La réserve faunique des Chic-Chocs est une réserve faunique du Québec située dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, à l'est du parc national de la Gaspésie.
Localisation La réserve faunique des Chic-Chocs est une réserve faunique du Québec située dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine sur l’épine dorsale de la chaîne appalachienne des Chic-Chocs, spécifiquement dans la municipalité régionale du comté de la Haute-Gaspésie. Le parc national de la Gaspésie borde la réserve à l'ouest et le territoire libre borde la réserve à l'est où une partie de la réserve est à l’intérieur du parc. Cette situation géographique, à la périphérie d'un territoire protégé où seulement le parc de la Gaspésie n'est pas assujetti à l'exploitation des ressources naturelles (ex: la forêt et la faune)Guitard, A Fleury, M.(2004). Caractérisation de l’habitat de l'orignal et recommandations d’interventions forestières dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Sépaq- réserve faunique des Chic-Chocs Ministère des Ressources naturelles, de la faune et des parcs. Repéré à: http://biblio.uqar.ca/archives/30308955.pdf est cataloguée une des principales régions touristiques du Québec. Pour s'y rendre, il faut emprunter la route 299 à partir de Mont-Saint-Pierre et de Sainte-Anne-des-Monts. Une autre option est de prendre la route 198 via L’Anse-Pleureuse.
Description
La réserve faunique des Chic-Chocs fait partie du réseau de réserves fauniques du Québec qui couvre un territoire de . Cette réserve a été créée en 1949 en devenant la septième réserve plus ancienne de la province. Elle s’étend sur une superficie de qui est divisée en deux territoires distincts de 82,42 et de , respectivement. Elle est gérée par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). La création de cette réserve avait pour but d’aménager une zone tampon au parc de la Gaspésie, tout en préservant un territoire exceptionnel pour la faune et en permettant une meilleure utilisation du territoire. Autrement dit, la préservation des habitats fauniques et des paysages naturels dans une perspective de gestion intégrée des ressources.
Climat Entre les années 1981 à 2010, la station climatique de Sainte-Anne-Des-Monts, située à de la réserve, a reporté une température maximale quotidienne de dans le mois de juillet. La température minimale quotidienne la plus basse a été reportée dans le mois de février (-). Dans cette période d'années, le mois avec la valeur la plus haute de précipitations a été celui du mois de juillet ().. D'un autre côté, les précipitations de neige varient de par année et l'accumulation peut atteindre dans la partie sud et le double dans le nord..
Topographie et hydrologie vignette|Monts Chics-Chocs, Gaspésie, Québec. Le territoire est caractérisé par la chaîne montagneuse Chic-Chocs et McGerrigle. Dans ce massif, d’environ d’altitude, se trouvent le mont Jacques-Cartier qui est le deuxième plus haut sommet du Québec et les monts Hog’s Back (), Brown (), Vallières-de-Saint-Réal (914 mASL) et Blanche-Lamontagne () d'altitude. Les différents gradients altitudinaux, en plus de créer divers microclimats qui favorisent une diversité d'espèces exceptionnelle, forment les bassins hydrographiques les plus importants du territoire (les rivières Madeleine, Mont-Louis, Sainte-Anne, Mont-St-Pierre, Marsoui, petite Cascapédia et rivières Bonaventure). Ces bassins sont très ramifiés en vertu des ruisseaux qui dessinent plus de linéaires. Cette richesse en ressource hydrique est aussi composée par , ce qui représente 1 % de l'étendue de la réserve (environ ). En matière de biodiversité, ces formations modèlent des paysages caractérisés par des toundras sur la cime des monts élevés avec une végétation qui constitue l’habitat d’un troupeau de caribous de bois, derniers représentants de cette espèce au sud du fleuve Saint-Laurent. La réserve faunique des Chic-Chocs fait partie des domaines écologiques de la sapinière à bouleau blanc et de la sapinière à épinette noire.
Couvert forestier Dans la réserve faunique de Chic-Chocs, on distingue trois domaines bioclimatiques, dont deux se trouvent dans le nord de la réserve et la toundra sur les plus hauts sommets. Un domaine bioclimatique est un territoire caractérisé par la nature de la végétation où l'équilibre entre celle-ci et le climat est le principal critère de distinction des domaines.
Sapinière à épinette noire La Sapinière à épinette noire est un couvert forestier caractérisé par de vieux peuplements résineux (sapinière), où la croissance en hauteur des conifères est limitée par les conditions climatiques rigoureuses qui influencent la chaîne montagneuse Chic-Chocs. Les arbres ont une taille réduite (moins de 12m ) et des signes de dommagest qui sont caractérisés par la position des branches d’un seul côté, par un fouillage et un tronc sinueux et de multiples têtes, dont plusieurs morts.
Sapinière à bouleau blanc Au nord-est, la sapinière à bouleau blanc forme un paysage forestier, caractérisé par les peuplements de sapins et d'épinettes blanches, mélangés à des bouleaux blancs sur les sites mésiques. La dynamique forestière de ce domaine est encouragée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette, car le sapin baumier y abonde.
Toundra des hauts sommets La toundra, qui s'étend sur les plus hauts sommets, dessine un paysage identifié par une mosaïque de landes arbustives et entrecoupées de forêts. Ce paysage est engendré par le climat nordique et des feux, marqués par le pergélisol discontinu de la zone. Les peuplements d’épinettes noires, d'environ trois mètres de hauteur, se trouvent à la limite nord de ce domaine.
