Maurepas est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France. Intégrée au sein de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et située à proximité de Trappes et d'Elancourt, la ville compte près de habitants en 2019.
Géographie
Situation La commune est située à environ au nord de Rambouillet, en bordure de la route nationale 10 et à de Paris.
Elle se compose d'une zone très urbanisée, qui s'étend de la RN 10 au sud à l'ancien village et du lotissement ancien hameau de la Villeneuve, au nord, près du hameau des Mousseaux de Jouars-Pontchartrain.
La commune est assez boisée : une forêt domaniale, une forêt privée (le Bois-Prudhomme) et un petit bois transformé en square urbain (le Bois de Nogent).
Communes limitrophes
Hydrographie Ru de Maurepas.
Transports et voies de communication Réseau routier Maurepas bénéficie d’une desserte routière structurée par plusieurs axes majeurs. La commune est traversée selon un axe sud-ouest – sud-est par la route départementale 13, qui relie Montfort-l'Amaury à Chevreuse et constitue l’un des principaux axes de circulation locale.
La commune est également longée au sud-est par la route nationale 10, axe majeur reliant Paris à Chartres via Trappes. Deux échangeurs permettent un accès direct au territoire communal, facilitant les déplacements vers l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et l’ouest de l’Île-de-France.
Desserte ferroviaire Maurepas ne dispose pas de gare sur son territoire. La gare de La Verrière, située à proximité immédiate, constitue le principal point d’accès au réseau ferroviaire. Elle est desservie par la ligne N du Transilien reliant Paris-Montparnasse à Rambouillet et Dreux, ainsi que par la ligne U du Transilien assurant une liaison directe avec La Défense.
Transports en commun La commune est desservie par un réseau dense de lignes de bus relevant principalement du réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines (lignes 5107, 5120, 5121, 5122, 5123, 5124, 5125, 5134, 5189 et 5190). Celui-ci assure les liaisons internes à l’agglomération et les correspondances vers les pôles de transports voisins, notamment la gare de La Verrière et le centre de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Maurepas est également desservie par les lignes 5298 et 5327 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines, permettant des liaisons vers les communes plus rurales du sud du département.
Un service de transport nocturne est assuré par la ligne N161 du Noctilien.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Maurepas est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols
Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 42,1%356Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 10,7%90Prairies et autres surfaces toujours en herbe3,4 %29Systèmes culturaux et parcellaires complexes 16,0%135Forêts de feuillus 27,8%235Source : Corine Land Cover.
Toponymie Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée de Malus repastus en 1099Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, préface de Paul-Louis Tenaillon, Librairie Guénégaud, 1977, (FRBNF 34588328), ., Malorepastu avant 1105., MalrepastHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus étampois. au début du Moyen Âge, puis finalement .
Homonymie avec Maurepas (Somme) (Malum Repastum en 1181)..
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale, basée sur le français mal devenu mau- par vocalisation de [l] devant une autre consonne, suivi du français repas. Le français repas est attesté entre 1160 et 1174 chez Wace sous la forme de l'ancien français repast au sens de « nourriture ». Il s'agit d'un dérivé formé en ancien français à partir de past « nourriture, repas » (terme issu du latin pastus cf. paître) à l'aide du préfixe français re-.. Ernest Nègre donne au mot repas, dans ce contexte, le sens de « nourriture des animaux, pâturage ».
Le sens global du toponyme Maurepas est donc celui de « mauvais repas pour les animaux », c'est-à-dire de « mauvaise pâture ». Il n'y avait que peu de champs à l'origine et bien des marécages peu propices à la culture céréalière, sans compter les forêts, la place manquante peut faire penser qu'y manger mal était fréquent et peut désigner des endroits jugés inhospitaliers ou décevants au Moyen Âge..
Histoire Les origines Le fond du vallon de Maurepas est habité dès la préhistoire. Des outils et des poteries datant du et du millénaire ont été retrouvés à proximité de la source (fontaine Saint-Sauveur) et le long du ru de la Courance..
