Citroën Racing , anciennement Citroën Sport et Citroën Compétitions, est le département qui gère l'activité sportive de Citroën depuis 1965.
La marque s'est engagée dans différentes disciplines tout au long son existence, à travers le rallye, le supertourisme ou encore le rally-raid, obtenant de nombreux titres.
Son siège social se situe à Versailles, dans le cluster technologique Paris-Saclay.
Historique Les premiers engagements (1965-1989) right|thumb| Rallye de Finlande 1956.
René Cotton a contribué au démarrage de l'équipe. C'est en , à l'occasion du Safari Rally, que Citroën engagea pour la première fois en nom propre des Citroën DS.
Le modèle Citroën DS a remporté de nombreuses courses dans sa carrière, à partir du Rallye automobile Monte-Carlo en 1959 jusqu'au Rallye du Maroc en 1970.
En 1968 la DS menait le Rallye-marathon Londres-Sydney (18 000 km course) jusqu'à ce qu'un conducteur ivre ne provoque un accident à 150 km de l'arrivée. Les nombreuses victoires des diverses déclinaisons de cette voiture au cours des années 1960 sont détaillées en page propre (notamment grâce à René Trautmann).
La DS a gagné le Rallye de la Coupe du Monde 1974 Londres-Sahara-Munich rallye, grâce à l'équipage australien corsaire de Jim Reddiex, Ken Tubman et André Welinski. 70 voitures sont entrés dans la course - 19 terminé. La DS a terminé 28 heures avant la voiture suivante.
Les premiers projets en vue de participer au Championnat du monde des rallyes sont lancés en 1980 par Guy Verrier, responsable sportif de Citroën Compétitions. L'objectif était de s'engager en 1985 et pour cela la marque va mettre en concurrence plusieurs préparateurs externes afin de sélectionner le meilleur modèle basé sur la Visa. Ce n'est qu'à l'été 1983 au Rallye des 1000 Pistes que le choix est réalisé entre les quatre prototypes. La Visa développée par Denis Mathiot devient alors la première voiture 4 x 4 française de compétition et donne le nom de Visa 1000 Pistes à un modèle commercialHistoire de la Visa 1000 pistes. La voiture est homologuée en Groupe B en 1984 et peut alors être alignée en compétition. Le meilleur résultat est une huitième place de Jean-Claude Andruet au Rallye automobile Monte-Carlo de 1985. L'année suivante, l'écurie engage la Citroën BX 4TC mais son manque de fiabilité ne permet de remporter qu'une sixième place au Rallye de Suède avec de nouveau Jean-Claude Andruet. L'aventure sportive tourne court au bout de trois courses seulement d'une part en raison de l'annonce du bannissement du Groupe B de la compétition à partir de 1987 et d'autre part en raison du manque de résultats. Ce retrait met en veille le service compétition durant quelques années.
Le rallye-raid (1990-1997)
En 1989 Citroën Compétitions change de nom et devient Citroën Sport.
L'équipe s'engage alors en 1990 en rallye-raid avec la Citroën ZX Rallye-raid, étroitement dérivée de la déjà victorieuse Peugeot 405 T16. Ils remportent le Paris-Dakar en 1991 pour leur première participation, avec l'ancien champion du monde des rallyes Ari Vatanen. En 1992, Pierre Lartigue remporte sur une Citroën le rallye Paris-Moscou-Pékin, avant de s'imposer sur le Rallye Dakar à trois reprises (1994, 1995, 1996). Il gagne aussi la coupe du monde pilotes de rallye-raid quatre fois de suite (1993, 1994, 1995, 1996) alors que Vatanen la gagne en 1997. Citroën remporte la coupe du monde constructeurs en 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997.
Les débuts en WRC (1998-2000) En 1998, à la suite de son retrait des rallye-raids, Citroën Sport décide de revenir officiellement en rallye et conçoit pour cela la Xsara Kit Car. Équipée d'un moteur de 2 L développant 280 ch à plus de , cette voiture débute dans le championnat de France des rallyes 1998 avec le titre pilotes pour Philippe Bugalski.
