vignette|Carte des Quartiers généraux du Führer.

Quartier général du Führer, en allemand Führerhauptquartier, abrégé en FHQ, est le nom donné aux quartiers généraux construits pour le Führer, Adolf Hitler, en tant que commandant en chef des Forces armées allemandes avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Parmi les plus connus, on peut citer : le Führerbunker, enterré sous la Neue Reichskanzlei (nouvelle chancellerie du Reich) à Berlin, dans lequel Hitler s'est suicidé le ; la Wolfsschanze, la Tanière du Loup, en Prusse-Orientale, où notamment le colonel von Stauffenberg a tenté d'assassiner Hitler lors de l’attentat du ; le Berghof, dans les Alpes bavaroises, résidence privée d'Hitler, fréquentée notamment par des personnalités étrangères et de hauts dignitaires du Reich.

, le mieux conservé de tous est : le Wolfsschlucht II, dans le nord de la France à proximité du village de Margival (Aisne).

Différents quartiers généraux Quartiers généraux fixes Le tableau ci-dessous fournit : la liste des dix Quartiers généraux qui ont été utilisés (au moins une journée) par le Führer ; puis la liste de ceux qui n'ont pas été utilisés par Hitler, notamment s'ils n'ont pas été achevés.

N°NomAutre(s) nom(s)LocalisationDébut de la constructionAchevé?Utilisé comme Quartier général du Führer1.AdlerhorstMühle (OT)Bauvorhaben Z Lager K Bauvorhaben CBad Nauheim, ouioui : utilisé par Hitler durant la bataille des Ardennes (de à )2.Anlage SüdAskania SüdStrzyżów (All. Strezow), ouioui : Hitler y rencontre Benito Mussolini les et 3.BerghofaucunObersalzberg, Berchtesgaden, vers 1934ouioui, mais non usuellement désigné comme étant un Quartier général du Führer4.FelsennestaucunRodert, Bad Münstereifel, inconnueouioui : utilisé par Hitler en mai 19405.FührerbunkerThe Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, non.61 Special Edition (entire)aucunBerlin, et ouioui : Hitler l'occupe de janvier 1945 jusqu'à son suicide le ; cependant, rarement désigné comme étant un Quartier général du Führer6.TannenbergaucunFreudenstadt/Kniebis, ouioui : du au , après la campagne de France7.WerwolfEichenhainVinnytsia, ouioui8.WolfsschanzeAskania NordRastenburg ouioui : du au 9.Wolfsschlucht IaucunBrûly-de-Pesche, près de Couvin, ouioui : du au 10.W2Margival, ouioui : le , sur une seule journée11.Anlage MitteAskania MitteTomaszów Mazowiecki, ouiNon : utilisé seulement par l'industrie12.Anlage RieseaucunWaldenburg, NonNon13.BärenhöhleDer Kommandant Führerhauptquartier from Das Bundesarchiv (German, http://www.bundesarchiv.de)aucunSmolensk, ouiNon : utilisé seulement par le Heeresgruppe Mitte14.OlgaaucunÀ au nord de Minsk, NonNon15.S IIIWolfsturm, OlgaOhrdruf, automne (?)NonNon16.SiegfriedaucunPullach, 1943ouiNon17.WaldwieseaucunGlan-Münchweiler, ouiNon18.WasserburgaucunPskov (Pleskau), ouiNon : assigné au Heeresgruppe Nord19.W3Saint-Rimay, NonNon20.ZigeunerBrunhildeAngevillers, NonNon

Quartiers généraux mobiles

Train spécial (Führersonderzug ou Amerika) Le train spécial du Führer, Führersonderzug en allemand, désigne le train fréquemment utilisé par Adolf Hitler pour voyager à travers l'Europe entre ses différents quartiers généraux (cf. infra). Après qu'Hitler a vu le train de Mussolini, celui-ci est commandé à la Deutsche Reichsbahn en 1937, puis livré en . Son premier voyage se fait de Berlin au nord-ouest de la Pologne peu après le début de la Guerre. Ce train lui servait également de quartier général qui était appelé FHQu Frühlingssturm (vent de printemps) quand, pendant la campagne des Balkans au , il fut localisé à Mönichkirchen en Autriche. Avant 1940, le train était nommé Führersonderzug « Amerika » et fut désigné après sous le code de Führersonderzug « Brandenburg » après l'entrée en guerre des États-Unis. Après la campagne des Balkans, le train ne fut plus utilisé comme quartier général, mais Hitler continua de s'en servir pour ses déplacements entre Berlin, Berchtesgaden et Munich, notamment. Ses déplacements devaient être sécurisés deux jours à l'avance par un important dispositif (occupation des gares, surveillance des voies par des sentinelles), ce qui compliquait son utilisation. Le dernier voyage en train a lieu le depuis Adlerhorst, en direction de Berlin.

