Michel Brille, né le à Paris et mort le à Villebois (Ain)Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance N° 19/3492/1895, avec mention marginale du décès, est un homme politique français.

Biographie

Ancien combattant de la classe 1915, il revient de la Première Guerre mondiale mutilé à 85 %Jean Jolly, Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940: cf. le site de l'Assemblée nationale. Ingénieur des travaux publics de l'État et docteur en droit, il est avocat de profession, inscrit au barreau de Paris. Il a été l'un des douze secrétaires du stage en 1933-1934Fabrice d'Almeida, L'éloquence politique en France et en Italie de 1870 à nos jours, École française de Rome, 2001, p. 140, Le Journal, 21 juillet 1933. Il commence sa carrière politique à la Conférence Molé-Tocqueville puis devient orateur du Centre de propagande des républicains nationaux. Il est le secrétaire général du cours d'orateurs de ce Centre lorsqu'il se présente à une élection législative partielle en 1930 à Montdidier, dans la Somme, sans succès, comme candidat de l'Alliance démocratiqueL'Echo de Paris, 24 février 1930, "Pourquoi les socialistes l'emportent", Le Populaire, 24 février 1930, Le Populaire, 25 février 1930, "Pourquoi les socialistes l'ont emporté", Le Journal, 19 février 1930, p. 4. Il connaît un deuxième échec aux législatives de 1932 dans la même circonscription. Il devient en 1933 le délégué à la propagandeSelon Gilles Le Beguec, dans le Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1984, n° 22, p. 21 de l'Alliance démocratique, le grand parti du centre-droit libéral et laïc sous la Troisième République, et occupe cette fonction jusqu'à la guerre.

En 1936, lors des élections législatives qui donnent la victoire au Rassemblement populaire, il est élu député de la Somme et siège au sein du groupe unifié de l'AD, l'Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants. Il participe à la reconstruction des jeunesses de l'Alliance au sein de la Jeunesse républicaine démocratique française (JRDF) en Le Temps, 27 juin 1937, "Un conseil national de la jeunesse républicaine démocratique", Rosemonde Sanson, "Les jeunesses de l'Alliance démocratique", dans Recherches contemporaines, n° 6, 2000-2001.

Il cosigne le la motion présentée par l'ancien radical Gaston Bergery, exigeant un « ordre nouveau, autoritaire, national, social, anticommuniste et antiploutocratique » et affirmant la nécessité d'une entente avec l'AllemagneLaurent Joly, Xavier Vallat (1891-1972): Du nationalisme chrétien à l'antisémitisme d'Etat, Grasset, 2001. Et vote, le , en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il s'intéresse à la proposition de Marcel Déat, autre cosignataire de la motion Bergery, de former un parti unique à l'été 1940Olivier Wieviorka, Les orphelins de la République, Seuil, 2001. Il est l'un des rares hommes politiques de droite qui rejoignent ensuite le Rassemblement national populaire, l'un des deux grands partis collaborationnistes sous l'Occupation, et devient son vice-président en Mathias Bernard, La guerre des droites, Odile Jacob, 2007, p. 101, Paris-Soir, 30 mars 1942, "Le procès de Riom est devenu celui de la France, déclare Marcel Déat", Le Matin, 30 mars 1942, Le Petit Parisien, 2 novembre 1942, "Sur un discours de M. Marcel Déat, le congrès du RNP a clos ses travaux", L'Ouest-Eclair, 19 juillet 1043, "Le conseil national du RNP". Comme avocat, il plaide pour le dirigeant de ce parti, Marcel DéatLe Petit Parisien, 21 janvier 1944, "Le procès Charles Maurras-Marcel Déat est renvoyé au 6 juillet". Il entre enfin en au cabinet de Déat, nommé ministre du travailAnne Simonin, Le déshonneur dans la République, Grasset, 2008, chap. V, note 7.

Condamné à mort par contumace à la Libération, il est arrêté en Le Monde, 17 juin 1949. Il est condamné à 5 ans de dégradation nationale le Anne Simonin, En haine de la République parlementaire, dans Marc Deleplace (éd.), Les Discours de la haine: Récits et figures de la passion dans la Cité, Presses universitaires du Septentrion, 2009, p. 270. Il a publié l'année précédente sous un pseudonyme (Servus Juris) une Lettre ouverte à Messieurs les présidents des cours de justice, pour défendre les « épurés »Editions André Bonne, Paris, 1948, cité dans Autour de la Lettre aux directeurs de la Résistance de Jean Paulhan, Presses universitaires de Bordeaux, 2003, p. 27. En juriste, il entend notamment démontrer que le gouvernement du maréchal Pétain est le seul gouvernement de droit de à Anne Simonin, Le déshonneur dans la République, Grasset, 2008, chap. V.

Il poursuit par la suite son activité au barreau de Paris, devient professeur de droit au Centre national d'enseignement à distance et collabore au quotidien L'AuroreBiographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Bibliographie ( Lire en ligne sur le site de l'Assemblée nationale ) , .

Notes et références

Liens externes

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