L’avenue Ruysdaël est une voie publique hors domaine routier du de Paris.

Situation et accès Cette voie qui fait partie du parc Monceau commence place de Rio-de-Janeiro, à l'intersection de la rue de Monceau, de la rue de Lisbonne et de l'avenue de Messine et se termine au parc Monceau.

Le quartier est desservi par la ligne 2 à la station Monceau.

Origine du nom Elle tire son nom en souvenir du célèbre peintre hollandais Jacob van Ruisdael (1628-1682).

Historique L'avenue Ruysdaël est ouverte vers 1861 et a reçu sa dénomination par un décret du .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : hôtel Crosnier (voir le 1, rue Murillo).

: la chancellerie de l'Ordre de la Libération s'y installa de 1954 à 1967. : hôtel Dreyfus. Hôtel acquis en 1874 par l'homme d'affaires Auguste Dreyfus (1827-1897), et qui a été après lui la résidence de sa veuve, Luisa González Orbegoso (1847-1924), marquise de Villahermosa. Ancien petit commerçant en « objets, produits et denrées de luxe » au Pérou devenu un industriel richissime, Dreyfus y accumula d’extraordinaires collections d’œuvres d’art dont il fit dresser l’inventaire détaillé une dizaine d’années plus tard, qui mentionne des tableaux de maîtres anciens (Velasquez, Zurbaran, Murillo, Goya, Rubens, Ruysdael, Le Lorrain) et modernes (Courbet, Corot ou Meissonier), des tapisseries flamandes du , des broderies au petit point du espagnol, des tapisseries des Gobelins et de Beauvais, une collection de tabatières, bonbonnières, châtelaines et montres du , des pièces d’orfèvrerie, des vases japonais ou chinois en bronze, des ivoires, jades, laques de Chine, des antiquités péruviennes, des porcelaines et faïences, des armes anciennes, etc. Au deuxième étage se trouvait à côté de la bibliothèque le « petit cabinet des étoffes » où étaient conservées de tissus précieux estimés : robes de Chine ou du règne de Louis XV, coussins en broderie persane de soie, coussins de gondole vénitien du , morceaux de soie en lés d’époque Louis XV ou Louis XVI, broderie d’or, étoles et chasubles, chapes en damas ou en satin, passementerie et dentelles… Les 11 coffres en bois qui contenaient un service en vermeil de la maison Odiot de dont 98 plats, les 11 placards de l’office où se trouvaient les services de porcelaine et de cristal, ainsi que les 20 placards de la lingerie témoignaient également de l’opulence de la maison… qui marqua de même la « maison de campagne » de Pontchartrain, domaine acquis par Dreyfus en 1888 et que ses héritiers conservèrent jusqu'en 1932. Aujourd'hui, c'est le siège de la société Rolex.

650px|vignette|centré|Plan de l'avenue Ruysdaël. : hôtel Menier. Hôtel particulier construit en 1875 pour M. Lecomte par l'architecte Jules Pellechet. En 1878, Gaston Menier achète l’hôtel à l'industriel originaire de Mulhouse Georges Michel dit Jules Koechlin (1816-1882) (voir « Famille Koechlin ») et fait exécuter des travaux de décoration intérieure, en particulier les belles mosaïques de l’escalier, qui portent la date de 1879. Il en prend possession en 1880, l’année de son mariage. En 1885, il fait construire par l'architecte Henri Parent les communs qui se trouvent dans la cour située derrière le bâtiment principal (les anciennes écuries ont conservé les anneaux où l’on attachait les chevaux ; l’emplacement où se trouve la collection Bouvet devait servir de remise pour les voitures). Au-dessus de ces communs se trouve l’étage construit en encorbellement et reposant sur un système d’arcs entrecroisés. Il est éclairé par de curieuses fenêtres néo-mauresques dans le style de celles de l’hôtel d'Henri Menier rue Alfred-de-Vigny. Cet étage était occupé par une « salle mauresque » destinée aux réceptions et aux représentations théâtrales. Présence aussi d'éléments néo-normands« TOP 10 des maisons insolites à Paris », pariszigzag.fr, consulté le 12 juillet 2021.. Gaston Menier rapporte : Gaston Menier avait également fait installer dans la salle à manger de son hôtel, en 1887, un célèbre petit train électrique de table qui apportait les plats devant chaque conviveDécrit dans La Nature, 29 octobre 1887, .. Hôtel de M. P. Lozouet en 1910. Depuis 1953, l'hôtel abrite le Conseil national de l'ordre des pharmaciens.

: hôtel d'Émile Bieckert (1837-1913), brasseur alsacien qui avait fait fortune en Argentine avant de revenir vivre en France en 1889, passant le plus clair de son temps dans le Midi (en 1910).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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