Cheikou Cissé (Chorboze, 1890 - Cayenne, ) est un tirailleur sénégalais, né au Soudan Français actuel (Mali en 1918) et mort à Cayenne (Guyane), il a été condamné à une peine de déportation en 1918. Cissé a été le dernier bagnard de Nouvelle-Calédonie, les autres ayant été transférés en Guyane française.
Biographie En , Cheikou Cissé est recruté et incorporé au de tirailleurs sénégalais. Il participe à la Première Guerre mondiale : après avoir rejoint le front en Europe, il est trois fois blessé au Maroc et aux Dardanelles. En , il est rapatrié au Sénégal. Les autorités le contraignent à y rester, malgré ses demandes de rejoindre sa famille au Soudan français (actuel Mali). Le , il est arrêté à Dakar pour et . Il est traduit devant le de guerre permanent du Sénégal, séant à Dakar. Le , celui-ci le condamne à la déportation à perpétuité et à la dégradation militaire pour et . Il passe quatre ans à la prison de Dakar puis deux ans à celle de Barberousse à Alger. Il est ensuite transféré à l'île du Diable en Guyane. Il y reste vingt-deux mois. Fin , il est transféré au bagne de Nouvelle-Calédonie. Cinq recours en grâce sont rejetés : le premier le , par décision du président de la République, Alexandre Millerand ; les quatre autres par décisions ministérielles. Lorsque la loi du désaffecte définitivement la Nouvelle-Calédonie comme lieu de déportation, il est le seul à y être détenu. Il est alors transféré en Guyane. N'ayant pas bénéficié de l'amnistie de , il ne bénéficie pas davantage de celle de .
Cheikou Cissé devient alors l'objet d'une campagne visant à sa libération, organisée par la gauche, les associations anticolonialistes, le Secours rouge internationalhttp://www.secoursrouge.org/histoire-du-secours-rouge Histoire du Secours rouge international et le député André Marty (membre du Comité central du Parti communiste français). . En , à Moscou, le Secours rouge international (SRI) nomme par acclamation comme présidents d'honneurs Cheikou Cissé, Gorki et Heywood.
Le , le SRI expédie, depuis Paris, un colis à l'attention de Cheikou Cissé. Le , le colis revient au SRI avec la mention . Le journal Le Cri des nègres annonce alors la mort de Cissé en titrant : . Le , L'Humanité lui consacre un article rappelant son parcours et s'interrogeant sur son décès. Par une lettre datée du , le député Lucien Monjauvis s'enquiert du sort de Cheikou Cissé auprès du directeur de l'administration pénitentiaire à Cayenne. Par une lettre datée du datée du , celui-ci lui répond que . Il serait mort le , selon les Archives nationales d'outre-mer.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie . . Articles parus dans L'Humanité : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Articles connexes Tirailleurs sénégalais Déportation en droit français
Liens externes . .
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