La famille de Tascher et de Tascher de La Pagerie, est une famille de la noblesse française, originaire de Châteauneuf-en-Thymerais dans le Perche. Sa filiation suivie remonte en 1455 avec Guillaume Tascher d'où sont issues deux branches principales.

La branche aînée qui prit le nom de la terre de la Pagerie (paroisse de Bouffry), après s'être fixée dans le Dunois et le Blésois (Orléanais), s'établit vers 1730 en Martinique. Un de ses membres, Charles Robert de Tascher de la Pagerie (1811-1869), fut confirmé duc de Tascher de la Pagerie par décret du selon les lettres patentes du et (titre éteint en 1901 avec son fils Robert, deuxième et dernier duc de Tascher de la Pagerie)H. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, Éditions La société française au XXe siècle, 1975, page 941.. La branche aînée s'est éteinte en ligne masculine en 1993.

La branche cadette dite de Pouvray restée dans le Perche s'est éteinte en ligne masculine en 1964.

La famille de Tascher a été illustrée par Marie-Josèphe Rose de Tascher de la Pagerie (1763-1814), issue de la branche aînée (plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais nom de son premier mari Alexandre de Beauharnais), première épouse de l'empereur Napoléon et impératrice des Français de 1804 à 1809.

Histoire La famille de Tascher est originaire de Châteauneuf-en-Thymerais dans le Perche..

On ne peut rattacher avec certitude à la famille de Tascher des porteurs du nom de Tascher (donné probablement à celui qui percevait le droit féodal de tasque), dont l'existence est constatée avant l'an 1400..

Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Tascher, cité en 1455 dans un aveu pour sa terre de Bréméant à Dangeau et en 1462 dans autre aveu pour celle de Romphais à Digny, que Jeanne de Chaumont, son épouse, lui porta en mariage.

Selon certains auteurs, il aurait pour père ou grand-père Regnauld de Tascher, seigneur de Garges, fils de Louis de Tascher.. Un Guillaume de Tascher , écuyer, donna une quittance en 1406, mais l'identité avec le premier, n'est pas établie.

Guillaume Tascher laissa deux fils Imbert et Pierre, auteur de deux branches.

Imbert, l'aîné, fut l'auteur de la branche de la Pagerie (terre à Bouffry dans le Loir-et-Cher), qui, après s'être fixée dans le Dunois et le Blésois (Orléanais), s'établit vers 1730 en Martinique où elle s'occupa de plantations. De cette branche est issue Marie-Josèphe Rose de Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, qui, veuve du général Alexandre de Beauharnais, guillotiné en , épousa en secondes noces le Napoléon Bonaparte, alors jeune général encore inconnu et de six ans son cadet.

Pierre, le cadet, fut l'auteur de la branche de Pouvray (terre dans l'Orne). qui se fixa à Bellême. Elle restera dans l'Orne jusqu'au milieu du et s'éteignit en 1964.

Preuves de noblesse La famille de Tascher obtint plusieurs maintenues et confirmations de noblesse.: Une maintenue de noblesse en 1598 en faveur d'Isaac de Tascher, seigneur de la Pagerie et autres lieux. Une confirmation de noblesse en 1667 en faveur d'Issac de Tascher, par ordonnance de Boucher d'Orçai, conseiller d'État pour le règlement des tailles de la généralité d'Orléans. Une ordonnance du sur présentation des titres faite par René de Tascher, seigneur de Marcilly et d'autres parents, rendue par Bernard Hector de Marle, commissaire envoyé pour la recherche de la noblesse dans la généralité d'Alençon. Un arrêt de maintenu de noblesse du à Orléans en faveur de François de Tascher, rendu par M. de Machault, conseiller d'État nommé pour la vérification de la noblesse. Un certificat du du généalogiste des ordres du roi, en vertus des arrêts du Conseil d'État de 1689 et 1699.

Pierre d'Hozier dans un certificat du pour entrée de l'un de ses membres dans l'Ordre de Malte écrit que la famille de Tascher « était en possession de la noblesse, et de si longtemps qu'il n'était mémoire du contraire ».

Les preuves de noblesse pour l'entrée à la Maison royale de Saint-Cyr de Anne et Madeleine de Tascher faites en 1721 et 1734, font remonter la filiation suivie à Charles de Tascher, écuyer, seigneur de Malassise, mort avant le ..

