Jean Taurines, né le à Baziège (Haute-Garonne) et mort le à Paris, est un homme politique et résistant français.

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur en 1949 pour « services exceptionnels de guerre et de résistance ».

Biographie Famille Issu d'une famille modeste, il devient rédacteur principal au sein de l'administration des contributions directes.

Première Guerre mondiale

Il se comporte bravement pendant la Première Guerre mondiale, dont il revient amputé d'une jambe.

Entre-deux-guerres Devenu conseiller général de Saint-Just-en-Chevalet, il se présente aux élections législatives de 1919 sur les listes du Bloc national. Élu député de la Loire, il rejoint le principal groupe de la Fédération républicaine, l'Entente républicaine démocratique, et devient secrétaire de la Chambre des députés.

Tête de liste de la Fédération aux élections de 1924, il est battu mais retrouve un siège au scrutin uninominal en 1928. Il rejoint alors le groupe conservateur des Indépendants. En 1932, il se fait élire au Sénat. S'étant éloigné de la Fédération républicaine, il adhère à l'Alliance démocratique et s'inscrit au groupe sénatorial des Radicaux indépendants, l'Union démocratique et radicale. Il est le rapporteur en 1930 d’un amendement voté dans la loi de finances du 16 avril 1930 qui est une révision progressive des pensions des fonctionnaires pour les mettre sour le régime de la péréquation, c’est-à-dire l’alignement des pensions sur l’évolution des traitements des fonctionnaires en activité. Cette révision doit entrer en vigueur le 1er avril 1931, avec un étalement permettant de limiter son coût pour le budget, tandis qu’en attendant sa mise en œuvre, une allocation d’attente de 5 % est prévue pour les pensionnés les plus nécessiteux.

En 1939, il démissionne de l'AD en protestation contre le télégramme de félicitations adressé à Adolf Hitler par Pierre-Étienne Flandin.

Seconde Guerre mondiale Le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain après avoir vainement formulé, au nom de 38 parlementaires anciens combattants, une proposition de réforme constitutionnelle remettant le pouvoir à Pétain mais tendant à écarter Pierre Laval de la scène politique.

Activité dans la résistance

Après-guerre En , il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur pour « services exceptionnels de guerre et de résistance »Michel Wattel et Béatrice Wattel (préf. André Damien), Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009, p. 379., Décret du 28 février 1949, JORF du 24 août 1949, p.8440. .

Décorations

Chevalier le ; Officier le ; Commandeur le ; Grand officier le ; Croix de Guerre 1939-1945 avec palme Croix de Guerre 1914-1918Dossier de la Légion d'honneur de Jean Taurines cote 19800035/194/25278, base Léonore. Médaille de la Résistance (1946)

Notes et références

Sources

Anny Malroux, Ceux du , le vote des quatre-vingts, Paris, L'Harmattan, 2006.

Liens externes

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