Lors de la saison 1999, Philippe Bugalski avec sa Citroën Xsara Kit Car remporte la première victoire de Citroën Sport en WRC avec le Rallye de Catalogne suivi d'une seconde victoire au Tour de Corse, il se classera au championnat du monde avec 20 points.
La montée en puissance (2001-2002)
La saison 2001 de Citroën est marquée par la victoire de l'Espagnol Jesús Puras lors du Tour de Corse et par la seconde place du jeune espoir Sébastien Loeb lors du Rallye Sanremo
En 2002, Citroën participe à huit des quatorze rallyes de l'année. L'équipe effectue de nombreux essais avec la Citroën Xsara WRC pour préparer l'engagement officiel du constructeur en championnat du monde et participe à quelques rallyes en championnat du monde. Sébastien Loeb domine le Rallye automobile Monte-Carlo mais perd la victoire sur tapis vert à cause d'une erreur de l'écurie, finissant toutefois deuxième. Sébastien Loeb remporte le sa première victoire en WRC au Rallye d'Allemagne au côté de son copilote Daniel Elena.
Au sommet du rallye, l'ère de Loeb (2003-2012) thumb|Sainz sur la Xsara WRC au Rallye de Finlande 2004.
2003 : Titre constructeurs et titre de vice-champion pour Loeb En 2003, Citroën est inscrite comme équipe officielle au championnat du monde et est donc autorisée à marquer des points pour le classement constructeurs, l'équipe est composée du double champion du monde Carlos Sainz, du champion du monde 1995 Colin McRae, et du français Sébastien Loeb. La saison sera marquée par le duel entre Sébastien Loeb et Petter Solberg jusqu'au tout dernier rallye de la saison qui verra finalement triompher le Norvégien. Mais l'équipe se consolera avec le titre constructeurs obtenu aux dépens de Peugeot. Fin 2003, à l'issue d'une campagne mondiale décevante avec Citroën, Colin McRae est remercié.
2004 : Citroën et Loeb champions du monde En 2004, Sébastien Loeb épaulé de Daniel Elena remporte le championnat du monde des rallyes avec six victoires au cours de la saison et devance Petter Solberg. Dix ans après Didier Auriol, il devient ainsi le deuxième français titré au plus haut niveau du rallye mondial et égale au passage le nombre de victoires en une saison de Didier Auriol. Il est cependant le premier français à être titré sur une voiture française, Didier Auriol ayant gagné sur une Toyota. Au cours de cette saison 2004, Sébastien Loeb est le premier non nordique à remporter le rallye de Suède. En outre, il n'abandonne que deux fois : au Mexique et en Catalogne, les deux fois, une pierre endommage son carter d'huile.
2005 : le doublé pilotes/constructeurs thumb|Duval au volant de sa Citroën Xsara WRC au Rallye de Chypre 2005. En 2005, Citroën recrute l'espoir belge François Duval pour remplacer Carlos Sainz, Sébastien Loeb remporte une troisième victoire d'affilée au Rallye Monte-Carlo, puis enchaîne six victoires de suite en Nouvelle-Zélande, Italie, Chypre, Turquie, Grèce et Argentine, puis après une deuxième place en Finlande, il triomphe pour la quatrième fois en Allemagne, devenant ainsi le seul détenteur du record de victoires en une saison (10) et du nombre de victoires d'affilée (6). Avant le rallye de Chypre, François Duval est écarté de l'équipe pour cause de mauvais résultats, Citroën fera appel au vétéran Carlos Sainz puis décide d'offrir une nouvelle chance à François Duval à partir du rallye d'Argentine. Ce dernier revient donc avec un nouveau copilote : l'expérimenté Sven Smeets. Il monte à nouveau sur la seconde marche du podium des rallyes d'Allemagne et de Grande-Bretagne. Au rallye de Grande-Bretagne, à la suite de l'accident qui coûte la vie à Michael Park, copilote de Markko Märtin, et au retrait de l'équipage Marcus Grönholm/Timo Rautiainen par respect pour leurs coéquipiers, Loeb décide de prendre volontairement une pénalité pour ne pas remporter la victoire et le titre en ce triste jour. C'est lors de l'épreuve suivante, le Rallye du Japon, que Loeb remporte un deuxième titre de champion du monde consécutif. Lors du Tour de Corse, qui lui avait échappé jusque-là, il est le premier pilote de l'histoire du championnat WRC à remporter tous les meilleurs temps des spéciales d'un rallye (douze pour le Tour de Corse 2005). Il remporte également l'épreuve suivante, le rallye de Catalogne, portant son record de victoires en une saison à dix.
