La rue Murillo est une voie publique du de Paris.

Situation et accès Elle commence avenue Ruysdaël et se termine rue de Courcelles.

Le quartier est desservi par la ligne 2 à la station Courcelles.

Origine du nom vignette|gauche|Autoportrait, Bartolomé Esteban Murillo. Elle a été dénommée en l’honneur du célèbre peintre espagnol Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682).

Historique Cette rue fait partie de celles qui furent ouvertes, en 1867, sur une partie de l'ancien parc de Monceau et qui a pris sa dénomination actuelle le .

D'un acte passé le devant maitre Fould et maitre Moquard, notaires à Paris,

En contre-échange, la Ville de Paris cède à monsieur Pereire deux terrains :

Décret du

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 1 (et 1, avenue Ruysdaël) : hôtel Crosnier. Hôtel particulier de la seconde moitié du ayant appartenu au financier Ernest Crosnier, directeur général des Sucreries Say, qui s'y est suicidé après l'effondrement de l'action de la société en 1905, consécutif à la faillite de sa filiale égyptienne au sein de laquelle des détournements avaient été opérés à des fins de spéculation boursière. Cet épisode a inspiré le roman de Maurice Druon Les Grandes Familles (1948). Représentatif des grands hôtels issus du lotissement des abords du parc Monceau, il présente une façade composée de deux étages carrés sur un soubassement semi-enterré orné de bossages. Les fenêtres cintrées du premier étage sont ornées de guirlandes. Le balcon du second étage est soutenu par de fortes consoles. La toiture est percée de lucarnes. L'hôtel abrite actuellement l'ambassade d'Algérie à Paris. 4-6 : immeuble de style néo-Louis XIII construit par l'architecte Auguste Tronquois en 1869. Façade de trois étages carrés sur rez-de-chaussée en pierre et brique rouge organisée autour d'une cour séparée de la rue par des grilles. À l'alignement, les grilles sont interrompues par un pavillon en pierre servant de conciergerie. La façade postérieure donne sur le parc Monceau. L'immeuble est très représentatif du lotissement luxueux autour du parc réalisé par Émile Pereire après 1860. Il s'agissait à l'origine de deux hôtels particuliers indépendants ; le 6 a été acheté en 1872 par l'industriel alsacien Antoine Herzog, propriétaire de terrains dans la plaine Monceau et fondateur de la Compagnie Immobilière de le plaine Monceau, qui s'y était installé quand l'Alsace est devenue allemande (cahier des charges du définissant les prescriptions architecturales) ; Gustave Flaubert a habité au 4 de 1869 à 1875 ( avec vue sur le parc Monceau). Anatole France a évoqué ce

8 (et 16, rue Rembrandt) : immeuble de rapport de style néo-Louis XIII en pierre et brique très similaire à celui des 4-6 ci-dessus, également réalisé par l'architecte Auguste Tronquois en 1869, et lui aussi organisé autour d'une cour séparée de la rue par des grilles coupées en leur milieu d'un pavillon en pierre servant de conciergerie. L’homme politique Léon Renault (1839-1933), qui fut sénateur, ministre et préfet de police, a résidé à cette adresse« Déposition de M. Léon Renault, sénateur » Journal officiel de la République française, 1887, sur RetroNews., de même que l’ingénieur Émile Pereire, fils de l’un des frères PereireMinutes et répertoires du notaire Félix François Georges BERTRAND, 6 août 1880 - 26 juin 1902, Archives nationales, MC/ET/VIII/1841., et le comte Gabriel de La Rochefoucauld (1875-1942) :

Le vestibule et la cage d'escalier principal de l'immeuble font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques par arrêté du .

9 : immeuble-hôtel construit à partir de 1870 par l'architecte Gustave Clausse. Il se réserva le rez-de-chaussée et le premier étage en pierre et loua les étages supérieurs en brique. Dans la cour, sur le mur mitoyen en face de l'entrée, Clausse remonta une arcade et des chapiteaux fournis par Edmond Guillaume, architecte chargé de la démolition du palais des TuileriesCaroline Hauer, « Paris : Vestiges du Palais des Tuileries, jeu de piste historique à travers la ville », parisladouce.com, 15 janvier 2020.. Un buste, peut-être d'Alphonse d'Este, provenant de Florence et deux chapiteaux vénitiens complètent cet ensemble. Les ouvertures du premier étage sont en plein cintre, ornées de céramiques polychromes et, à l'angle en pan coupé avec la rue Rembrandt, elles sont en serlienne. Le plafond du salon de cet étage fut décoré d'anges musiciens par le peintre Albert Gérard« Immeuble 9 rue Murillo », sur ''structurae.net » (base de données et galerie internationale d’ouvrages d’art et du génie civil)..

