Nick Rodwell (né le à Londres) est un homme d'affaires britannique, qui gère avec son épouse Fanny Vlamynck, seconde épouse et veuve d'Hergé, l'héritage de Tintin.
La société Moulinsart Nick Rodwell occupe le poste d'administrateur délégué de la société MoulinsartQui est le vrai maître des clefs chez Tintin ?, Le Figaro, 20 septembre 2011La justice censure un reportage sur les héritiers de Tintin , Le Nouvel observateur, 11 octobre 2007. Sa manière de diriger l'héritage d'Hergé est très controverséeQui est le vrai maître des clefs chez Tintin ?L'héritage Hergé, c'est Tintin dans le lac aux requinsNick RodwellTintin: un formidable héritage géré d'une main de fer.
Propriétaire de la première boutique Tintin ouverte au Royaume-Uni, à Covent Garden, il devient en 1993 l'époux de la veuve d'Hergé, Fanny Vlamynck, qu'il a rencontrée en 1986Le chien de garde de Milou, entretien avec Jean Quatremer, Libération, 27 janvier 2000.
« Promouvoir et protéger » l'œuvre d'Hergé
Personnage controversé, seul décisionnaire avec Fanny en matière de droits dérivés et d'exploitation de l'œuvre d'Hergé, il a été notamment portraituré dans le livre Tintin et les héritiers, du journaliste de la RTBF Hugues DayezTintin et les héritiers, de Hugues Dayez, sur BDParadisio.com.
Lors de la sortie de ce livre, il répond aux critiques dans une interview à Libération :
Nick Rodwell a développé les « espaces Tintin », qui vendent des produits dérivésNick Rodwell et le « bizness » Tintin - Nick Rodwell dans Paris Match, Objectiftintin.com, 10 septembre 2000.
Nick Rodwell a négocié avec Hollywood, où il s'est rendu « huit fois en dix mois » et où il a rencontré Steven Spielberg en vue d'une adaptation au cinéma des aventures de TintinNick Rodwell : « Spielberg m’a dit droit dans les yeux : je veux le faire ce film », ActuaBD.com, 22 mai 2007.
Polémiques et procès avec des tintinophiles et des journalistes
En , un groupe de « tintinophiles », dont l'humoriste Albert Algoud et le scénariste et critique Benoît Peeters, dénonce publiquement les « abus de pouvoir » et « les atteintes répétées à l'image de Tintin et à la liberté d'expression autour de l'œuvre » dont serait responsable Nick Rodwell, auquel ils reprochent de ne pas accepter l'usage d'images d'Hergé comme illustrations pour leurs livres et de privilégier le « » au détriment de projets culturelsHervé Gattegno, « Tintin et les mutinés de Moulinsart », Le Monde, 14 février 1997..
En 2005, à l'occasion des 175 ans de l'indépendance de la Belgique et des 25 ans de son système fédéral, une exposition intitulée « Made in Belgium » est mise sur pied. Elle retrace l'histoire et la culture belge, et c'est donc naturellement que l'une de ses salles met en valeur la bande dessinée. Une place était prévue pour Hergé et l'univers de Tintin, mais selon les organisateurs, Rodwell et la société Moulinsart voulaient imposer leur propre mise en scène et faire payer chaque décor et pièce exposés. Devant le refus de ces conditions par les organisateurs, Moulinsart n'a pas accepté que l'œuvre d'Hergé, pourtant indispensable dans l'univers belge, soit exposée, créant ainsi une vive polémique dans la presse et suscitant l'incompréhension du public. Le personnage de Tintin a pu toutefois faire son apparition au travers d'une planche originale prêtée par l'humoriste et tintinophile Stéphane Steeman, et une statue de Tintin et Milou créée en 1979 par Nat Neujan. Ces deux œuvres étant originales, elles ne tombaient pas sous la protection de Moulinsart.
En , Nick Rodwell bloque en justice la diffusion d'un reportage de la RTBF dans lequel il évoque, filmé en caméra cachée, une « liste noire » de personnes qu'il ne veut pas voir apparaître dans le reportageFrédéric Seront, « Nick Rodwell veut tout contrôler », La Dernière Heure, 9 janvier 2008..
Ces difficultés récurrentes avec les journalistes ont été illustrées lors de l'inauguration du musée Hergé à Louvain-la-Neuve le , lorsque des journalistes venus de toute l'Europe se sont vu interdire les prises de vuesMusée Hergé : inauguration et polémique, bien que, depuis lors, les responsables du musée aient quelque peu assoupli leur approche« Le Musée Hergé « apprend son métier », La Libre Belgique..
En , Nick Rodwell ouvre un blog sur le site officiel de Tintin, mais les propos virulents qu'il y tient à l'encontre notamment du journaliste culturel belge Hugues Dayez et d'Albert Algoud provoquent un tollé et aboutissent à la fermeture de ce blogSylvie Prioul, « Tintin : l'affaire du blog suspendu », nouvelobs.com, 11 août 2009. : Un autre journaliste du Figaro y est traité de menteur, tandis qu'il suggère qu'une autre a eu et qu'elle « Le « beau-père » de Tintin dérape contre des journalistes ».« Nick Rodwell, patron de Moulinsart, dérape sur Tintin.com »..
Nick Rodwell poursuit en justice l’association néerlandaise Herge Genootschap, un club de tintinophiles, pour avoir reproduit sans autorisation des vignettes tirées des albums de Tintin, mais en , la Cour d'appel de La Haye juge que la société Moulinsart ne peut pas réclamer de droits sur l'utilisation d'images tirées des albums de Tintin. En effet, , c’est l’éditeur belge Casterman qui possède les droits sur les albums"Le jugement qui agite les tintinophiles" par Cédric Pietralunga, Le Monde, le 9 juin 2015..
En 2021, il attaque en justice Xavier Marabout pour avoir érotisé l'univers de TintinIl offre l’amour sensuel à Tintin : un artiste poursuivi par Moulinsart pour «atteinte à l’ordre moral», Le Figaro. En , la société Moulinsart est déboutée de ses demandes.
En , il annonce écrire un livre, Trust but Verify, expliquant sa gestion de l'héritage de l'œuvre d'Hergé et se défendant d'être ..
Références
Annexes Bibliographie
Articles connexes Fanny Rodwell Hergé Léopold Sancke Liens externes
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