Régis Valette écrit que la famille de Tascher est de noblesse d'ancienne extraction, sur filiation prouvée depuis 1466Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au , 2002, p. 179..

Généalogie Guillaume de Tascher († après 1462), marié avec Jeanne (ou Suzanne) de Chaumont, dont : Imbert, auteur de la branche aînée ; Pierre, auteur de la branche cadette.

Branche ainée Imbert de Tascher, écuyer, seigneur de Romphais et de Bréméant, épouse Marie du Bois des Cours dont vinrentDictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume…, par François-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Badier, Édition : 2, publié chez la veuve Duchesne… et l'auteur, 1784 : Jean qui suit, un autre Jean, dit le jeune, César Roberte, mariée à Étienne de Baune (ou de Racine) ; Jean de Tascher, écuyer, seigneur de Romphais, de Malassise (hameau de la commune d'Auteuil (Oise), près de Beauvais), de Roussy et de La Pagerie, lequel épouse en 1459 demoiselle Jeanne, fille de Geoffroy de Megardon, dont il eut : Charles qui suit, Guillaume, Claude ; Charles de Tascher († entre 1552 et le ), écuyer, seigneur de Malassise se maria avec Isabeau des Loges, son épouse, dont il eut : Vincent, seigneur de Malassise, dont on ignore la postérité, un autre Vincent qui suit, Baptiste de Tascher. Rameau Tascher de la Pagerie Vincent de Tascher (1551 † 1595), écuyer, seigneur de la Pagerie, qui épousa Louise de Racine, dont il eut : Isaac, qui suit, Marin († tué à la bataille de Saint-Quentin en 1557) ; Judith Isaac de Tascher († 1631), écuyer, seigneur de la Pagerie, marié avec Louise de Phéline, dont il n'eut que : Pierre de Tascher qui suit ; Pierre de Tascher, écuyer, seigneur de la Pagerie se maria, le , avec Jeanne de Ronsard (contrat du devant M Vié), il en eut : François qui suit, Jean, mort au service à Turin, Jacques, morts au service à Bergues ; François de Tascher (baptisé le ), écuyer, seigneur de la Pagerie, commandant en 1674 la noblesse du bailliage de Blois et d'Étampes, marié le avec Marie-Pétronille d'Arnoul (née en 1630), dont : Gaspard Tascher de La Pagerie ( † ), seigneur de La Pagerie, marié le avec Edmée du Plessis de Savonnières (née en 1672), puis le (Saint-Laurent-Nouan) avec Anne-Marguerite de Bodin de Boisrenard, dont : De la première union sont issus : Joseph-Gaspard qui suit, Agathe De la seconde union sont issus : Marie-Stanislas (né le - Blois), abbé et vicomte d'Abbeville, Chanoine de Blois, aumônier de la Dauphine, Vicaire général de Mâcon, plusieurs filles dont deux ont été reçues à Saint-Cyr, sur leurs preuves de noblesse. Gaspard Joseph Tascher de La Pagerie ( † 1767), seigneur de La Pagerie, lequel passa en Martinique et s'y maria le (Le Carbet, Martinique) avec Marie-Françoise Bourreau de La Chevalerie (1709 † 1784), dont : Joseph-Gaspard qui suit, Marie-Éphémie-Désirée ( † - Paris), mariée le avec Alexis Renaudin ( † ), chevalier, major des milices de saint Louis, mariée en (Fontainebleau) avec François de Beauharnais (1714-1800), veuf, baron de Beauville, marquis de La Ferté-Beauharnais, seigneur de Villechauve, Chef d'escadre des armées navales, gouverneur et lieutenant général pour le Roi à la Martinique. Veuve, elle se remarie, le (Paris) avec Pierre Danès de Montardat (1748 † 1829), futur maire de Saint-Germain-en-Laye (1815-1826). Ses trois mariages furent infertiles, Robert-Marguerite (1740-1806), auteur d'un rameau éteint dans les mâles en 1993 (qui suit), mais subsistant en ligne féminine. Marie-Paule (1741 † 1795), mariée le (Fort-Royal, Martinique), avec Louis-Jules Lejeune du Gay (1739 † après 1812), écuyer, sieur de La Touche-Hersant, mousquetaire, chevalier de Saint-Louis, dont postérité, Marie-Françoise Rose, dite (1746 † 1807) Joseph-Gaspard ( - Le Carbet, Martinique † - Les Trois-Îlets, Martinique), écuyer, capitaine de dragons, lieutenant des canonniers bombardiers, chevalier de Saint-Louis, marié le (Les Trois-Îlets) avec Rose Claire des Vergers de Sannois (1736 † 1807), et paraît avoir eu une relation avec Marie Anne Adélaïde Mélanie. De son mariage naissent : Marie-Josèphe Rose, (dite ) ( - Les Trois-Îlets, Martinique † - Château de Malmaison, Rueil-Malmaison, inhumée en l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison), Impératrice des Français, reine d'Italie, duchesse de Navarre, (majorat composé du domaine de Navarre à Évreux, dont hérita son fils Eugène), mariée le (Noisy-le-Grand, séparés à l'amiable en ) avec Alexandre, vicomte de Beauharnais (1760 † 1794), remariée, dans des conditions irrégulières par Antoine Collin, le avec Napoleone Buonaparte, jeune général corse encore inconnu et de six ans son cadet, divorcés le . Postérité du premier mariage : Eugène (1781 † 1824) et Hortense de Beauharnais (1783 † 1837), Catherine-Désirée (1764 † 1777), Marie-Françoise ( † 1791), la Rose de la Martinique, fiancée de Louis-François Dubuc (1759 † 1812), membre de l'assemblée coloniale de la Martinique, Il pourrait être le père illégitime de : Elizabeth, femme de couleur libre et, par elle, grand-père de Cyrille Bissette, Félicité Pauline Emmanuelle, laquelle épouse Joseph Julien Frappart (1795 † 1858), Lérice (ou Louise Marguerite) femme de couleur libre, mariée à Louis Barthélemy Frappart, Euphémie Lefebvre, femme de couleur libre et domestique auprès de Joséphine.

