La mort de Diana Spencer, ancienne épouse du prince Charles, communément appelée Lady Di, survient dans la nuit du 30 au après un accident de voiture dans le tunnel passant sous le pont de l’Alma à Paris. Dodi Al-Fayed, ainsi que le conducteur du véhicule Henri Paul meurent également dans cet accident. La mort de Diana et les conditions de celle-ci ont un retentissement international. Ses funérailles nationales à Londres le suivant rassemblent plus de trois millions de personnes.
thumb|upright|Diana Spencer en 1997, année de sa mort. thumb|L'hôtel Ritz, à Paris. vignette|Entrée Est du pont de l’Alma. thumb|Hommages à Diana Spencer au pied de la Flamme de la Liberté à l'entrée Ouest du pont de l’Alma.
Mort Le , le couple Hemad Fayed dit « Dodi Al-Fayed » - Diana Spencer arrive au Ritz, un célèbre palace parisien appartenant au milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, le père de Dodi.
C'est vers que l'accident de voiture qui coûta la vie au couple a eu lieu.
Dans la nuit du 30 au , les deux enfants de Diana, William et Harry, se trouvaient au château de Balmoral en Écosse, en compagnie de leur grand-mère, la reine Élisabeth II et leur grand-père le duc d'Édimbourg Philip Mountbatten, où la famille royale passait ses vacances"En tant que reine et en tant que grand-mère…" : le jour où Elizabeth II s'est réconciliée avec les Britanniques en honorant Lady Diana, France Info, 9 septembre 2022.
Chronologie , Le couple Dodi Al-Fayed - Diana Spencer se pose sur l'aéroport du Bourget avec son jet privé Gulfstream IV, en provenance d'Olbia, en Sardaigne où il avait passé la fin de ses vacances. Quatre motards-photographes paparazzis les guettent déjà depuis le parking de l'aéroport.
Le couple arrive au Ritz, un célèbre palace parisien situé place Vendôme, dans le de Paris, dont le propriétaire est Mohamed Al-Fayed, le père de Dodi Al-Fayed.
Retour du couple dans l'appartement de Dodi Al-Fayed au 1 rue Arsène-Houssaye. Ils se lavent puis se reposent. Les photographes qui suivent le couple à moto, comme en voiture, font le guet au pied de l'appartement. Dodi Al-Fayed a prévu d'aller dîner chez Benoît, un restaurant du Marais, mais excédé par la présence des paparazzis, il change d'idée et décide d'aller dîner à l'hôtel Ritz.
Le couple arrive au Ritz pour dîner au restaurant L'Espadon, il décide de se faire servir à l'étage, dans la suite impériale, le service de sécurité du Ritz s'inquiétant du comportement étrange dans la salle de restaurant de deux clients inconnus, avec de gros sacs en plastique à leurs pieds. L'enquête révélera plus tard que les deux clients en question n'étaient en fait que de paisibles touristes. Le couple est filmé par les caméras de surveillance.
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Des paparazzis les guettant à la sortie du Ritz, Dodi Al-Fayed laisse devant le palace sa propre voiture, une Mercedes-Benz S280 (W140) conduite par son chauffeur personnel Philippe Dourneau, ainsi que le Range Rover des gardes du corps conduite par Jean-Francois Musa, propriétaire de la compagnie Étoile Limousines qui fournit des voitures de fonction au Ritz, de façon à simuler le départ du couple. Le couple emprunte pendant cette diversion une autre sortie plus discrète à l'arrière de l'hôtel et prend place à bord d'une Mercedes-Benz W140 immatriculée 688 LTV 75 (voiture leurre non homologuéeCette voiture de grande remise nécessite, pour être conduite, une habilitation particulière (permis spécial) de la préfecture de police. de la compagnie Étoile Limousines pour échapper aux paparazzi) conduite par Henri Paul, chef de la sécurité du Ritz. Le garde du corps Trevor Rees-Jones monte à l'avant du côté passager. Quelques paparazzi qui ne se sont pas laissé prendre à la manœuvre de diversion s'approchent déjà.
La voiture démarre à destination de l'appartement de Dodi Al-Fayed pour un court trajet qui doit durer cinq minutes. Des paparazzi la suivent et certains la précèdent déjà, comme le montre une photographie de Jacques Langevin exposant l'avant de la Mercedes. Dodi Al-Fayed demande à Henri Paul de modifier l'itinéraire prévu en empruntant de petits carrefours et des voies moins éclairées pour rendre plus difficiles les prises de vue des photographes qui utilisent le flash. Le chauffeur emprunte la rue de Rivoli, traverse la place de la Concorde puis, au lieu d'emprunter les Champs-Élysées, s'engage à vive allure dans la voie Georges-Pompidou, le cours-la-Reine et le cours Albert-Ier, parvenant à distancer les paparazzi.
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Alors que la Mercedes amorce le virage du souterrain du pont de l'Alma, par son entrée Est, à une vitesse estimée comprise entre 118 et (vitesse déterminée par deux essais de choc automobile réalisés par des experts du service d'accidentologie Mercedes-Benz qui ont également évalué la vitesse de l'impact sur le pilier à ), elle fond sur une Fiat Uno blanche qui roule à par la file de droite. Henri Paul cherche à l'éviter. La Mercedes accroche le pare-chocs arrière de la Fiat, ce qui déstabilise la berline. Henri Paul freine une première fois sur une distance de , comme l'attestent les traces de pneus sur la chaussée. La Mercedes effleure le troisième pilier qui sépare les deux voies (laissant par terre des débris de phare). L'embardée se poursuitHenri Paul effleure le troisième pilier, fait une embardée sur le droite, se déporte vers le mur droit, puis refait une embardée à gauche. Source : Simon R. Smith, , . Henri Paul freine à nouveau, sur cette fois, avant de percuter de plein fouet le treizième pilier. La voiture effectue ensuite un tête-à-queue Met chief will lead Diana probe - BBC News, 7 janvier 2004. Le choc frontal contre le pilier de béton armé, non protégé par une glissière de sécurité, est violent. Henri Paul meurt sur le coup, le klaxon retentissant en continu, bloqué par le corps du chauffeur dont la colonne vertébrale a été brisée et l'aorte rompue. Diana, recroquevillée entre les deux sièges, est en coma et son garde du corps Trevor Rees-Jones grièvement blessé.
