Jean Reyor est l'un des pseudonymes de Marcel Clavelle parfois orthographié Clavel, né le à Paris , où il est mort le . Marcel Clavelle use également d'autres pseudonymes comme Sirius, J.Hugonin, Marc Leprévôt. Spécialiste de la franc-maçonnerie, de l'ésotérisme et hermétisme chrétiens, il publie des articles dans la revue Le Voile d'Isis aux Études Traditionnelles, dont il est secrétaire éditorial de 1932 à 1960. Il collabore également, de 1950 à 1972, à la revue Le Symbolisme, dirigée par Marius Lepage. Contemporain de René Guénon, il en est un proche collaborateur.

Biographie Un proche de René Guénon En 1928 Marcel Clavelle, alias Jean Reyor, fait la connaissance de René Guénon, alors principal contributeur et collaborateur de la revue Le Voile d'Isis. Ils nouent des relations suivies. Lorsque Guénon part pour l'Égypte en , il le charge de veiller à ce que la ligne éditoriale de la revue n'entre pas en contradiction flagrante avec les idées qu'il (Guénon) développe dans ses ouvrages et articles.. Il s'acquiite de cette tache jusqu'au décès de son mentor, au Caire, le . Dans le numéro spécial des Études Traditionnelles consacré à René Guénon, il lui rend hommage en ces termes:

Il est présenté par les historiographes comme étant sans aucun doute le plus proche collaborateur de René Guénon et son homme de confiance.

Rédaction des ouvrages Quelques mois avant sa mort, René Guenon pressentant peut-être sa fin prochaine, donne quelques indications à Jean Reyor, en vue de l'accomplissement de son œuvre. Dans des lettres datées du et du , Guénon exprime, entre autres choses, le désir que soient réunies en volumes les articles qu'il n'a pas encore utilisés dans ses livres déjà existants. Il évoque la difficulté de savoir de quelle façon les arranger pour en former des ensembles aussi cohérents que possible, et exprime ses préférences autour de la création d'un ou deux recueils d'articles sur le symbolisme et éventuellement une suite aux Aperçus sur l'initiation. Jean Reyor réalise les deux premiers ouvrages posthumes de Réné Guenon, sous le titre de : À la suite de René Guénon.. Parallèlement, il rédige de nombreux articles destinés à faciliter la compréhension de l'œuvre de Guénon. Originellement publiés dans la revue Études Traditionnelles et Le Symbolisme, ceux-ci ont été réunis et réédités en trois volumes, sous le titre générique: Pour un aboutissement de l'œuvre de René Guénon.

Recherches et parcours initiatiques Initiations chrétienne et islamique Comme de nombreux fidèles lecteurs de René Guénon, Jean Reyor est un catholique pratiquant. Il souhaite profondément être admis au sein d'une organisation initiatique authentiquement chrétienne. Dès 1932, écrit-il, .

Il s'agit des organisations l' et la . Il doit cependant attendre jusqu'en pour recevoir l'investiture au sein du Paraclet, transmise par Charbonneau-Lassay. Mais par la suite, constatant de graves lacunes, en ce sens qu'il ne trouve pas trace d'une méthode quelconque et qu'il ressort des documents eux-mêmes que certaines choses ont été perdues, il considère que l'initiation reçue est incomplète. Guénon lui-même, qui dans un premier temps avait conclu d'une manière favorable quant au caractère orthodoxe de cette organisation, écrit huit ans plus tard à Frithjof Schuon, à propos du Paraclet :

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Initiation maçonnique

Jean Reyor est l'un des trois premiers initiés, en compagnie de Roger Maridort (1903-1977) Maridort était l'un des « fidèles guénoniens » convertis à l'Islam. Plus tard, c'est lui qui devait rédiger l'Avant-propos d'un des ouvrages posthumes de Guénon, Formes traditionnelles et cycles cosmiques, paru chez Gallimard/NRF en 1970., de la loge maçonnique « guénonienne » « La Grande Triade » (du titre d'un ouvrage de Guénon). Cette loge est fondée au sein de la Grande Loge de France, le , par un ami du Cairote d'adoption, le comte Mordvinoff, avec l'assistance des principaux dignitaires de l'obédience. L'objectif clairement défini est d'être la première pierre et le germe d'un renouveau de la franc-maçonnerie, dans le sens souhaité par Guénon. Elle se compose de membres catholiques ou musulmans et de Denys Roman (1901-1986). Cette expérience ne dure que quelques années, car à la suite de graves désaccords doctrinaux avec le vénérable, le peintre Ivan Cerf, Jean Reyor est exclu de la loge le , soit, coïncidence, la veille du décès de René GuénonLa Grande Triade sur le site frithjof-schuon.com.

ne devait pas survivre longtemps - tout au moins dans la perspective qui était la sienne à l'origine- à la disparition de celui qui avait été son principal inspirateur. Plusieurs membres de la loge, ceux de confession catholique, rejoignirent bientôt les rangs de la Grande Loge nationale française, obédience théiste qui « montait en puissance », d'autres membres restent en place, enfin d'autres loges sous diverses formes sont créées.

Publications . . . . . .

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

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