Rameau subsistant en ligne féminine en 2023 Robert-Marguerite Tascher de La Pagerie (1740 † , inhumé en l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison où Joséphine lui érigea un monument de marbre blanc), Baron de La Pagerie, l'auteur du seul rameau existant de cette branche aînée fut page de (1754), puis successivement lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de MM. les maréchaux de France à Brest, et commandant des ports et rades de la Martinique. Du mariage qu'il contracta dans cette île en 1770 avec Jeanne Le Roux de Chapelle (1754-1822), dont il eut : Marie Louise Marguerite ( † - Le Vauclin (Martinique)), mariée avec Louis Germain du Tremblier de Chauvigny ( † - Les Trois-Îlets (Martinique)), dont postérité, , , , Anne Calixte ( † - Port-Louis (Guadeloupe)), mariée avec Pierre Guillaume Ruillier-Beauport († à Port-Louis (Guadeloupe)), commandant du quartier de Port-Louis (Guadeloupe), dont postérité, Charles qui suit, Jean-Henri, dit l'Amour ( - Fort-de-France (Martinique) † - Paris), comte de l'Empire, Général de brigade (1813), marié à Paris le avec Marcelle Clary (1792 † - La Thuillerie), dont : Rose Amable Julie Joséphine ( † - La Thuillerie), mariée le avec Louis Alexandre ( † - La Thuillerie), baron de Montbrun, Préfet du palais de Napoléon III, Officier de la Légion d'honneur, dont postérité, Pierre Claude Robert qui suit son aîné, Marie Rose Françoise (1788 - Fort-Royal † - Paris), élevée au rang de princesse française, épousa, sur ordre de l'EmpereurSource : Journal de campagne de Maurice de Tascher, février 1808., le (Paris) Prosper-Louis d'Arenberg ( - Enghien † - Bruxelles), duc d'Arenberg. Ce mariage a été annulé par jugement du tribunal civil du département de la Seine le , par sentence de l'officialité de Paris le , enfin par bulle du pape Pie VII le . Divorcés le . Elle se remarie le avec Guy Eugène Victor ( - Paris † - Paris), marquis de Chaumont-Quitry, Comte de Quitry et de l'Empire, Officier de cavalerie, officier d'ordonnance du prince Eugène, dont postérité. Sainte-Rose, dite (1792 † 1823).