Maurice-Athanase Le Luc (1885-1964) est un vice-amiral d'escadre français de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie Né le à Lorient, ce fils de commerçantÉtat-civil en ligne de Lorient, année 1885, acte de naissance 591. était adjoint au commandant en chef des Forces maritimes françaises, l'amiral Darlan, lorsqu'il fut promu vice-amiral en novembre 1939 et commandant des forces maritimes.

Le , il fut l'un des signataires de l'armistice dans la clairière de Rethondes, où il représentait la Marine aux côtés de l'ambassadeur Léon Noël, du général Charles Huntziger (armée de Terre) et du général Jean Bergeret (armée de l'Air).

Churchill, face au risque de voir la flotte française être capturée par l'ennemi au mépris des conventions d'armistice, dépêche le une escadre britannique pour sommer l'escadre française de Mers el-Kébir de se joindre à elle, ou de rejoindre les Antilles françaisesWinston Churchill, The Second World War, Plon, 1948-1954 ; rééd. La Seconde Guerre mondiale, Le Cercle du Bibliophile, 12 , 1965-1966, , « L'heure tragique – la chute de le France, 1940 », XI : « L'amiral Darlan et la flotte française, Mers-el-Kébir », .. L'après-midi du , l'amiral Marcel Gensoul négociait les propositions faites par l'amiral britannique James Fownes Somerville et un compromis était sur le point d'être trouvé lorsque Maurice Le Luc lui fit savoir en clair par radio que les escadres françaises de Toulon et d'Alger se portaient à son secours : Gensoul rejeta alors l'ultimatum, sans informer Vichy de toutes les possibilités ouvertes par celui-ci. Les Britanniques captèrent ces messages, et Londres ordonna à Somerville d'ouvrir le feu.

Maurice Le Luc est considéré comme l'un des responsables de cette bataille de Mers el-Kébir qui conduira à la perte du cuirassé ; périrent à bord à la mise hors de combat du croiseur de bataille , du cuirassé et du contre-torpilleur . L'attaque de la Royal Navy fit en tout chez les marins français. Le Luc sert ensuite le gouvernement de Vichy et prend rang et appellation de vice-amiral d'escadre en , restant le commandant des forces maritimes jusqu'en septembre 1941 puis de nouveau de novembre 1942 à début avril 1943.

Après guerre, il est condamné à deux ans de prison pour collaboration le . Amnistié en 1951, il est réintégré dans la deuxième section des officiers généraux de la marine en Henri Darrieus et Jean Quéguiner, Historique de la marine française : novembre 1942-août 1945, 1994, page 270.. Il meurt le à Paris, dans le Mention marginale portée sur son acte de naissance..

Il fut décoré de la Francisque..

Distinctions

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Catégorie:Membre de l'ordre de la Francisque Catégorie:Amiral français du XXe siècle Catégorie:Vice-amiral français Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de l'armée de Vichy Catégorie:Chef d'état-major de la Marine française Catégorie:Naissance en juillet 1885 Catégorie:Naissance à Lorient Catégorie:Décès en avril 1964 Catégorie:Décès dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Personnalité bretonne du XXe siècle