vignette|Référendum chilien de 1978 Le plébiscite de 1978 est un référendum organisé au Chili le par le général Augusto Pinochet pour légitimer et obtenir un soutien populaire a la dictature militaire qui gouvernait le pays depuis 1973.
Question soumise à référendum Marie-Noëlle Sarget, Histoire du Chili, L'Harmattan, 1996, p. 261..
Contexte Après la condamnation en décembre 1977 par l'Assemblée générale des Nations unies, par 95 voix contre 14 et 12 abstentions, du Pierre Vayssière, professeur émérite des universités, spécialiste d'histoire latino-américaine et d'historiographie, le Chili d'Allende et de Pinochet dans la presse française, passions politiques, informations et désinformations, collection Recherches Amériques Latines, L'Harmattan, 2005, p 75 Pinochet avait décidé d'organiser un plébiscite, mettant ainsi les autres membres de la junte devant le fait accompliPierre Vayssière, ibid, p 76, le général Gustavo Leigh dénonçant le et le risque de nuire au prestige de l'arméeLe Monde, 4 janvier 1978, cité par Vayssière, p 76.
Deux membres de la junte ratifièrent la consultation, l'opposition soulignant de ce fait le caractère illégitime de celle-ci alors que les partis de gauche (interdits), la presse et l'épiscopat émettaient des réserves ou condamnaient le projet. Un sondage Gallup effectués le annonce un pourcentage de 70 % favorables à PinochetL'Aurore, cité par Pierre Vayssière, p78. Le journaliste Philippe de Dieuleveult, présent sur place pour Antenne 2, fait une estimation similaire..
La question soumise au plébiscite ne fut publiée que 24 heures à l'avance, en raison notamment de problèmes constitutionnels et juridiques soulevées par le contrôleur général (sur le départ), Héctor Humeres, mais vite ignoré par son successeur, Sergio Fernández. Si une seule réponse était possible, la question biscornue était composée de deux propositions que le peuple chilien devait accepter ou rejeter en bloc. La première proposition concernait le alors que la seconde voulait faire reconnaitre une .
Organisation du plébiscite Le vote fut obligatoire.
Le bulletin présentait un drapeau chilien uniquement en face de la case Si. Le gouvernement affirma avoir reçu 75 % des voix en sa faveur contre 20 % auxquels s'ajoutaient un peu plus de 4 % de bulletins nuls. L'abstention atteignit 8,5 % en dépit de l'absence de registre électoral pour la contrôler.
Proposition (alternative) Voix % « Sí » 4 012 023 75 % « No » 1 092 226 20,41 % Bulletins nuls ou blancs 244 923 4,59 % Total 5 349 172 100 %
Réactions de la presse étrangère Ces résultats furent dénoncés comme une , une Le quotidien de Paris, 4 janvier 1978, cité par Pierre Vayssière ou une par la presse étrangère, notamment européenne et françaisePierre Vayssière, ibid, p 77. Des journalistes reprochent même avec ironie le score attribué à Pinochet, lequel ne saurait pas bourrer les urnes Anne Valier dans Politique hebdo, 9 janvier 1978, cité par Pierre Vayssière.. Néanmoins quelques journaux étrangers fustigent le comportement des exilés chiliens pour avoir fait le jeu de PinochetLa Croix, cité par Pierre Vayssière, p 77 alors que certains journalistes comme Jacques Richard dans L'Aurore estiment que pendant 15 jours, le pays avait connu une intense campagne électorale et que la presse avait retrouvé pendant ce laps de temps sa liberté d'opinionL'Aurore, cité par Pierre Vayssière, p 78.
Notes et références
Voir aussi Article connexe Référendum chilien de 1988
Bibliographie Nazer A., Ricardo y Rosemblit B., Jaime (2000). «Electores, sufragio y democracia en Chile: una mirada histórica». Revista de Humanidades y Ciencias Sociales (48). Silva Bascuñán, Alejandro (1997). Tratado de Derecho Constitucional. Tomo III: La Constitución de 1980. Antecedentes y génesis. Santiago de Chile: Editorial Jurídica de Chile. .
Catégorie:Dictature militaire d'Augusto Pinochet Catégorie:Référendum en 1978 Catégorie:Janvier 1978 Catégorie:Référendum au Chili