L'artérite virale équine est une maladie infectieuse respiratoire et reproductrice causée par un virus à ARN, de la famille des Arteriviridae.
Histoire Identifiée en 1953 l'américain E.R. Doll à Bucyrus (Ohio), l'artérite virale sévit à l'état endémique depuis au moins le , avec des poussées régulières d'épizootieVallat F. et Caillault P. L’artérite virale du cheval en France après 1800 Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2004.
Une première épizootie a lieu aux États-Unis en 1953. D'autres ont lieu parmi des Pur-sangs de course en 1977, puis en 1984, en 1993, en 1994 et en 1996.
Étiologie
Épidémiologie
Distribution Elle touche exclusivement les chevaux. Sa diffusion est mondiale, à l'exception de l'Islande et du JaponThe Merck veterinary manuel. Aux États-Unis, la séroprévalence est particulièrement élevée chez les Trotteurs, chez qui la maladie est considérée comme endémique.
Infection La majorité des infections sont asymptomatiques. Les étalons reproducteurs constituent le réservoir de la maladie, en étant excréteurs du virus tout en pouvant être asymptomatiques.
Elle peut être transmise par voie vénérienne, soit directement par un étalon infecté, soit par insémination avec du sperme infecté ou par voie aérienne par contage direct.
Physiopathologie Le virus se multiplie dans les macrophages bronchiques puis, après une période de virémie, vers les cellules endothéliales avec une prédilection pour la media des petites artères musculeuses. La lésion typique est une nécrose de l’intima et de la média, avec un infiltrat périvasculaire lymphocytaireCroisier F., Étude des vascularites chez le cheval, thèse, 2006.
Signes Après une période d'incubation de 3 à 15 jours, la période initiale est marquée par une forte fièvre (jusqu'à 42 °C), avec perte d'appétit et abattement, puis, vers le quatrième jour, apparition d'œdèmes des membres dits « en chaussette » ou d'œdème des bourses chez l'étalon. Il existe fréquemment une conjonctivite avec larmoiement et un jetage contagieux par les naseaux.
Une éruption cutanée sous forme de lésions papuleuses peut également être présente.
La maladie est plus grave chez la jument gestante et entraîne fréquemment un avortement, ainsi que chez les jeunes poulains où elle peut entraîner le décès.
Parfois enfin, l'infection passe inaperçue et n'est révélée que par des examens biologiques.
Évolution La guérison est l'évolution la plus fréquente pour les chevaux adultes. Les juments infectées restent séropositives mais ne sont plus contagieuses, en revanche, les étalons peuvent rester excréteurs asymptomatiques pendant plusieurs annéesFédération Normande du Selle Français, Conseil des Chevaux de Basse Normandie, Haras Nationaux, Artérite virale équine en Normandie, Fiche technique, 2007.
Diagnostic Il peut être sérologique, par mise en évidence d'une ascension des taux d'anticorps, lors de deux prélèvements à deux ou trois semaines d'intervalle.
Une identification sur cultures cellulaires ou par biologie moléculaire est également possible.
Traitement Le traitement curatif n'est que symptomatique avec mise au repos, la prévention passe par le retrait de la monte des étalons infectésOrganisation Mondiale de la Santé Animale, Code sanitaire pour les animaux terrestres, 2006, Chapitre 2.5.10.
Prévention Plusieurs vaccins existent. En France, la vaccination est recommandée pour les étalons reproducteurs
Législation L'Organisation mondiale de la santé animaleOrganisation Mondiale de la Santé Animale, Code sanitaire pour les animaux terrestres - 2006> définit les normes pour l'importation de géniteurs mâles et de semence fraîche ou congelée.
L'artérite virale équine est une maladie à déclaration obligatoire en France.
Notes et références
Catégorie:Maladie infectieuse Catégorie:Maladie équine Catégorie:Maladie listée par l'OMSA