Plouvien est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située à seulement au nord de Brest et à au sud des plages de la Mer d'Iroise, proche de l'Aber-Benoît et peu éloigné de l'Aber-Wrac'h, Plouvien bénéficie en outre d'une image écologique vis-à-vis de ses voisins, notamment en raison de l'implantation d'une centrale éolienne au nord de la commune. Les habitants de Plouvien s'appellent les Plouviennois.

Géographie Présentation physique vignette|Carte de la commune de Plouvien. Les altitudes au sein du territoire communal varient du niveau de la mer jusqu'à à Lannaneyen, à Gorréquear ; l'altitude moyenne de la commune est de .

Communes limitrophes

Vie économique Vie agricole En 2009, Plouvien comptabilisait 57 exploitations agricoles pour 75 chefs d'exploitation (en raison des GAEC et EARL), la superficie moyenne des exploitations étant de . L'âge moyen des exploitants agricoles est de 44 ans. Le nombre des exploitations s'est singulièrement réduit ces dernières années : en 1990, 114 exploitations et 133 chefs d'exploitation (superficie moyenne des exploitations : 19,8 ha) ; en 1996, 72 exploitations et 91 chefs d'exploitations (superficie moyenne des exploitations : 31,8 ha).

Les principales productions agricoles en 2008 sont le lait (plus de 13 millions de litres produits dans la commune) et le porc ( places d'engraissement de porcs, truies).

Vie artisanale et commerciale Plouvien possède des commerces alimentaires, un restaurant ainsi qu'une pizzéria, un bar, deux garages, un distributeur automatique, une auto-école, trois salons de coiffure, des entreprises de transport, une pharmacie, ainsi que des activités médicales et paramédicales (kiné, infirmière). Plouvien possède également une vie artisanale, avec par exemple un potier, Éric Ducret.

Entreprise Sill L'entreprise Sill (Société industrielle laitière du Léon) est l'entreprise la plus importante de Plouvien : la laiterie a été créée en 1962 pour assurer la collecte du lait ; en 1973 commence la fabrication de lait en poudre et en 1981 la production de lait UHT ; l'entreprise diversifie ses productions (jus de fruits et boissons aux fruits (marque Plein Fruit) en 1983, potages en 1987 (marque La Potagère), produits surgelés en 1993, plats cuisinés en 2001). Le groupe Sill a repris "Herry gastronomie" (de Landivisiau) en 1992, "Primel gastronomie" (de Plougasnou, mais installé désormais également à Plabennec, marques Compagnie Arctique et Saveurs de Bretagne) en 1995, le groupe laitier "Le Gall" (de Quimper, production de beurres de baratte, crèmes fraîches, lait fermenté et fromage fondu) en 1998, la laiterie de Saint-Malo en 2008 (marque Malo).

Le groupe Sill sponsorise des courses à la voile : le Tour de France à la voile dès 1987, le navigateur Roland Jourdain (qui a remporté de nombreuses courses à la voile sur son bateau baptisé Sill, Sill entreprise, Sill La Potagère, Sill Plein Fruit..., selon les années, un premier bateau de étant construit en 1999, un second de même taille en 2004). En 2006, Roland Jourdain et son bateau Sill gagnent la Route du Rhum.

En 2010, la Sill emploie 750 personnes (dont 270 à Plouvien) pour un chiffre d'affaires de 320 millions d'euros

Installé près de Tariec dans la vallée qui descend vers l'Aber Benoît, le groupe Sill est actuellement entravé dans ses projets d'extension sur place par les contraintes de la Loi littoral et l'action de riverains. Ces entraves ont contraint le groupe à installer une nouvelle tour de séchage pour produire de la poudre de lait à Landivisiau ; la tour de séchage historique de l'entreprise à Plouvien, construite dans la décennie 1970 et détruite par un incendie en , a toutefois pu être restaurée et remise en service en .

Le site naturel des landes de Lanveur Les landes de Lanveur sont une zone humide de 27 hectares, à cheval sur les communes de Plouvien et de Lannilis, dont le paysage a été en partie modelé par les activités potières du passé, puis par la présence de camps d'entraînement militaires pendant les deux guerres mondiales. La tourbe y fut aussi extraite par les paysans locaux pour leurs besoins de chauffage et la lande fournissait l'ajonc pour les chevaux pendant l'hiver. Au , le site a aussi servi de zone d'élevage (surtout pour les chevaux) et a été en partie boisé de pins. Dans la décennie 1980, une tentative d'exploitation industrielle du bois par la Société Centrale des bois et des Scieries de la Manche échoua, car non rentable. Le site est en bonne partie à l'abandon et son équilibre écologique menacé par un ball-trap désormais fermé, mais les écologistes tentent de valoriser cet espace naturel réserve importante de biodiversité.

Depuis , la communauté de communes du pays des Abers, désormais propriétaire des lieux, a commencé à mettre en place une gestion de cet espace naturel.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'aber Benoit, l'aber Vrac'h, l'aber bénouic et divers autres petits cours d'eau.

L'Aber-Benoît, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Divy et se jette dans la Mer Celtique en limite de Saint-Pabu et de Landéda, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de l'Aber Benoît sont données par la station hydrologique située sur la commune de Plabennec. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le à 02:06 TU à partir des 694 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du au .. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .

L'Aber-Wrac'h, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Trémaouézan et se jette dans la Manche entre les communes de Landéda et de Plouguerneau, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de l'Aber Wrac'h sont données par la station hydrologique située sur la commune de Lanarvily. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le à 02:06 TU à partir des 274 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du au .. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlouvienLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploudaniel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Plouvien est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022 .. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouvien, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brest, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles ( en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (), zones agricoles hétérogènes (), forêts (), zones urbanisées (), prairies (), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée ().. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie vignette|Panneau évoquant Guiguien, l'ancien nom de Plouvien. Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Vyon (en 1206), Ploeyon (en 1218), Plebeion (en 1263), Ploeyon (au ), Ploeyen (en 1467), Ploeyon (en 1481), Ploeguyon (en 1501), Plouyen (en 1664 et en 1751), Guicuien (en 1681).

Plouvien vient du breton ploe (paroisse) et de saint Gwien (Wion ou Wigon).

Histoire Les origines Plouvien est une ancienne paroisse qui englobait jadis les territoires actuels de Plouvien, Balanant (aujourd'hui en Plouvien), du Bourg-Blanc, Coat-Méal et Loc-Brévalaire. La paroisse a été fondée par saint Gwien (ou saint Wien, ou saint Wigon), un moine de l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec.

Plouvien faisait, au Moyen Âge, partie de la châtellenie de Landerneau et deux trèves, Balaznant (Saint-Jean-Balanant) et Le Bourgblanc (Bourg-Blanc) sont indiquées comme dépendant de Plouvien au .

Chapelle Saint-Jean-Balanant et ordre des Hospitaliers La chapelle Saint-Jean-Balannant fut achevée en 1443. C'est une ancienne possession des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Par exemple en 1443, Perrot du Dresnay, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem est « gouverneur de Saint-Jean-Balaznant ». Les armoiries de la famille de Carman (qui vivait au château de Lesquelen en Plabennec) sont représentées sur un vitrail. Des travaux de sauvegarde de la chapelle Saint-Jean-Balanant ont mis au jour en 2022, sous la chaux qui recouvrait les murs, des fresques du .

Saint Jaoua