Bain-de-Bretagne est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Géographie vignette|left| Carte de la commune de Bain-de-Bretagne.
Géologie et relief Cadre géologique
vignette|gauche|Carte géologique du Massif armoricain. La région de Bain-de-Bretagne est localisée dans le domaine centre armoricainCarte des différentes unités litho-structurales de l'ouest du Bassin de Paris et du Massif armoricain, tiré de Michel Ballèvre, « Structure et évolution du Massif armoricain », Géochronique, 105, mars 2008, , dans la partie médiane du Massif armoricain qui est un socle ouest-européen de faible altitude (maximum ), caractérisé par des surfaces d'aplanissement et qui résulte d'une histoire complexe composée de trois orogenèses : icartienne (Paléoprotérozoïque,ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma). et surtout varisque (ou hercynienne, au Dévonien-Carbonifère, 420-300 Ma)..
La structure du Massif armoricain résulte de la superposition de l'héritageL'orogenèse cadomienne est marquée au nord du massif par des directions N70 (groupes de direction N 60° à N 85° et quelques autres issus de failles associées). L'orogenèse varisque est la principale responsable de l'architecture de la majeure partie du massif, notamment au travers du Cisaillement Nord-Armoricain et des deux branches du Cisaillement Sud Armoricain de direction N110 (séparant les quatre grands domaines armoricains (Nord-armoricain, Centre-armoricain, Sud-armoricain et le Léon), des groupes de failles N 20° à N 40 °, et des directions N140 à N160, héritées du pré-rifting atlantique avorté du Permo-Trias. Ces groupes de failles façonnent les directions du tracé de nombreux plateaux et côtes. Cf Paul Bessin, « Évolution géomorphologique du Massif armoricain depuis 200 MA : approche Terre-Mer », thèse Sciences de la Terre. Université Rennes 1, 2014, ; . de ces deux derniers orogènes..
Bain-de-Bretagne est située dans un vaste bassin sédimentaire constitué de sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion de la chaîne cadomienne et accumulés sur plus de d'épaisseur, socle sur lequel repose en discordance des formations paléozoïques sédimentaires.. Le territoire est au centre d'une grande unité sédimentaire qui a été déformée par des plissements au Paléozoïque, le synclinorium de Martigné-FerchaudCarte du Massif armoricain avec les affleurements paléozoïques dans les différents synclinaux, d'après . (« synclinaux du sud de Rennes »).. Dans cette unité synclinoriale du sud rennais proprement dite, à structure appalachienne (des buttes parallèles d'orientation ouest - nord-ouest/est - sud-est, correspondant aux alternances de schiste et de grès, traversées perpendiculairement par le réseau hydrographique, les cluses de la Vilaine), la sédimentation paléozoïque débute par la mise en place de matériel détritique de couleur rouge, la formation ordovicienne de Pont-Réan, caractérisée notamment par le faciès de type Pomméniac (à au sud de Bain-de-Bretagne). Il s'agit d'un terme rythmique de passage progressif au Grès armoricain présent partout où ce grès ne repose pas directement sur le Briovérien. Sur le tracé de la RN 137, .
Géomorphologie : une ville associée à un étang Certaines formations paléozoïques sont marquées par le contrecoup de la tectonique alpine, d'où la présence de petits fossés d'effondrement miocène et pliocène. C'est une telle structure qui est à l'origine du lac de Bain-de-Bretagne.
Géographie humaine : un pivot de l'axe de circulation entre Rennes et Nantes Bain-de-Bretagne est située sur la route entre Rennes et Nantes. Aujourd'hui, c'est une route à 4 voies (voie express), mais dans le passé, c'était un chemin marqué par des foires nombreuses, dont Bain était l'une d'entre elles. Au , il y en avait près de 80 entre Rennes et Nantes (correspondant à des haltes possibles). Avec la création de modes de transport de plus en plus rapides, ces foires sont devenues de moins en moins nombreuses jusqu'à disparaître.
Voies de communication et transports La ligne 505 du réseau Breizh Go permet de joindre la ville à Rennes.
Il y a deux aires de covoiturages dont l'une à côté de Gamm Vert.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Semnon, le Pont aux Roux, la Lande de Bagaron, la Planche Cleuze, le ruisseau du Gué du Dane, l'Étang, la Huais et le ruisseau des Grandes Landes..
Le Semnon, d'une longueur de soixante-treize kilomètres, prend sa source dans la commune de Saint-Erblon et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé vingt communes.. Les caractéristiques hydrologiques du Semnon sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 643 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/1970 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
Le Pont aux Roux, d'une longueur de vingt-et-un kilomètres, prend sa source dans la commune et se jette dans les Riais à Guipry-Messac, après avoir traversé trois communes..
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Bain-de-BretagneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Bain (), l'étang de la Huais, d'une superficie totale de ( sur la commune), et l'étang de la Robinais, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Bain-de-Bretagne est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bain-de-BretagneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,6 %), zones agricoles hétérogènes (34,6 %), prairies (8,2 %), zones urbanisées (4,7 %), forêts (3,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Bain villula en 850Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 294, Baiocum en 1040, Baionum en 1050, Baym en 1231, Beign au , ecclesia de Baino en 1516..
Bain a pour origine le nom d'un Romain (Baenus ou Balnus), propriétaire d'une villa, qui habitait au bord de l'étang avec ses paysans vers l'actuel « abri des pêcheurs », là où les Romains construisirent la digue..
En gallo, la commune se nomme Bouin. prononcé [bwɛ̃ː]..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Baen-Veur.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 6,5 % des toponymes de la commune sont bretons.
Histoire Moyen Âge Le prieuré Notre-Dame-de-Bain
Le prieuré Notre-Dame-de-Bain est cité pour la première fois en 1152 ; il dépendait de l'Abbaye Saint-Melaine de Rennes et est cité à plusieurs reprises dans le cartulaire de cette abbaye. En 1287 les moines abandonnèrent à Geoffroy de ChâteaubriantGeoffroy VII de Châteaubriant, seigneur de Châteaubriant, né en 1258, décédé en 1301., dans le cadre d'un échange, tous leurs droits sur les habitants de Bain et de Messac et les terres qu'ils possédaient, se réservant toutefois les dîmes et les droits spirituels du prieuré ; cet accord fut approuvé par Guillaume de La Roche-Tanguy, alors évêque de Rennes, qui vint en personne à Bain en cette occasion. En 1726 la chapelle du prieuré, menaçant ruine, fut interdite de fréquentation et vendue un peu plus tard, de même qu'une grange qui servait à la perception des dîmes..
Les premiers seigneurs de Bain Une motte féodale, située au Coudray, de de diamètre, haute de , avec à proximité une petite basse-cour demi-circulaire de de diamètre contenant des bâtiments en pierres en partie fouillés par P. Aumasson ; cette fouille a permis d'exhumer des poteries dont les plus anciennes remontent au . ; cette motte, à laquelle est associée un parcellaire de sur de diamètre, est le site du premier château de Bain : les premiers seigneurs connus sont Sénébrun de Bain au début du , cité dans le cartulaire de Redon en 1127, puis (tous de la famille de Bain) Auffoy, Guillaume (qualifié de dominus de Bain), Mathieu, Jean moine (à la fin du )..