquence du regroupement de ces deux paroisses.
Communes limitrophes
Géologie et relief Situé dans la plaine de la Limagne, contre la faille de la Limagne, le territoire de Mozac a une altitude moyenne de 360 m environ. La partie communale la plus basse est au niveau du centre-bourg : 340 m d'altitude. Les terroirs de La Vaye et de Chauriat au nord de la commune sont constitués de coteaux (jadis plantés de vignes) ; c'est le point le plus élevé où passe le chemin limitrophe appelé le chemin d'Espinasse à Mozac mais chemin des Martres de Ronchalon à Riom : 424 m d'altitude.
Hydrographie vignette|Réseau hydrographique de Mozac avec le ruisseau de l'Ambène. La commune est traversée d'ouest en est par le ruisseau de l'Ambène.
Le ruisseau dit des Moulins-Blancs (aussi appelé « de Saint-Genest »), qui émerge également à l'ouest (Saint-Genest-l'Enfant, commune de Malauzat) et qui fait partie du bassin versant de l'Ambène, traverse aussi Mozac pour se jeter dans l'Ambène au lieu-dit des Boules à l'est, en limite des communes de Mozac et de Riom.
Un troisième ruisseau prend sa source à l’est du hameau de Viallard (commune de Volvic) puis descend jusqu'à Mozac à travers la vallée de Barret (contre le flanc est du puy de la Bannière) au village de Crouzol (commune de Volvic). Il prend d'ailleurs son nom : « le Crouzol ». Il est le principal affluent de l'Ambène.
Ces ruisseaux ont été détournés et canalisés dans l'ancien enclos de l'abbaye de Mozac et ont ainsi créé un réseau hydrographique fourni qui favorisait la défense du site (au nord contre le village de Mozac, les enceintes bordent le ruisseau d'Ambène) et qui a permis de bâtir deux moulins à eau dans l'enclos monastique (un au nord sur l'Ambène, et un au sud sur le ruisseau des Moulins-Blancs) ; le territoire mozacois comptera au fil des siècles jusqu'à dix-sept moulins. Les ruisseaux ont pu également alimenter au Moyen Âge les douves ceinturant l'abbaye.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sayat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Voies routières Mozac est accessible depuis l'autoroute à deux numéros A71/A89, par la sortie 13 desservant l'agglomération de Riom, ainsi que la route départementale 2029, anciennement route nationale 9 traversant Riom.
Le centre-ville est traversé par la route départementale 986, ancienne route nationale 686 reliant Riom à Volvic et à l'ouest du département.
Transports en commun La commune est desservie par plusieurs lignes d'autobus et d'autocars : la ligne P73 du réseau interurbain du Puy-de-Dôme (Cars Région Puy-de-Dôme), reliant Clermont-Ferrand à Châtel-Guyon. ; la ligne 1 du réseau RLV Mobilités, reliant Volvic et Enval à l'ouest, à la gare SNCF de Riom et à Ménétrol à l'est..
Urbanisme Typologie Au , Mozac est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RiomUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Riom comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (54,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (47,3 %), zones agricoles hétérogènes (45,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Blason
80px|Blason de Mozac|left La composition du blason de la commune de Mozac est : Parti, au premier d'azur à la clef d'or posée en pal, au second du premier à la fleur de lys aussi d'or.
Il était jusqu'à la Révolution celui de l'abbaye de Mozac avant qu'il ne soit repris par la commune dans les années 1960.
La clef rappelle le patronage de saint Pierre, puisque l'abbaye était appelée « Saint-Pierre de Mozac ». La fleur de lys renvoie à l'appartenance royale depuis 764 ou 848 lorsque le roi, Pépin le Bref ou Pépin II d'Aquitaine rédigea une charte de protection et de donations pour l'abbaye.
Toponymie et prononciation
Origine du nom Au , Grégoire de Tours cite l'existence d'un vicus de « Mussiacas ». : mais ce lieu doit être identifié à Moussages (Cantal). D'après une autre version, il appellerait Mozac vicus Musiacus, ce qui signifierait « le séjour des muses ».. Sur les documents médiévaux, la forme latinisée de Mozac était très variable : MauzacoCapitula generalia ordinis cluniacensis, habita annis 1685, 1693,... - Page 163, , MozacoStatuts, chapitres généraux et visites de l'ordre de Cluny - Volumes 8 à 9 - Page 34, Mauzacum, Mausiacum, Mausiacus., Mauziaci en 1184, Moissacus vers 1315, Mausat en 1373, Mauziacus en 1392, Moziacus en 1467. notamment. Il en va de même en ancien occitan et français : Mauzac, Mozat, Mozac, Mausac, etc. Comme tout nom de lieu, aucune graphie n'était fixe. Ce n'est que lors de la constitution de la commune en 1790 que l'on retient la forme Mozat. Cette appellation perdure jusque vers les années 1870 où l'on commence à préférer Mozac. Pourtant Mozac est un des rares exemples d'une suffixation en -ac en Basse-Auvergne, où l'on retrouve, de nos jours, plus volontiers des communes dont le nom se termine en at comme : Blanzat, Cébazat, Ennezat, Malauzat, Manzat, Marsat. Pourtant Mozac continue de se prononcer Moza, comme s'il y avait un t muet à la fin. Les formes -ac et -at (sous sa variante auvergnate, et limousine parfois) viendraient d'un suffixe gallo-roman -acum qui signifie le lieu de. D'après Albert Dauzat, il est précédé du nom de personne latin Maletius ou gaulois Mausos. Homonymie avec les nombreux Mauzac, Mozac, Mozé, Mauzé, Mouzay, etc. Une autre définition toponymique est aussi avancée : « placé au milieu des eaux », vu les nombreux ruisseaux (Ambène, Moulins-Blancs…) qui auraient déterminé l'implantation de l'abbaye en cet endroit. On peut donc nommer les habitants les Mozacois (Mozac) ou les Mozadaires (Mozat). Une distinction populaire appelait Mozadaires toute personne qui était originaire de Mozac ; les Mozacois étant alors les nouveaux habitants.