Biodiversité La réserve a une grande variété des espèces d’oiseaux. La Gélinotte huppée (Bonasa umbellus) est une espèce importante, car elle est la cible de plusieurs chasseurs. Il faut souligner qu’il existe plusieurs espèces d’oiseaux chanteurs et migrateurs qui aussi appellent l’attention du public. En ce qui concerne la faune terrestre, les espèces qui sont d’importance pour les chasseurs sont l’orignal, l’ours noir, le porc-épic (Erethizon dorsata) , le lièvre d'Amérique (Lepus americanus). Les espèces aquatiques qui prédominent dans les cours de la réserve sont l’Omble de fontaine (truite mouchetée) et la Touladi (truite grise). Ci-dessous se trouve la description de la situation des espèces plus importantes en matière de la chasse dans la réserve.
Faune aquatique
Omble de fontaine (truite mouchetée) vignette|Truite mouchetee (Salvelinus fontinalis). L’Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), plus connu comme truite mouchetée au Québec, habite dans l’ensemble des lacs de la réserve, car ces réseaux d'eau se caractérisent pour être clairs et frais (13 à )Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Omble de fontaine.. Même si dans le Sud du Québec cette espèce a disparu dans plusieurs cours d’eau, son abondance dans la réserve a permis que cette truite soit la cible des personnes passionnées par la pêche sportive. Les statistiques de la saison de pêche de l’année 2015, par exemple, affichent un total d'environ Société des établissements de plein air du Québec, Statistiques de pêcheSaison 2015, .. Ces chiffres prouvent que la pêche est un des moteurs de l’économie dans la région et ces types d'activités touristiques sont indispensables pour acquérir les revenus nécessaires pour soutenir les activités du réseau de la société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ). Dans ce sens, l’université du Québec a fait une étude des impacts de la récolte forestière sur la physicochimie et le régime hydrologique des lacs alcalins de la réserve, car ces activités forestières pourraient hausser le ph des cours d’eau à l’échelle de bassin versant. Celle-ci en produisant des effets pervers sur l’abondance de ces espèces et elle serait néfaste sur le plan économique. Le résultat de cette étude a démontré qu’aucun changement significatif des paramètres physico-chimiques n'a été enregistré dans les eaux des lacs traités. Cependant, dans le but d’éviter ce phénomène à l’avenir, le plan d’aménagement et gestion intégrée de la réserve inclut la caractérisation des habitats aquatiques et un volet sur l’harmonisation d’exploitation de la faune avec l'exploitation forestière.
Touladi (truite grise) La truite grise (Salvelinus namaycush) habite dans les eaux froides (), claires et bien oxygénées des lacs de la réserve, notamment, dans les lacs peu profonds et rivières, occasionnellement en eaux saumâtres. Cette espèce se nourrit de poisson soit le cisco, grand corégone, éperlan, meuniers et chabots, mais dans certains cours d’eau le plancton, les crustacés et les insectes sont sa source d’aliments en affectant la vitesse de sa croissance.. Les statistiques de l’année 2015 montrent que cette espèce ne se trouve que dans le Sainte-Anne de la réserve et ça fait que son abondance soit mineur. Les chiffres reportent la capture de seulement 44 individus pendant la saison de pêche de l’année 2015.
Faune terrestre
Orignal vignette|Orignal femelle sur le Mont Ernest-Laforce. Les écosystèmes forestiers de la réserve sont l’habitat de l’espèce orignal. L’état de conservation de cette espèce est « Préoccupation mineure (LC) », selon la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)Nature (IUCN)., raison pour laquelle la chasse de cette espèce est encore permise dans la province. En 2010, la direction de l’expertise (Énergie, Faune, Forêts) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine du ministère de ressources naturelles et de la faune (MRNF) a fait l’inventaire aérien de cette espèce dans la réserve. Celui-ci a été fait dans le but de connaitre la densité d’orignaux sur le territoire et d’estimer la productivité de cette population à l’hiver. Les résultats de cet inventaire estiment que dans la réserve il y a une population de , c’est-à-dire une population équivalant à la population estimée () dans l’inventaire fait en hiver 2002. En matière de densité, il y a pour ..
En ce qui concerne la récolte d’orignaux, cet inventaire reporte une augmentation de 274 % de la pression de groupes de chasseurs dans la période 2002 et 2009. La composition de la population est aussi un facteur important dans la gestion durable de la réserve. En 2009, la récolte d’orignaux a inclus adultes, adultes et huit faons. D’après les experts, ces chiffres suggèrent une faible productivité associée à la capacité de support du milieu et à un taux de mortalité naturelle élevé. Ce constat a amené les gestionnaires à prendre deux mesures. La première est celle de la réduction du nombre de femelles permis pour la récolte. La deuxième est la mise en œuvre de travaux de recherche sur la productivité de l’habitat en relation à la densité d’orignaux sur le territoire de la réserve faunique pour définir à moyen terme la capacité de support du milieu et d’orienter les objectifs de gestion de cette population d’orignaux. La réduction de chasse de femelles a été une des premières mesures. En fait, les statistiques de chasse de cette espèce, dans la saison de l’année 2015, montrent que le rapport des individus femelles sur les mâles est inférieur à l’année 2009. Il faut souligner que ces statistiques sont reportées selon le type de plan de chasse (Américain ou Européen). Pour le premier plan, sept mâles et deux femelles ont été abattus Société des établissements de plein air du Québec, Statistiques de chasse à l'orignal - saison 2016, ., tandis que pour le deuxième , et 11 veaux ont été.