Anton Emil Hermann Saefkow, né le à Berlin et mort le à la prison de Brandebourg, est un communiste allemand et un résistant au nazisme.
Biographie Issu d'une famille ouvrière socialiste, Anton Saefkow adhère en 1920, alors qu'il est apprenti ajusteur, à la Ligue des jeunes communistes d'Allemagne et il entre à la direction berlinoise de cette organisation en 1922.. En 1924, il rejoint Parti communiste d'Allemagne (KPD) et en 1927 il devient secrétaire du parti d'abord à Berlin, puis secrétaire pour les questions syndicales dans l'est de la Saxe. De 1929 à 1932, il dirige le travail syndical du KPD (Opposition syndicale révolutionnaire, RGO) dans la région de la Ruhr et il devient, en 1932, leader politique du KPD du district de Wasserkante.. En , il épouse Théodora Brey, secrétaire du RGO, qui emménage avec lui à Hambourg.
D' à , les nazis l'emprisonnent dans le camp de concentration puis la maison d'arrêt de Fuhlsbüttel, pendant deux ans et demi. Livré à la police pour avoir organisé illégalement avec d'autres prisonniers communistes une fête commémorative en l'honneur d'Etgar André, dirigeant communiste de Hambourg assassiné en 1936, il est envoyé au camp de concentration de Dachau, puis à nouveau incarcéré à celui de Fuhlsbüttel pendant .
Sorti de prison en , il reprend immédiatement ses activités clandestines. Divorcé, il se remarie avec Änne Thiebes. Après l'attaque contre l'Union soviétique en 1941, il met sur pied à Berlin le plus important groupe de résistance du Parti communiste., appelé Direction opérationnelle du KPD. En 1944, il dirige avec Bernhard Bästlein et Franz Jacob le groupe qui mène des actions de propagande contre la guerre dans les usines d'armement de Berlin et appelle à des actes de sabotage. En , le social-démocrate Adolf Reichwein prend contact avec lui pour faire entrer l'organisation de Saefkow, Jacob et Bästlein dans la conspiration du . Jacob et Saefkow rencontrent Julius Leber et Reichwein à Berlin le . Informée par un mouchard, la Gestapo arrête Anton Saefkow le . Condamné à mort le , avec Franz Jacob et Bernhard Bästlein, il est guillotiné le à la prison de Brandebourg.
Anton Saefkow laissait une femme et deux enfants. Peu de temps avant sa mort, il écrivait à Änne, sa femme :
Sa fille, Bärbel Schindler-Saefkow est historienne et présidente du Deutscher Friedensrat (Association allemande pour la Paix).
Hommages Anton Saefkow repose au cimetière III de Niederschönhausen dans une tombe d'honneur du Land de Berlin. Le fut inaugurée à Berlin-Fennpfuhl une place à son nom. Avec lui furent également honorés d'autres résistants comme Franz Jacob et Bernhard Bästlein, dont le nom fut donné à des rues dans le même quartier. À Berlin-Prenzlauer Berg se trouve entre la Kniprodestraße, la Anton-Saefkow-Straße et la voie de chemin de fer le « Anton-Saefkow-Park ». On y a placé son buste. À Brandenburg an der Havel, la rue qui se trouve devant la prison où les nazis exécutaient les résistants est devenue la Anton-Saefkow-Allee. À Senftenberg, à l'époque de la RDA, l'actuelle Dr.-Otto-Rindt-Oberschule dans la Calauer Straße portait le nom de « POS III Anton Saefkow ». Devant la cour de l'école se trouve un monument commémoratif. À Berlin-Lichtenberg existe depuis 1983 en son honneur l'association sportive (SG) Anton Saefkow .V., consacrée au sport et aux loisirs.
Bibliographie Hermann Weber: Die Wandlung des deutschen Kommunismus ; Vol. 2, Francfort-sur-le-Main. 1969, 267 p., E. R. Greulich: Keiner wird als Held geboren ; Verlag Neues Leben, Berlin 1961
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