Celles-sur-Plaine est une commune française située dans le département des Vosges, dans la région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Cellois.

Géographie Localisation Celles-sur-Plaine est la dernière commune en rive gauche de la vallée de la Plaine avant Raon-l'ÉtapeEn rive droite, les communes meurthe-et-mosellanes de Pierre-Percée et de Neufmaisons sont respectivement avant-dernière et dernière avant la commune verrou de Raon-l'Étape, comme les limites administratives le montrent sur le site géoportail.gouv.fr. Pierre-Percée, tout comme Bionville et Raon-Lès-leau, fait partie de l'Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, mais que la limite départementale suit le thalweg de la Plaine..

Le vieux village du comté de Salm, au niveau de la place de l'église ou de la mairie, est à d'altitude. La rivière délimite la commune vosgienne sur son flanc nord-ouest, là où se concentre l'habitat le plus dense. Une grande partie du territoire communal, à la suite de la déprise agricole, est vallonnée et couverte de bois et de friches, sans oublier les forêts domaniales sur le versant de la vallée et les hauteurs au sud et surtout à l'est. Là, deux points de vue à l'ouest dominent, entièrement inclus sur l'espace communal : le Pain de Sucre à et surtout la remarquable Tête du Coquin à d'altitudeLe Coquin, le Pain de sucre et la Pierre Piquée..

Une retenue, le lac de la Plaine, a été construite en 1983, en association avec celle du barrage de Pierre-Percée et des installations hydroélectriques. Elles permettent de réguler le débit de la Meurthe, puis de la Moselle et ainsi de garantir un bon fonctionnement à la centrale nucléaire de Cattenom.

Localisation et limites Au nord de la rivière Plaine, matérialisée par son vieux cours, s'étend la commune de Pierre-Percée. La façade présentée par la grande commune est plus large et touche d'autres communes, ainsi à l'amont le finage du hameau des Colins, commune de Bionville, en rive droite fait face sur environ et à l'aval, le finage de son ancien hameau de Lajus, en rive gauche, sur une bande de moins de après la confluence du Vohné et de la Plaine, fait face à la forêt domaniale des Reclos, canton de Cherpierre, sur la commune limitrophe de Neufmaisons. Le toponyme Lajus s'applique autant au finage voisin sur Pierre-Percée, attestant un lien ancien entre le deux communes voisines de part et d'autre des rives, ce qui rappelle le partage de 1751 concernant les terres de SalmLire infra en partie histoire..

En aval de Lajus, sur la rive gauche, la limite s'établit de la Plaine à d'altitude au Haut Port à d'altitude avec les prairies de la Fauvette, ferme de La Trouche, et la forêt communale de Raon-L'Etape. Il n'existe qu'un point de quadripartition (intersection de deux lignes continues) au niveau du Haut Port de la Vierge ou Haut de la Vierge, à la fois commun à Raon-L'Etape, à Celles-sur-Plaine, à Moyenmoutier et à Senones. Le Haut de la Vierge désignait aussi un bois entre Celles et Raon.. Ce quaternion rappelle l'existence de deux ensembles médiévaux temporels et spirituels, autrefois souvent rivaux, les abbayes bénédictines de Senones et de Moyenmoutier, la première hégémonique sur Senones et Celles dans la dépendance temporelle de l'évêché de Metz, et protégée par un seigneur avoué issu de la première maison de Salm, la seconde présente au niveau seigneurial sur l'ancienne Vézeval et les passes de Rua/Raon, appartenant certes au même diocèse de Toul, mais avec le duc de Lorraine comme premier avoué. La limite communale suit ensuite la ligne de crête, en direction du nord-est, sans pénétrer dans la longue vallée de Ravines, incluses dans cette partie amont dans la forêt domaniale du Val-de-Senones : la ligne frontière est ponctuée de sommets, Les Augnys à , La Haute Montagne à , jusqu'au col du haut de la Halte à . La frontière de Celles se dirige ainsi en grimpant vers l'est et annexe en passant par le sud, la Pierre Piquée culminant à d'altitude, au sud de laquelle apparaît le territoire forestier de La Petite Raon, occupant la combe sommitale du ruisseau des Ravines, jusqu'aux Roches Ferry à d'altitude. À partir de ces dernières, la limite communale reprend un cheminement de faîte vers le nord-est, partagé avec la commune de Moussey, qu'il surplombe. La limite passe par le col Ferry à et rejoint le calvaire du Coquin, avant de bifurquer vers le nord et passer à l'ouest de la tête du Coquin en englobant ce dernier sommet. Ce dernier tronçon est désormais en limite du territoire communal d'Allarmont, qui est en réalité sur la forêt domaniale des Bois Sauvage(s).