(angle rue Rembrandt) : ancien hôtel particulier construit en 1872 par l'architecte William Bowens Vander Boijen pour le banquier et collectionneur d'art Léopold Goldschmidt (1830-1904)Le Dictionnaire des noms d’architectes des constructions élevées à Paris aux XIX et XX siècles l’attribue à l’architecte Hippolyte Destailleur.. Peu après sa mort, l'hôtel Goldschmidt est racheté, en 1906, par l'homme d'affaires américain James Stillman (1850-1918)Archives de Paris, DQ18 1364.. En 1915, James Stillman, connu pour son engagement en faveur des victimes de la Grande Guerre, y installe un hôpital militaire L’Homme enchaîné, 13 février 1917, sur gallica.bnf.fr. destiné aux officiers blessés. Cet hôpital complémentaire, qui porte le et compte 24 lits, ouvre le et ferme le . 256 officiers y ont été hospitalisés. Le musée du Service de santé des armées en conserve au moins deux clichésFrançois Olier et Jean-Luc Quénec'hdu, Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918, tome II, Ysec Editions, 2008.. À une date indéterminée, la façade donnant sur la rue Rembrandt a été complètement remaniée : de deux étages, on est passé à trois et la marquise qui protégeait et qui mettait en valeur l’entrée a été détruite. Cette marquise était encore en place en 1919Dictionnaire des noms d’architectes des constructions élevées à Paris aux XIX et XX siècles. Période 1876-1899, 1990 .. 11 : selon André Becq de Fouquières, . 12 : hôtel particulier où meurt l'artiste peintre François-Théophile-Étienne Gide (1822-1890)Acte de décès du 29 novembre 1890, acte 1882, Archives de Paris.. 14 : hôtel particulier qui, quoique présentant une façade plus sobre que celui du 16, se rattache au même ensemble cohérent de la fin du .

16 : hôtel particulier construit en 1878 (ou 1868 date gravée en façade)1869 selon .. En pierre de taille, il est décoré dans un style Renaissance (fenêtre à meneaux, lucarnes en pierre présentant un amortissement et des ailerons sculptés, toiture en bâtière). La cour donne sur la rue et à côté, une petite maison, en brique et pierre de taille, forme un ensemble avec l'hôtel. Hôtel de M. S. Elizade (en 1910). L'hôtel a été restructuré en 2008 par les architectes Daniel et Michel Bismut pour accueillir l'ambassade de Singapour en France.

21 : hôtel de M. Viellard (en 1910). 25 : hôtel du comte J. d'Arlincourt (en 1910), de style néo-Louis XIII en brique et pierres. 26 : hôtel de François de Cossé-Brissac, de Brissac (1868-1944) et de la duchesse née Mathilde de Crussol d'Uzès, propriété de la duchesse d'Uzès (après 1902).

Bâtiments détruits : hôtel particulier et atelier du comte Émilien de Nieuwerkerke, sculpteur et surintendant des beaux-arts, construit par Hector-Martin Lefuel, vendu en 1870 puis démoliJacques Charrier, Promenades historiques dans le VIIIe arrondissement, Quartier de l’Europe, Cahiers de la Société historique et archéologique des VIIIe et XVIIe arrondissements de Paris, n° 33, 2008.. 18 : hôtel du banquier Octave Homberg (1844-1907), issu d'une famille d'origine juive convertie au catholicisme, originaire du Havre, ancien élève de l'École polytechnique, inspecteur des finances, sous-directeur au ministère des Finances, directeur de la Société générale, président de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest et de la Société générale des chemins de fer économiques, administrateur de l'Imprimerie Chaix et censeur de la Banque de France de 1891 à sa mort. Il fut également un célèbre collectionneurAnne Mézin et Pierre de Boissieu, « L'intégration d'une famille ashkénaze dans la France du : les Homberg du Havre », Archives juives, , 2, 2001, 95 à 108.. La seconde femme de son fils Octave, Jeanne Octave Homberg (1884-1946), fut présidente fondatrice de la Société d'études mozartiennes. 20 : hôtel où le financier Jacques de Reinach (1840-1892), l'un des protagonistes du scandale de Panamá, est mort dans des circonstances mal élucidées (suicide ou rupture d'anévrisme). Hôtel de la famille Lefebvre de ViévilleEn 1910 : .En 1954 : .. 22 : hôtel de M. E. Le Normand (en 1910). 24 : hôtel du comte R. Chandon de Briailles (en 1910).

Habitants célèbres Lucienne Bréval (1869-1935), chanteuse d'opéra (6), en 1910. Jules-Louis-Auguste Leitner (1862-1940), sociétaire de la Comédie-Française (11), en 1910. Gustave Flaubert, romancier, de 1869 à 1875.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Murillo Murillo Catégorie:Bartolomé Esteban Murillo