Deux trains fantômes existaient également, pour rouler devant et derrière ce train et servir de leurre. Les villes d'arrivées du train étaient souvent choisies à cause de la présence d'un tunnel permettant d'abriter le long train en cas de bombardement.

La composition exacte du Führersonderzug n'est pas connue avec certitude, néanmoins un nombre important de détails sont révélés par les informations du départ "Bln 2009", quand le train partit d’Anhalter Bahnhof à Berlin le pour arriver à la Wolfsschanze le .

Les seize ou dix-sept véhicules composant le train, pour environ de longueur, sont dans l'ordre : deux locomotives en unité multiple ; un wagon de combat (Flakwagen) armé de deux canons antiaériens ; un fourgon à bagages ; le Führerwagen, voiture réservée à l'usage personnel d'Hitler ; ce wagon est brulé en Autriche par les SS le , puis rendu plus tard aux Allemands. le Befehlswagen (voiture de commandement) incluant une salle de conférence et un centre de télécommunications ; le Begleitkommandowagen, pour le Führerbegleitkommando (unité SS chargée de la protection d'Hitler, ) ; une voiture salle à manger ; deux voitures pour invités ; le Badewagen (voiture salle de bains avec une baignoire en marbre) ; une seconde voiture salle à manger ; deux voitures-couchettes pour le personnel ; un Pressewagen (voiture pour la presse) ; un second fourgon à bagages ; un dernier wagon de combat Flakwagen.

Autres trains spéciaux Il existait d'autres trains spéciaux (Sonderzug en allemand) utilisés par les dignitaires ou les chefs militaires du régime comme Göring ou Himmler : Ministerzug (train des ministres) utilisé par Ribbentrop et Himmler ; Sonderzug "Afrika" (aussi appelé "Braunschweig"), utilisé par le chef du haut commandement des forces armées allemandes (Chef des Oberkommandos der Wehrmacht (Chef des OKW)) Sonderzug "Asien" (aussi appelé "Pommern") utilisé par Hermann Göring ; Sonderzug "Atlantik" (aussi appelé "Auerhahn"), utilisé par le commandant en chef de la Kriegsmarine ; Sonderzug "Atlas" (aussi appelé "Franken"), un train de commandement utilisé par l'état-major d'opérations des forces armées (Wehrmachtführungsstabes) ; Sonderzug "Enzian", train de commandement utilisé par le chef du service de renseignement de la Luftwaffe (Nachrichtenwesens der Luftwaffe) ; Sonderzug "Ostpreußen" (aussi appelé "Sonderzug 4"), utilisé par le haut commandement de l’Armée de terre (Oberkommando des Heeres (OKH)) ; Sonderzug "Robinson 1", utilisé par le commandement de la Luftwaffe ; Sonderzug "Robinson 2", utilisé par le chef d'état-major adjoint de la Luftwaffe ; Sonderzug "Steiermark" (aussi appelé "Heinrich" et "Transport 44") utilisé par Himmler ; Sonderzug "Westfalen", utilisé par Ribbentrop ; Sonderzug "Württemberg", utilisé par le chef d'état-major adjoint de la Heer (Gen. St.d. H. - Generalstabschef des Heeres).

Galerie de photographies

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Beevor, Antony, Berlin - The Downfall 1945 Eberle, Henrik and Uhl, Matthias, The Unknown Hitler Hansen, Hans-Josef: Felsennest - Das vergessene Führerhauptquartier in der Eifel. Bau, Nutzung, Zerstörung. Aachen 2006, Helios-Verlag, . Kuffner, Alexander: Zeitreiseführer Eifel 1933-45. Helios, Aachen 2007, . . Ramsey, Winston G. (editor) & Posch, Tom (researcher), The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, No.61, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1988, London von Loringhoven, Bernd Freytag/d’Alançon, François: Mit Hitler im Bunker. Aufzeichnungen aus dem Führerhauptquartier Juli 1944 – April 1945. Berlin 2005, wjs-Verlag, . Schulz, Alfons: Drei Jahre in der Nachrichtenzentrale des Führerhauptquartiers. Christiana-Verlag, Stein am Rhein. 2. Aufl. 1997. . Seidler, Franz W./Zeigert, Dieter : Die Führerhauptquartiere. Anlagen und Planungen im Zweiten Weltkrieg. München: Herbig 2000. .

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