Villepreux est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France, en France, située à environ au sud-ouest de Paris, au cœur de la plaine de Versailles.

Ses habitants sont appelés les Villepreusiens. Géographie Localisation Villepreux se trouve à environ à l'ouest de Versailles, dans la plaine de Versailles dans le prolongement de la perspective des jardins de Versailles, telle que dessinée par André Le Nôtre, pratiquement dans l'axe de la perspective du Grand Canal (un axe qui correspond à l'Allée royale de Villepreux) même si cet axe a été quelque peu oublié après la Révolution de 1789 et le déménagement à Paris de la famille royale.

La commune est localisée à à l'ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris, point zéro des routes de France, et à au sud-ouest de la porte de Saint-Cloud.

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Saint-Nom-la-Bretèche au nord, Noisy-le-Roi au nord-est sur environ , Rennemoulin à l'est, Fontenay-le-Fleury au sud-est, Bois-d'Arcy au sud, Les Clayes-sous-Bois au sud-ouest et Chavenay au nord-ouest.

Géologie et relief Le territoire communal, au relief peu accentué, est marqué dans sa partie nord par la dépression de la vallée du ru de Gally, et de ses affluents, le ru de l'Oisemont et le ru de l'Arcy.

L’essentiel de la commune est implanté dans un terrain géologique de sables et de grès, caractéristique de la vallée du ru de Gally, à une altitude variant entre 100 et d’altitude.

L’ancien château et la ferme de Val Joyeux sont sur les versants sud de la vallée, à une altitude un peu plus haute (au-dessus de ), avec un terrain différent : des marnes et des gypses du Bartonien.

Hydrologie La commune est traversée par plusieurs cours d’eau dont notamment le ru de Gally, dont la vallée est au cœur de la plaine de Versailles, et le ru de l’Arcy, qui alimente les plans d’eau autour du château. Elle est également traversée dans sa partie sud-est (Val Joyeux) par l'aqueduc de l'Avre, ouvrage souterrain qui alimente Paris grâce au réservoir de Saint-Cloud.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communications et transports Réseau routier vignette|Plaque d'entrée. La commune est desservie par deux axes routiers principaux : la route départementale 11 d'orientation est-ouest qui relie Saint-Cyr-l'École à Bréval et traverse la commune dans sa limite sud, pratiquement parallèlement à la voie ferrée, et la route départementale 98 d'orientation nord-sud, venant de Saint-Germain-en-Laye.

Desserte ferroviaire La ville est desservie par la gare de Villepreux - Les Clayes, sur la ligne N du Transilien, située aux Clayes-sous-Bois, en limite communale de Villepreux. La ligne effectue les liaisons entre les gares de Paris-Montparnasse, de Versailles - Chantiers, de Plaisir-Grignon et de Mantes-la-Jolie. La gare est située sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon (correspondant à une partie de la ligne de Paris à Granville). Cette ligne SNCF coupe quasiment en deux la ville en isolant le quartier du Val Joyeux, qui se retrouve ainsi davantage lié aux Clayes-sous-Bois qu'à Villepreux même.

Bus Le réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines effectue des liaisons avec six lignes de bus qui relient la gare de Villepreux au reste de la ville et aux communes alentour. Il s'agit des lignes 5101, 5102, 5111, 5112, 5115 et 5199

Le réseau de bus Centre et Sud Yvelines dessert Villepreux par les lignes 5288, 5296, 5299 et 5323.

Urbanisme Typologie Au , Villepreux est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu18,9 %197Espaces verts urbains6,9 %71,5Équipements sportifs et de loisirs0,6 %6Terres arables hors périmètres d'irrigation69,2 %721,5Forêts de feuillus4,4 %46Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine L’habitat de la commune de Villepreux comprend à la fois un noyau villageois ancien, témoin de l'histoire de la commune, et des zones bâties plus récemment, dans la seconde moitié du .

