Vintila Horia, nom de plume de Vintilă Caftangioglu, né le à Segarcea (Roumanie) et mort le à Collado Villalba (Espagne), est un écrivain roumain d'expression française et espagnole. Il a aussi utilisé les pseudonymes de Valer Crângu et de Juan Daciohttps://www.lavoixdunord.fr/1549141/article/2025-01-29/dieu-est-ne-en-exil-de-vintila-horia-sympathisant-de-hitler-et-goncourt-1960-va.
Biographie
Premières années Vintila Horia naît Vintilă Caftangiogluhttp://aman.ro/betawp/wp-content/uploads/personalitati/H/horia%20vintila.pdf.
Après des études de droit puis de lettres et philosophie, dont il accomplit une partie dans des universités italiennes et autrichiennes, il fut l'un des membres de la mission diplomatique envoyée à Rome. Proche de Nichifor Crainic, connu pour ses théories sur le droit de la guerre, Vintila Horia est rédacteur en chef de son journal Sfarmă Piatră.
Directeur de banque en 1935, il a contribué à la rédaction d'articles faisant l'éloge du fascisme italien de Benito Mussolini (« Miracolul fascist » ( Le Miracle fasciste ) ), agrémentés d'attaques antisémites.
Seconde Guerre mondiale En 1940, diplomate en Italie, il est révoqué par la Garde de fer à laquelle il avait refusé d'adhérer. Il est alors envoyé à Vienne puis est nommé attaché de presse par le général Ion Antonescu.
Après le renversement d'alliances de la Roumanie, qui rejoignit les Alliés en 1944, Horia est fait prisonnier par les autorités nazies en Italie pour avoir refusé de rejoindre le gouvernement en exil d'Horia Sima et interné dans les camps de concentration de Karpacz et de Mariapfarr, avant d'être libéré un an plus tard par l'armée britannique.
Le , devant des tribunaux roumains, Horia est condamné à la prison à perpétuité pour avoir favorisé la pénétration des idées fascistes en Roumanie.
Une vie en exil Décidant de ne pas retourner dans une Roumanie dominée de façon croissante par l'Union soviétique, Vintila Horia vit alors en Italie, où il devient l'ami de Giovanni Papini.
En 1948, il part pour l'Argentine, où il enseigne à l'université de Buenos Aires, puis vit en Espagne, où il est chercheur en études italiennes, à compter de mars 1953.
De 1973 à 1985, il appartient au comité de patronage de Nouvelle École..
Il meurt à Madrid, le , des suites d'une tumeur cérébrale, à l'âge de soixante-dix-sept ans.
Distinctions et hommages Vintila Horia remporte le prix Goncourt en 1960 pour son roman Dieu est né en exil. Mais, à la suite de la révélation, dans les colonnes de L'Humanité et de la revue Les Lettres françaises, de son passé et de ses écrits fascistes, ce prix ne lui est pas remis. Le prix reste attribué mais non-décerné. Ce livre suscite notamment des critiques de la part de Jean-Paul Sartre...
Autres prix : médaille d'Or d'Il Conciliatore, Milan (1961) ; “ Bravo para los hombres que unen en la verdad ”, Madrid (1972) ; prix Dante Aligheri, Florence (1981).
.
Œuvre Romans
Nouvelles
Mémoires Journal d’un paysan du Danube, Table Ronde, Paris, 1966. Memoriile unui fost sagetator, Éd. Vremea, Bucarest, 2015.
Essais
Poésie
Notes et références
Bibliographie
Livres . . . . . . . . . . . . .
Thèses de doctorat . . . . . . .
Liens externes
Richard Wagner, « A writer in the cold war », in Neue Zürcher Zeitung, « Hondelatte Raconte »,
Catégorie:Écrivain roumain francophone Catégorie:Lauréat du prix Goncourt Catégorie:Naissance en décembre 1915 Catégorie:Décès en avril 1992 Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Collaborateur de La Place Royale Catégorie:Extrême droite en Espagne Catégorie:Décès dans la province de Madrid