C'est un médecin urgentiste qui rentrait chez lui qui apporte les premiers soins et prévient les secours. Ne disposant pas de matériel médical il tente de porter assistance à Lady Diana sans la reconnaitre en l'aidant à respirer avec un masque.. La première voiture d'ambulance de SAMU arrive six minutes après l'accident. Les victimes sont d'abord réanimées sur place (selon la doctrine française qui privilégie les soins sur place par un médecin urgentiste contrairement à la doctrine anglo-saxonne qui ne dépêche que du personnel paramédical) alors que la police tente d'écarter les paparazzi qui photographient la voiture. Il faut près d'une heure pour désincarcérer la princesse dont le pied droit est coincé sous un siège. Un premier rapport de police la décrit dans un état très grave, souffrant d'un coma, de blessures à la tête, à la poitrine et à la fesse droite, ainsi que de multiples fractures du bras droit. Bien que Dodi Al-Fayed ne montre aucun signe de vie, il est désincarcéré, placé sur un brancard et reçoit un massage cardiaque externe. Son décès est déclaré sur le lieu de l'accident à du matin.
Diana est emmenée par le SAMU à du matin vers l’hôpital de la Salpêtrière, à six kilomètres du lieu de l'accident, les services d'intervention considérant qu'il est le mieux équipé pour prendre en charge ce type d'urgence. L'ambulance roule à vitesse réduite () par crainte d'augmenter la pression artérielle de Diana et d'aggraver son état. Elle arrive trente minutes plus tard à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Sur le chemin, elle est victime d'un premier arrêt cardiaque au niveau du pont d'Austerlitz, ce qui oblige le médecin, le docteur Martino, à faire arrêter l'ambulance sur le bord de la route pour faire redémarrer le cœur. Peu après son arrivée à l'hôpital, Diana est victime d'un choc hémorragique bientôt suivi d'un second arrêt cardiaque. L'équipe chirurgicale pratique une thoracotomie d'urgence qui met en évidence une hémorragie interne provoquée par une plaie importante de la veine pulmonaire gauche. Il s'agit d'une blessure par décélération beaucoup plus rare que la rupture de l'aorte et qui, à la différence de celle-ci, ne provoque pas une mort instantanée. Malgré un massage cardiaque prolongé, externe puis interne, les médecins déclarent son décès à 4 h du matin, soit près de deux heures après son arrivée à l'hôpital.
Le professeur Bruno Riou, médecin anesthésiste-réanimateur, annonce aux autorités présentes (le ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, le préfet de police, Philippe Massoni, et l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, sir Michael Jay), que la princesse Diana est morte d'une hémorragie interne provoquée par la rupture d'une veine pulmonaire.
Le décès est annoncé lors d'une conférence de presse.
Plus tard dans la matinée, Jean-Pierre Chevènement, le Premier ministre Lionel Jospin, Bernadette Chirac et le secrétaire d'État à la Santé se rendent auprès du corps de Diana pour lui rendre hommage. Après ces visites, l'archevêque anglican de France Martin Draper recommande à Dieu l'âme de Diana.
Vers Le prince Charles et les deux sœurs de Diana (Sarah McCorquodale et Lady Jane Fellowes) arrivent à Paris pour l'identification et repartent 90 minutes plus tard.
Funérailles thumb|Fleurs devant Kensington Palace.
Le cercueil de Diana, drapé de l'étendard royal avec une bordure d'hermine (c'est-à-dire l'étendard des autres membres de la famille royale britannique), a été amené à Londres de l'hôpital Salpêtrière, via Vélizy - Base aérienne de Villacoublay, à Paris, par l'ex mari de Diana, Charles, Prince de Galles et ses deux sœurs le . Après avoir été emmené dans une morgue privée, il a été placé à la Chapelle Royale, Palais St James. Le plan funéraire de la reine mère Elizabeth Bowes-Lyon, baptisé Opération Tay Bridge, répété pendant 22 ans, sert de base aux funérailles de Diana.
Le frère de Diana suggère des obsèques privées, ce qui plaît à la reine mais le Premier Ministre Tony Blair, mesurant l'émotion populaire nationale et mondiale (files d'attente dans les ambassades britanniques pour signer les registres de condoléances, tombereaux de fleurs déposés devant les représentations britanniques), les convainc de funérailles nationales. L'événement n'est pas un enterrement d'État ; c'est un enterrement et une cérémonie royale comprenant l'apparat royal et la liturgie funéraire anglicanePaul D. L. Avis. A church drawing near: spirituality and mission in a post-Christian culture, Continuum International Publishing Group, 2003.
Ses funérailles ont commencé le samedi à 9 h 08 à Londres, lorsque la cloche ténor de l'abbaye de Westminster a commencé à sonner pour signaler le départ du cortège de Kensington Palace. Une grande exposition de fleurs a été installée aux portes du palais de Kensington et du palais de Buckingham. Le cercueil a été transporté du palais sur une voiture à canon, le long de Hyde Park jusqu'au palais de St. James, où le corps de Diana était resté pendant cinq jours avant d'être emmené au palais de Kensington. Le drapeau de l'Union au sommet du palais a été abaissé en berne.