Le territoire communal est encore essentiellement rural. L'urbanisation s'est développée dans la partie sud, en proximité des Clayes-sous-Bois dans le secteur desservi par la voie ferrée venant de Paris et Versailles.

Villepreux présente plusieurs facettes : tout d'abord un cœur de village historique établi autour du château du construit par la famille Francini et appartenant de nos jours à la famille des comtes de Saint-Seine.

C'est ensuite des zones bâties plus récemment, dans la seconde moitié du , plus au sud, vers la gare SNCF, le quartier de la Haie-Bergerie, lotissement créé par Jacques Riboud et son architecte Roland Prédiéri — qui devient ensuite maire — au début des années 1960. Les maisons mitoyennes ont depuis été réhabilitées par de nouvelles générations de propriétaires.

C'est aussi, à l'ouest, un nouveau pôle appelé Trianon, près du quartier de la Pointe-à-l'Ange, aménagé en pavillons-immeubles de qualité en bordure des champs, à la limite du territoire communal de Chavenay.

C'est également le quartier du Val Joyeux, un lotissement de 400 pavillons, datant de l'après-guerre, ainsi qu'une petite résidence plus récente de pavillons et d'appartements en lisière de la forêt de Bois-d'Arcy.

Le centre-ville s'est déplacé du vieux village vers les quartiers nouveaux.

Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 73,45 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 6,88 % d'espaces ouverts artificialisés et 19,67 % d'espaces construits artificialisésFiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Villa Perosa en 1030, Villa Pirorum en 1094Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, 1991, p. 1428 (lire en ligne) Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, préface de Paul-Louis Tenaillon, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), page 242., Villaperor en 1108Ernest Nègre, ., Villeperose en 1164, Villa Pirosa vers 1205, Villa Pero ou Villaperor en 1259, Ville Pereur en 1295, Villa Petrosa en 1352.

Il s'agirait d'une formation toponymique médiévale en ville- au sens ancien de « village », suivi d'un dérivé en -osa du latin petra> pierre, c'est-à-dire ancien français perreuse, refait plus tardivement en pierreuseSite du CNRTL : étymologie de pierreux (cf. Landepéreuse), d'où le sens global de « village pierreux ». La forme du second élément -preux est liée à l'attraction de l'ancien français preu « vaillant, bon ».

La première mention écrite sur Villepreux remonte à une charte de Charles le Chauve, en 856, et rédigée à l'occasion d'un échange de terres entre les abbayes de Saint-Maur-des-Fossés et de Saint-Germain-des-Prés..

Histoire Origines

Si la première mention écrite sur Villepreux remonte à une charte de Charles le Chauve datée de 856, cela n’exclut pas l’existence d’habitants avant cette époque comme l’atteste la découverte d’un cimetière mérovingien en haut de la pépinière de l’école d’horticulture Le Nôtre, à la fin du (aujourd’hui Centre de formation professionnelle).

Seigneurs de Villepreux Du à 1789, Villepreux compte 34 seigneurs successifs. Beaucoup d'entre eux relient l'histoire de la ville à la « Grande Histoire »... On admet traditionnellement que les Montmorency puis leur branche cadette des sires de Montlhéry et Bray-sur-Seine, sont les premiers seigneurs de Villepreux aux (Thibaud File-Étoupe qui élève Montlhéry étant considéré comme le fils cadet de Bouchard de Bray). Par mariage, ils deviennent aussi seigneurs en partie de Gometz (Essonne), Bures et La Ferté-Choisel. Leur descendante Alix de Montlhéry apporte vers 1070 Villepreux à son mari Hugues « Blavons » du Puiset (famille issue des Breteuil, vicomtes de Chartres). Leur fils cadet Guy, sire de Villepreux, épouse Liesse vicomtesse d'Étampes et dame de Méréville : leur fils Evrard épouse Julienne héritière de La Ferté-Ernault/Arnaud au . Les sires du Puiset furent, dans le cadre des croisades, comtes de Jaffa et seigneurs de Bira (al Bîra alias Bîrejik, sur l’Euphrate).