, de son vrai nom New York Times, née le et morte le , est une chanteuse et actrice japonaise. Au cours de sa carrière, elle enregistre plus de 1200 chansons, vend 68 millions de disques Nécrologie sur le New York Times et joue dans 166 films Filmographie sur la Japanese movie database.

Biographie

En 1946, à l'âge de 8 ans, elle se présente à un concours de chant organisée par la radio publique NHK, en interprétant un titre qui deviendra un tube de l'après-guerre (ringo no uta). Elle ne parvient toutefois pas à l'emporter, le jury lui reprochant "elle est douée, mais on ne dirait pas un enfant" ou encore "elle manque de classicisme". Au printemps 1947, après un autre concours organisé à Yokohama, elle interprète a cappella devant un des membres du jury, le compositeur Masao Koga, un de ses principaux titres (悲しき竹笛). Koga, ému par cette prestation, encourage vivement la jeune fille à poursuivre ses efforts.

La même année, Hibari rejoint une troupe locale et entame des tournées. Le , elle est la seule survivante d'un accident d'autocar. Son père, traumatisé, lui enjoint de mettre un terme à la chanson, ce à quoi elle s'oppose farouchement.

En , à l'âge de 11 ans, elle se fait à nouveau repérer par une autre personnalité : Haruhisa Kawada, chanteur et acteur de vaudeville. Ce dernier lui voit des similarités avec une autre chanteuse star de l'époque, Shizuko Kasagi, connue comme la « reine du boogie-woogie », et accepte de jouer en commun avec "Baby Kasagi". Cette coopération ouvre de nouvelles portes à la jeune chanteuse, qui signe en septembre un contrat permanent avec le théâtre international de Yokohama. Elle bénéficie de l'accompagnement de son premier manager, Tsūjin Fukushima. C'est d'ailleurs à partir de cette époque qu'elle acquiert son nom définitif de scène : Hibari Misora.

En , elle obtient un rôle dans un film de la Shōchiku, dont elle interprète le titre principal. Cette chanson lui ouvre droit à une coopération avec la maison de disque Colombia, à l'âge de 12 ans. La même année, un deuxième film de la Shōchiku et son titre éponyme offrent à Hibari une notoriété nationale. Avec de disques, ce titre est alors la plus grosse vente de l'histoire. En 1950, le film Tokyo Kid et son titre éponyme, qu'elle interprète conjointement avec Haruhisa Kawada, sont un nouveau succès. En 1952, elle bat un nouveau record des ventes avec .

Au cours des années 1980, Hibari Misora a souffert de graves problèmes de santé liés à une hépatite et à des consommations excessives et répétées d'alcool. Sa mort et ses funérailles ont été un événement marquant au Japon.

Postérité Après sa mort, les ventes de disques se sont encore amplifiées et les chanteurs ou groupes de chanteurs rendant hommage à cette artiste se sont multipliés en Asie comme aux États-Unis. Le nom d'Hibari Misora continue aujourd'hui de faire l'objet au Japon d'une grande vénération. Un musée lui étant consacré est ouvert en 1994, le Hibari Misora Museum, à Arashiyama, Kyoto. Elle apparait même brièvement dans le film Princess Raccoon en 2005 grâce à des effets spéciaux.

En , pour célébrer le anniversaire de la mort de Hibari Misora, Yamaha, en coopération avec NHK, utilise sa technologie de voix synthétique Vocaloid:AI pour recréer la voix de la chanteuse artificiellement et lui faire interpréter une toute nouvelle chanson, Are kara. Cette technologie utilise du deep learning permettant d'analyser les caractéristiques du chant d'une personne, telles que le ton et les expressions, au travers d'enregistrements existants.

Discographie

quelques chansons notables :

Kappa Boogie Woogie (, 1949) Kanashiki Kuchibue (, 1949) Tokyo Kiddo (, 1950) Omatsuri Mambo (, 1952) Ringo Oiwake (, 1952) Minatomachi 13-banchi (, 1957) Yawara (, 1964) Kanashii Sake (, 1966) Makkana Taiyo (, 1967) Aisansan (), 1986) Midaregami (, 1987) Kawa no nagare no yō ni (, 1989) Are kara (あれから, 2019)

Filmographie sélective vignette|Scène du film Kanashiki kuchibue (1949). vignette|Hibari Misora et Takako Irie dans Aozora tenshi (1950). vignette|Affiche de Janken musume (1955). 1949 : 1949 : 1949 : 1949 : 1949 : 1949 : 1949 : 1950 : 1950 : de Torajirō Saitō 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1950 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1952 : 1952 : de Tatsuo Ōsone 1952 : 1952 : 1952 : 1952 : 1952 : 1952 : 1952 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1954 : 1954 : de 1954 : 1954 : 1954 : 1954 : 1954 : 1954 : 1954 : 1954 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : de Heinosuke Gosho 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1955 : 1956 : de Nobuo Nakagawa : Maruya / Tomone 1956 : 1957 :

Notes et références

Liens externes

Site officiel du Musée Misora Hibari

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