L'Antiquité Au , le réseau des voies romaines se développe en Gaule. Deux grands axes se croisent non loin de Maurepas, sur le territoire de Jouars-Pontchartrain : la voie qui relie Paris à Dreux, et celle qui relie Beauvais à Orléans et à Chartres. Autour de ce carrefour se développe une agglomération nommée Diodurum, mentionnée dans l’Itinéraire d'Antonin, 384, 6. Itineraria Antonini Augusti et Burdigalense, éd. Otto Cuntz, Leipzig, 1929 (Itineraria Romana, 1) ; repr. Stuttgart, 1990 . sous la forme Dioduro. Les fermes et les champs de Maurepas doivent contribuer à son alimentation.
Du Moyen Âge à la Renaissance Après le départ des Romains, les périodes d’invasion se succèdent, dont celles des Normands. Pour se défendre, les paysans se regroupent sur la butte qui domine la vallée.
Les terres appartiennent alors au roi de France. Pépin le Bref les donne à l’abbaye de Saint-Denis en 768. Elle les cède rapidement à une famille locale, qui prend le nom de la terre (Malrepast) et qui devient le vassal du seigneur de Chevreuse. Au , une enceinte et un donjon cylindriqueChâtelain André, Châteaux forts et féodalité en Île-de-France, du , 1983, . en meulière ont dû succéder aux fortifications en bois des siècles précédents. vignette|Ruines du donjon de Maurepas. Avec la guerre de Cent Ans, le château appartient, sous Charles VI, au seigneur de Nancy, qui met, vers 1364 avec une troupe de brigands, à contribution les pays voisins. Les Anglais envoient finalement une équipe de mercenaires pour pacifier la région. Le château est pris d’assaut le 11 septembre 1432 et démantelé. Le donjon en ruine est toujours visible.
La baronnie de Maurepas appartient encore à la maison de Chevreuse qui la vend en 1543 au duc d'Étampes Jean IV de Brosse dont la femme Anne de Pisseleu est la maîtresse de François . Avec la disgrâce de la duchesse, Maurepas est revendue dès 1551 au cardinal de Lorraine. Le cardinal désigne Jean du Fay, duc de Chevreuse, comme intendant. C’est lui et ses héritiers qui gèreront effectivement Maurepas pendant un peu plus d'un siècle. L’église Saint-Sauveur reçoit en 1659 deux cloches offertes par ses descendants Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, et Charles d’Albert, duc de Luynes, le favori de Louis XIII. L’une des cloches sera fondue à la Révolution française.
L'influence de Versailles Lors de la construction du château de Versailles, un vaste chantier est lancé pour collecter toutes les eaux de la région afin d’alimenter les bassins et les fontaines. Deux rigoles sont creusées sur le plateau de Maurepas à partir de 1684 ; elles se rejoignent dans un bassin sec (l’étang des Bessières) puis un aqueduc enterré conduit l’eau vers l’étang des Noës (il passe encore sous le centre-ville actuel). Ce drainage permet d’assécher les marécages et l’agriculture peut se développer sur le plateau.
En 1691, Louis XIV érige Maurepas en comté et le cède à son ministre Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain. Son fils Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, sera ensuite ministre de Louis XV et de Louis XVI.
Les temps modernes
Jusqu'à la fin des années 1960 Maurepas est un petit village vivant essentiellement de l'agriculture. Puis les champs cèdent la place à une urbanisation rapide, menée par le promoteur immobilier et urbaniste Jacques Riboud. En 1973, dès la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, la commune en fait intégralement partie.. Elle sort de son périmètre en 1984. Puis elle y revient en 2016..
La partie moderne de Maurepas est principalement l'œuvre de Jacques Riboud et de son architecte Roland Prédiéri : des pavillons mitoyens et des petits immeubles, un centre-ville piétonnier et de nombreuses sentes, des espaces de vie dans les quartiers, et une profusion d'arbres et d'espaces verts. Des lotissements ont ensuite comblé les espaces restés ou redevenus libres autour de ces nouveaux quartiers. Construit entre 1982 et 1983, le quartier des Friches est aujourd'hui classé prioritaire et compte près de habitants en 2020.Le quartier des Friches en pleine réhabilitation sur Le Parisien, le 24 avril 2013.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux