L'histoire de l'AS Monaco en coupe d'Europe débute en Ligue des champions en 1961. Le club parvient à se qualifier quelquefois dans les années 1970 avant de devenir un participant régulier à partir des années 1980 aux compétitions européennes de l'UEFA. Le club atteint dans les années 1990 les demi-finales de plusieurs compétitions et parvient même en finale lors de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1991-1992, battu de deux buts par les Allemands du Werder Brême.
En 2004, après plusieurs demi-finales non abouties, l'AS Monaco atteint et perd 3-0 la finale de la Ligue des champions 2004 face au FC Porto, en ayant éliminé cette même année le Real Madrid ou encore Chelsea.
Un temps tombé dans l'oubli, les rouges et blancs font leur retour sur la scène européenne en 2014 en atteignant les quarts de finale de la compétition.
Repères historiques
Participations constantes mais sans succès (1961-1988) Champion de France en 1961, l'AS Monaco vie sa première aventure européenne et rencontre les Glasgow Rangers en tour préliminaire de la Coupe des clubs champions européens de 1962. En 1964, les asémistes atteignent leur premier huitième de finale européen face à l'Inter Milan.
Ils participent ensuite de façon plus régulière aux coupes européennes à partir du début des années 1980. Ils jouent ainsi la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1975, 1981 et 1986. Ils sont également présent en Coupe UEFA en 1980, 1982 et 1985 et en Coupe des clubs champions européens en 1979 et 1983 sans pour autant parvenir à franchir le stade des huitièmes de finale.
Quelques épopées : finale et demi-finales (1988-2003) En 1989, l'ASM est engagé en Coupe des clubs champions européens et va parvenir aux quarts de finale de la compétition pour la première fois de leur histoire après avoir battu les Islandais du Valur Reykjavik et les Belges du FC Bruges. Ils seront battus par Galatasaray (1-2 sur l'ensemble de deux matchs).
L'année d'après, en 1990, le club de la principauté ira jusqu'en demi-finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, en éliminant le CF Belenenses, le BFC Dynamo Berlin et Valladolid. Ils seront évincés de la compétition par la Sampdoria (2-4). En 1991, le club atteint les huitièmes de la Coupe UEFA.
Le club de la principauté se hisse jusqu'en finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de 1992 après avoir éliminé successivement Swansea City, l'IFK Norrköping, l'AS Rome et Feyenoord Rotterdam. Le club dispute sa première finale européenne au Stade de Luz. Alors entrainé par Arsène Wenger, l'ASM est défait 2-0 par le club allemand du Werder Brême sur des buts de Klaus Allofs et Wynton Rufer.
Par la suite, ils n'iront qu'en huitièmes de finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1993. Mais, en 1994, les Monégasques décrocheront un demi-finale en Ligue des champions, la première de leur histoire, perdue face à l'AC Milan (0-3). Qualifié pour la Coupe UEFA en 1996 et 1997, ils atteindront également le stade des demies, échouant à nouveau contre un club milanais, ici l'Inter Milan, battus 3 à 2. En 1998, le club atteint à nouveau les demies de la Ligue des champions, éliminant notamment Manchester United. Ils seront battus par un autre club italien, la Juventus de Turin avec un total de 6 à 4 sur les deux matchs.
En 1999 et en 2000, le club ira jusqu'en huitième de finale la Coupe UEFA, éliminés respectivement par l'Olympique de Marseille et le RCD Majorque. En 2001, à nouveau engagé en Ligue des champions, le club de la principauté ne parvient pas à sortir de la phase de poule du groupe D, pourtant peu relevé avec comme seul poids lourd le vainqueur de la dernière Coupe UEFA, Galatasaray, les autrichiens du SK Sturm Graz et les écossais du Glasgow Rangers. Le club n'ira ensuite plus en Europe avant la saison 2003-2004.
Première finale de Ligue des champions (2003-2004)
Phase de groupe Après avoir terminé du championnat en 2003 à un point de Lyon, l'AS Monaco retrouve la Ligue des champions. Le tirage au sort du premier tour est jugé à l'époque très difficile avec des équipes expérimentées, à savoir le PSV Eindhoven, l'AEK Athènes et le Deportivo La Corogne.