En évitant la Tête du Gros Colas, que possède Allarmont, la limite intercommunale se dirige vers le nord-ouest en empruntant rigoureusement la ligne de crête de la forêt des Hayes de Celles, sur la montagne encore nommée la Haillère ou Hallière au siècle dernierLes Haies de Celles désignent la forêt, . En 1887, on trouve encore la vieille graphie Hayes. Une Haie ou Haye est le mot désignant un bois ou une forêt en langue romane lorraine.. Elle descend vers la vallée de la Plaine, légèrement en amont de la scierie de la Hallière. Là se finit en rive gauche la limite avec Allarmont, et commence en face de la rivière le hameau des Colins, sur Bionville.

Voies de communications et transports Voies routières La départementale D 392a traverse longitudinalement vers le Nord-Est l'espace communal selon la vallée de la Plaine, restant à proximité de celle-ci, mettant en relation le val d'Allarmont à l'amont oriental et à l'aval, La Trouche, hameau excentré de Raon-L'Etape. Il existe deux bifurcationsVoies routières : la plus importante par la départementale D 182 menant vers le centre de Pierre-Percée, sous l'ancien château homonyme, par le hameau de la Ménelle, qui appartient à cette dernière commune, en rive droite, la plus récente et touristique rejoignant le haut du barrage et le lac du Vieux Pré à partir de Lajus. Dans ce dernier cas, la vieille route médiévale grimpant progressivement vers le profond vallon forestier de Pierre-Percée, connus pour ses trois échancrures, deux vers l'ouest et une au nord, a disparu, effacée par l'impressionnant aménagement hydraulique des années 1980.

Transports en commun Fluo Grand Est.

vignette|droite|100px|Gare d'Étival-Clairefontaine.|alt= Lignes SNCF Gare d'Étival-Clairefontaine Gare de Thiaville Gare de Bertrichamps Gare de Baccarat

Géologie et relief Le fond alluvial de la vallée de la rivière Plaine, ligne de faille expliquant la dissymétrie des plans sédimentaires de part et d'autre de celle-ci, est composé d'alluvions quaternaires, limons, sables et galets de différentes origines, à la fois fluviales et surtout fluvio-glaciaires du Riss et du Wurm, si on prend en compte la présence de petits glaciers de calottes il y a à partir de d'altitudeCarte géologique avec légende trop laconique, en recouvrement sur geoportail.gouv.fr. Appoint de la carte géologique au 1/50000e de Cirey-sur-Vezouze, XXXVI-16 du BRGM..

