Bléré (prononcé [bleʁe] ) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. La ville borde les rives du Cher et est dans l'arrondissement de Loches.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Champeigne », protégée au titre de la directive Oiseaux, abrite en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : Oedicnème criard, Perdrix grise, Caille des blés, passereaux, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin).

Bléré est une commune urbaine qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine de Tours et fait partie de l'aire d'attraction de Tours.

La commune fait partie du pays Loire Touraine, un territoire rural regroupant , labellisé « Pays d’art et d’histoire » en 2008, le premier territoire dans la région à obtenir cette distinction. Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le Fief de Bois-Ramé, une habitation du , est classé en 1929. Une chapelle de l'ancien cimetière, dite chapelle de Seigne, est classée en 1875. L'église Saint-Christophe, un édifice du agrandi au et , est classée en 1941 (église et le terrain situé à l'est de l'édifice). La maison Le Belvédère, demeure originale construite entre 1820 et 1830 avec rotonde et intérieurs arrondis, est inscrite en 1972 (les façades et les toitures ainsi que l'intérieur du belvédère).

Géographie Alentours culturels Bléré, au cœur du « Jardin de la France », se situe à de Tours, à au sud-ouest de Paris, et est proche des grands châteaux de la Loire. Elle est distante de :

à l'ouest de Chenonceaux ; au sud d'Amboise ; de Montpoupon ; 17 km à l'ouest de Montrichard et à l'est de Montlouis-sur-Loire.

La ville de Bléré se trouve dans la vallée du Cher et dans une région agricole et viticole plutôt boisée.

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Réseau hydrographique de Bléré. La commune est traversée par le Cher d'est en ouest (). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend en outre divers petits cours d'eau...

Le Cher, d'une longueur totale de , prend sa source à à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans la Loire à Villandry, à , après avoir traversé .. Il constitue la limite séparative nord de la commune. Le Cher présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon du Cher tourangeau, ., dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [Pont Saint Sauveur]. Le débit mensuel moyen (calculé sur pour cette station) varie de au mois à au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de le , la hauteur maximale relevée a été de le ... Ce cours d'eau est classé dans les listes 1Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire. et 2Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant... Sur le plan piscicole, le Cher est classé en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sublaines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Bléré est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ToursUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Tours, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (7,6 %), cultures permanentes (4,1 %), prairies (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,3 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports Axes routiers L'autoroute A85 passe par le sud de la ville reliant les villes d'Angers et de Vierzon, sa sortie 11 permet de rejoindre la ville.

L'autoroute A10 (ou E60) passe par la ville d'Auzouer-en-Touraine à 30,5 km de Bléré.

Connexions aux liaisons de transports en commun routiers et ferroviaires interurbains Bléré-La-Croix est une gare traversée par le TER Centre Val de Loire reliant les villes de Tours, Bléré, Vierzon, Bourges, Nevers et Dijon (on peut aussi y rajouter Lyon). Horaires des trains : http://cdn.ter.sncf.com/medias/PDF/centre_val_de_loire/2_tcm56-112810_tcm56-112782.pdf La Ligne D du réseau de mobilité interurbaine (ou REMI) reliant les terminus Bléré-Tours dessert quatre arrêts à Bléré.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Bléré est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001 et 2016, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bléré. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 1989 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990 et par des mouvements de terrain en 1999.

Histoire La première mention écrite de Bléré nous est connue par Grégoire de Tours, évêque de Tours à la fin du , sous le nom Briotreide, composé d'origine gauloise désignant le village au pied du pont. Ce nom, latinisé, évoluera et donnera finalement Blere dès le . La présence d'un pont signifie que Bléré était sur une voie de passage de première importance. Il s'agissait en fait d'une voie reliant initialement Amboise à Loches — deux des capitales gauloises des Turones — puis par la suite Poitiers à Amboise et enfin grand chemin royal de Paris vers l'Espagne.

Préhistoire De nombreux témoignages archéologiques ont été retrouvés, notamment en ce qui concerne le néolithique. Un atelier de taille de silex a été découvert aux lieux-dits la Folie et Fontenay (à l'ouest de Bléré, en direction de Tours).

Époque gallo-romaine