La Mort en direct est un film dramatique franco-ouest-allemand réalisé par Bertrand Tavernier et sorti en 1980. Ce film est dédié à Jacques Tourneur.

Synopsis Dans un futur proche où la science a réussi à vaincre les plus grandes maladies, Katherine Mortenhoe, autrice de livres à succès, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Elle est contactée par une chaîne de télévision qui souhaite la filmer pour son émission La Mort en direct. Refusant l'offre, elle sera filmée à son insu par Roddy, cadreur, grâce à une micro-caméra implantée dans ses yeux.

Pour le réalisateur Bertrand Tavernier, le film dénonce la ; Roddy est , propos prémonitoires sur les futures émissions de télé-réalité ou sur l'intrusion dans la sphère privée du phénomène InternetRenaud Machart, Le voyeurisme dans l'œil de Tavernier, dans Le Monde du 11 février 2018, ..

Fiche technique

Titre : La Mort en direct Titre anglais : Death Watch Titre allemand : Der gekaufte Tod Réalisation : Bertrand Tavernier Assistants à la réalisation : Jean Achache, Charlotte Trench, Jean-Louis Uzan Scénario : Bertrand Tavernier et , d'après le roman de science-fiction The Continuous Katherine Mortenhoe, or The Unsleeping Eye de David Guy ComptonLe roman a été traduit en français en 1975 sous le titre d'Incurable et réédité en 1980 sous le titre La Mort en direct. Producteurs : Gabriel Boustani, Bertrand Tavernier Producteurs associés : Renzo Rossellini, Sigmund Graa, Jean-Serge Breton Sociétés de production : Société française de production, Gaumont, Little Bear, Antenne 2, TV13 Filmproduktion, Selta Films, Sara Films Cadre : Jean-Claude Vicquery Scripte : Alice Ziller Musique : Antoine Duhamel Photographie : Pierre-William Glenn Ingénieur du son : Michel Desrois Montage : Armand Psenny Direction artistique : Bernd Lepel Décors : Anthony Pratt Costumes : et Monique Dury Budget : 11 millions de francs. (soit environ en ) Format : Couleur - 2,39:1 - Son mono - 35 mm Pays de production : (majoritaire), , Langues de tournage : français, anglais, allemand Genre : Drame, Anticipation Durée : 128 minutes Tournage : du au Dates de sortie : France : Allemagne de l'Ouest :

Distribution Romy Schneider : Katherine Mortenhoe Harvey Keitel : Roddy Harry Dean Stanton : Vincent Ferriman Thérèse Liotard : Tracey Max von Sydow : Gerald Mortenhoe Caroline Langrishe : Fille dans le bar William Russell : Mason Vadim Glowna : Harry Graves Eva Maria Meineke : Klausen Bernhard Wicki : Père de Katherine Robbie Coltrane : Le chauffeur de la Limousine

Nominations 1980 : Nomination à l'Ours d'Or au Festival de Berlin 1981 : Nominations aux César de la meilleure photographie, du meilleur montage, de la meilleure musique originale, du meilleur son et du meilleur scénario original ou adaptation.

Autour du film Premier rôle au cinéma pour Robbie Coltrane. Le film est tourné en Écosse, notamment à Glasgow, il est dédié à Jacques Tourneur. Le casting est risqué pour l'époque avec Harvey Keitel, mal vu des studios après son éviction du tournage d’Apocalypse Now, et Romy Schneider qui a, auprès du public, l'image d'une femme pleine de vie, à l'opposé d'une mourante. De plus, les deux acteurs ont des méthodes de travail légèrement dissemblables : Harvey Keitel est un adepte de la Méthode tandis que Romy Schneider opte pour un jeu moins psychologique. Dans une courte scène, Katherine regarde un enfant jouer avec un ballon dans un parc. Il s'agit de David, le fils de Romy Schneider, qui mourra tragiquement un an plus tard. Le film annonce (et dénonce) la télé-réalité, à l'époque sujet relevant encore du récit d'anticipation et qui sera repris trois ans plus tard par le réalisateur Yves Boisset dans son film Le Prix du danger, puis par Paul Michael Glaser dans le remake de ce dernier Running Man en 1987. À la fin du film, l'ancien mari de Katherine (interprété par Max von Sydow) raconte le destin mouvementé de Robert de Bauléac, compositeur médiéval dont on entend alors l'une des œuvres sur un disque qu'il fait tourner en boucle. À la sortie du film, un certain nombre de mélomanes réclament ce disque à leurs disquaires, pourtant incapables de répondre à cette demande. En effet, Robert de Bauléac n'a jamais existé, il a été totalement inventé pour les besoins du film. La composition entendue, Robert de Bauléac's Lament, est d'Antoine Duhamel, l'auteur de toute la bande sonore du film. Le morceau fera, en revanche, partie de la bande originale complète, ultérieurement éditée.

Notes et références

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