Sur le flancs de la vallée, se remarquent les couches triasiques sous-jacentes de grès rouges, autrefois nommés "rote todtliegende Sandstein", en fait des grès arkosiques et des assemblages gréseux typiques des couches de Senones, surmontées par les grès vosgiens dits supérieurs à des altitudes variables, par exemple en rive gauche à moins de 380 m d'altitude sous le Novion, autrefois faisant partie de la Côte Sèche, et à plus de 550 m d'altitude vers le massif du CoquinUne discordance nord-ouest/sud-est explique cet abaissement et ainsi la présence inédite de ces terrains gréseux au niveau de la Côte sèche. L'ancien domaine ou ferme du Novion, avec ses terres dites sèches sur le grès vosgien, s'étendait autrefois aux abords septentrionaux de la Côte Sèche, indiquée sur la carte d'état-major. La carte géologique appelle par extension Novion le premier sommet occidental à 531 m d'altitude, le second sommet plus oriental étant un long plateau effilé s'allongeant à la même altitude. Sur l'esquisse ancienne des alluvions et couches gréseuses, .. Seules les points sommitaux, comme les Hauts Forts, les Augnys et la Haute Montagne, la ligne de crête menant à la Pierre piquée, la Tête du coquin ou plus manifestes les hauteurs à plus de 790 m d'altitude de part et d'autre du col Ferry, dont la haute partie nord se prolonge continûment vers le Noir Brocard, sont recouverts par des lambeaux résiduels et résistants à l'érosion actuelle, de conglomérat.

Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée, limitée à l'ouest et au nord, par la Plaine. La retenue de la Plaine, au tiers sur la commune de Pierre-Percée, en face des Quartiers rend aujourd'hui moins évidente cette assertion. Notons que la fréquentation de ce plan d'eau artificiel récent peut être dangereuse, par la présence de dépôts fins et limoneux, parfois par des effets d'enfoncement provoquant des noyades (partie de pêche mortelle autrefois en excès d'eau), parfois par la toxicité de micro-organismes développée en période chaude (nage de compétition ou baignade interdite par l'autorité de surveillance, effectuant des prélèvements).

vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Celles-sur-Plaine.

Si on remonte le cours de la Plaine, sept ruisseaux, parfois modestes, affluents en rive gauche de la rivière, drainent successivement l'espace communal.. : le ruisseau de Lajus, autrefois dit « ruisseau du bas » ou « ruisseau de Derzognier », coulant en amont dans un vallon le plus souvent forestier, orienté et plus escarpé, autrefois le second ruisseau de la commune en débit. Il pouvait faire fonctionner des scieries, en particulier la scierie Derzognier associée à une ferme homonymeLa scierie de Lajus, comme celle de Niérupt au service du domaine forestier, était installée sur la rivière Plaine. La scierie de Lajus était associée à la maison forestière. Il ne faut pas la confondre avec la scierie de Lajus, sur l'autre rive appartenant à la commune de Pierre-Percée, sous le mont de Lajus. Notons que la ferme est encore dénommée Derrière Zonnier dans l'Annuaire des Vosges de 1821.. Il prend sa source à la fontaine des Chevreuils, au fond de la combe en contrebas de la Borne carrée et du Haut de la Halte, dans le haut canton Derzognier, de la forêt domaniale dite « des Bois de Celles ». Il ne reçoit du sud que trois modestes ruisselets coulant des contreforts sous la ligne de faîte des Augnys et le Haute Montagne, en particulier de l'amont vers l'aval, l'eau de la fontaine des oiseaux, celle de la Fontaine du Pré Cerisier, canton forestier de la Basse Idotte, et la goutte à l'est des Augnys. le ruisseau de la Cepe, autrefois la Seppe, au sud et en aval du village, se jetant dans la Plaine avant sa retenue ou plan d'eau. La scierie de Niérupt, mue par la rivière Plaine, ancienne scierie attestée en 1711 et encore active pour la forêt domaniale à la Belle-Époque était installée au niveau de sa confluence. le gros ruisseau de l'Annot, autrefois écrit l'Anot, fortement aménagé et barré autrefois dans sa partie amont, qui conclut son cours en longeant au sud la grande rue et traversant le village en face de la Ménelle. Il drainait autrefois les terres cultivées jusqu'aux Hauts Champs, et possède, suivant les traditions, deux sources principales : le lac Vert, aujourd'hui minuscule, à l'est du Moelleux et la vieille fontaine au sud du Pain de Sucre. Son cours moyen filait au nord et sous le hameau de Benameix ou Benamey.