Lors du premier match, Monaco se déplaçait à Eindhoven. Dès la , Rothen, sur un coup franc côté gauche, adresse une passe décisive à Morientes qui place le ballon au fond des filets sur une tête plongeante. À la , c'est Édouard Cissé qui trompe le gardien du PSV sur une récupération au milieu de terrain et après un appui sur Morientes. La réduction du score sur un coup franc de Wilfred Bouma à la n'y changera rien, l'ASM remporte son premier match à l'extérieur 2-1 et signe ainsi la première victoire française sur le terrain d'Eindhoven. Dans le même temps, La Corogne fait match nul à Athènes un but partout.
Quinze jours plus tard, Monaco reçoit l'AEK. Dès la , le capitaine Ludovic Giuly ouvre le score d'une demi-volée sur un centre de Patrice Évra. Cinq minutes plus tard Morientes, double la mise sur un corner de Rothen dans un premier temps propulsé sur la transversale par Sébastien Squillaci. À la Morientes réitère sur corner. Et c'est Dado Prso qui enfonce le clou à la . Le score est sans appel ; 4-0. Dans l'autre match le Deportivo s'est défait du PSV ; 2-0.
En déplacement à La Corogne, dans un match fermé, l'ASM se fait surprendre à la par Tristan, défaite 1-0. Dans le même temps, Eindhoven gagnait 1-0 sur la pelouse de l'AEK Athènes.
Les matchs retours débutent, et Monaco a d'ores et déjà l'occasion de prendre sa revanche sur La Corogne. Le club espagnol, pourtant meilleure défense de Liga, parmi les favoris à la victoire finale, va vivre la pire humiliation de son histoire. Au bout de deux minutes Rothen ouvre le score d'un tir lobé. À la , Giuly dribble le gardien sur un lancement de Lucas Bernardi et double la mise. Sur deux coups de pied arrêtés de Rothen, Prso marque à la et à la . À la Tristan réduit l'écart. Prso lui répond à la 47. Plasil marque une minute plus tard, et Scaloni lui répond pour la Corogne. À la , Prso inscrit son quatrième but de la soirée pour Monaco. Cissé conclut la marque à la pour l'ASM. Au cours d'un match complètement fou, Monaco l'emporte 8-3, pendant que le PSV s'impose 2-0 face à Athènes.
Monaco qui reçoit ensuite le PSV, ouvre le score par Morientes à la suite d'un corner à la . Le PSV égalise à la par Vennegoor. Dans l'autre match le Deportivo gagne trois zéro face à Athènes qui n'a toujours pas gagné un match.
Grâce à son énorme différence de but, Monaco est quasiment qualifié en arrivant sur le terrain de l'AEK. Dans ce match, aucune des deux équipes ne parviendra à marquer. Le PSV bat la Corogne 3-2, mais ne parvient pas à se qualifier.
L'ASM termine alors premier de son groupe devant le Deportivo la Corogne et se qualifie pour les huitième de finale, tout comme Lyon. Marseille, troisième club français en lice, est reversé en Coupe de l'UEFA.
De Moscou à Chelsea, des huitièmes aux demies L'AS Monaco tombe contre le club russe du Lokomotiv Moscou en huitième de finale. Le tirage au sort parait clément à première vue. Monaco se rend à Moscou en plein mois de février dans des conditions difficiles. Cueilli à froid, Monaco se fait surprendre, Izmailov ouvre le score à la et Maminov double la mise à la . L'ASM doit se contenter de réduire l'écart par Morientes à la . Monaco s'incline avec les honneurs, mais a manqué d'encaisser un troisième but en fin de match, ce qui aurait compliqué les choses.
Au début du match retour, Monaco est éliminé de la Ligue des champions. Prso rate un penalty, détourné par le gardien russe. À l'heure de jeu, le score est toujours de 0-0, quand soudain après un cafouillage dans la surface avec Adebayor, Prso marque du gauche et délivre son équipe. Le score ne bougera plus et Monaco sera qualifié pour les quarts de finale.