Lors de la dernière manche de la saison, au rallye d'Australie, François Duval remporte enfin la première victoire en rallye WRC de sa jeune carrière et devient également le premier belge à réussir cet exploit.
2006 : Loeb champion sur une Citroën privée thumb|Loeb au volant de la Xsara aux couleurs de Kronos Racing au Rallye du Japon 2006. En 2006, Citroën s'étant officiellement retiré du WRC avant un retour prévu dès 2007, Sébastien Loeb dispute la saison avec l'écurie Kronos Racing, toujours au volant d'une Xsara WRC suivie de près par Citroën Sport. À ses côtés dans l'équipe, figurent deux jeunes pilotes payants espagnols, Xavier Pons et Daniel Sordo, champion du monde junior en titre, que Citroën engagera par la suite en tant que pilote officiel. En marge du championnat du monde, Loeb et Sordo participent également au développement de la C4 WRC, la future arme de Citroën pour son retour en 2007. À mi-saison, Sébastien Loeb est largement en tête du championnat, devançant Marcus Grönholm de 29 unités grâce à cinq victoires et trois secondes places.
En s'imposant lors du Rallye du Japon le devant son concurrent direct pour le titre de champion du monde Marcus Grönholm, il remporte sa et bat ainsi le record de Carlos Sainz qui tenait depuis 2004.
Quelques jours après sa victoire au Rallye de Chypre, Loeb chute lors d'un entraînement à VTT en Suisse, dans le Canton de Vaud, où il réside, et se fracture la tête de l'humérus droit. Il doit alors déclarer forfait pour les quatre derniers rallyes de la saison et se retrouve ainsi sous la menace de Marcus Grönholm, qui aurait pu venir le coiffer sur le fil. Grönholm devra néanmoins s'incliner après un accident au rallye d'Australie qui marque la fin de ses espoirs de titre. Sébastien Loeb est donc sacré triple champion du monde des rallyes lors de ce même rallye.
2007 : Le titre pilote pour Loeb et le titre de vice-champion pour Citroën thumb|Daniel Sordo au Rallye de Grande-Bretagne 2007. Après son départ de la discipline lors de la saison 2006, Citroën revient en WRC lors de la saison 2007 avec une nouvelle voiture, la Citroën C4 WRC. La même année, pour la première sortie officielle de la nouvelle voiture, Loeb remporte l'épreuve inaugurale, assurant même le doublé pour Citroën avec son nouveau coéquipier Daniel Sordo qui effectue son premier rallye avec l'équipe. Pour la première sortie de la nouvelle création de la marque sur terre, au rallye du Mexique, Loeb apporte la victoire à son écurie.
Une nouvelle fois, la saison se résume à un duel entre Loeb et Marcus Grönholm. Leader du championnat après deux épreuves, il termine hors des points au Rallye de Norvège, ce qui le fait rétrograder en troisième place. Après trois victoires de suite, il retrouve la tête du classement général, mais à la suite d'un nouvel abandon (mécanique cette fois) en Italie, son rival finlandais va la conserver pendant près de six mois. À trois épreuves de la fin au Rallye du Japon, Grönholm sort de la piste mais Loeb ne profite pas de cette occasion pour lui reprendre des points, sortant à son tour et abandonnant. En Irlande toutefois, Marcus Grönholm sort une nouvelle fois, mais cette fois Loeb remporte la victoire, devançant de six points son adversaire au championnat. Assurant la troisième place au Rallye de Grande-Bretagne derrière Grönholm, deuxième, il remporte finalement son quatrième titre consécutif, égalant le record de titres mondiaux, et de titres consécutifs.
À la fin du championnat, Guy Fréquelin quitte ses fonctions de directeur qu'il occupait depuis 1989, la direction nommera Olivier Quesnel comme successeur.
2008 : une domination sans partage thumb|Loeb sur C4 WRC au Monte-Carlo 2008.