Le tirage au sort désigne les galactiques du Real Madrid, à l'époque de Zidane, Beckham ou encore Roberto Carlos comme futurs adversaires des rouges et blancs.
Le match aller se déroule au Stade Santiago Bernabéu à Madrid. Dès les première minutes, le Real prend le jeu à son compte. Après de nombreuses occasions, et après avoir heurté le montant, le score est toujours de 0-0 alors que la mi-temps approche. C'est alors que Sébastien Squillaci sur un cafouillage dans la surface ouvre le score d'un tacle glissé à la . Monaco mène un zéro à la pause, contre le cours du jeu. La deuxième période débute à peine que Helguera égalise sur un corner tiré par Beckham. À la , Zidane reprend une frappe de Figo stoppée par Roma. Deux-un pour le Real. Le but est accordé alors que Zidane était pourtant hors-jeu. Sept minutes plus tard, l'arbitre accorde un penalty au Real à la suite d'un tacle de Squillaci. Le tir de Figo est repoussé par Roma, mais le portugais parvient à reprendre de la tête et à inscrire un troisième but pour le club espagnol. Ronaldo conclut pour le Real pour la quatrième fois à la , sur un service de Zidane. Morientes, prêté à Monaco par le Real, parvient à réduire l'écart deux minutes plus tard d'une tête hors de portée de Casillas. Monaco s'incline 4-2 à Madrid.
Le match retour commence sur des bases plus solides pour l'ASM qui est plutôt dominatrice. Pourtant c'est bien le Real qui ouvre le score par Raúl à la . L'ASM réagit aussitôt. Giuly trompe Casillas d'une volée à l'entrée de la surface . Dès la reprise, les Monégasques reprennent de plus belle. Morientes trompe ses anciens coéquipiers d'une tête piquée pleine lucarne. À la , Ibarra se présente face à Roberto Carlos. Il frappe au but à l'entrée de la surface. Casillas plonge, mais Giuly surgit et détourne la frappe par une talonnade. Le gardien espagnol est battu, l'AS Monaco est qualifié. Dans le même temps, l'OL est évincé par Porto, faisant de Monaco est le dernier représentant français en Ligue des champions.
Le tirage au sort réserve un autre grand club, les Blues de Chelsea. L'autre match opposera Porto à La Corogne.
Le match aller a lieu à Monaco dans un Stade Louis-II comble. Prso ouvre le score de la tête dès la . Les Anglais réagissent par le biais de l'Argentin Crespo, qui égalise cinq minutes plus tard. À la mi-temps les deux équipes sont toujours à égalité. À la , Makelele fait expulser Zikos. Cependant, les Monégasques ne lâchent rien et à la sur une passe de Giuly, Morientes fusille le gardien de Chelsea du pied droit. L'ASM reprend l'avantage et alourdit la marque grâce à Nonda, qui marque sur son premier ballon, à la , portant le score final à 3-1.
Lors du match retour, le Chelsea de Claudio Ranieri, heureux de la qualité technique de ses joueurs comme Cole, Bridge ou Lampard, font céder à deux reprises les asémistes, tout d'abord sur un splendide centre-tir du gauche de Gronkjaer dans la lucarne à (), puis sur une frappe de Lampard de près, bien servi par Gudjohnsen (). Les Blues sont alors dans une position très favorable. Soutenue par la solidité de Roma, Monaco réagit avec Ibarra () juste avant la pause. L'ASM se met à nouveau dans une bonne position. Morientes envoyait ensuite l'ASM en finale avec une nouvelle réalisation. L'ASM se qualifie et disputera sa finale contre le FC Porto, bourreau des clubs français cette saison, Marseille en première phase (3-2, 2-1) et Lyon en quart de finale (2-0, 2-2).
La finale face au FC Porto La finale se déroule le , en Allemagne, à l'Arena AufSchalke de Gelsenkirchen. Les Monégasques affrontent pour la première fois les Portugais du FC Porto et disputent leur deuxième finale européenne après 1992 et la défaite face au Werder Brême. C'est la première fois cependant que le club de la principauté atteint ce stade de la compétition en Ligue des champions.