Cyrille Schott, né le à Drusenheim (Bas-Rhin) et mort le 4 avril 2026 à Trévenans (Territoire-de-Belfort), est un préfet et haut fonctionnaire français.

Biographie Jeunesse Cyrille Schott est le fils de Pierre Schott, ancien maire de la ville d'origine de sa famille, Drusenheim, dans le département du Bas-Rhin.

Parcours scolaire et universitaire Cyrille Schott est titulaire d’une maîtrise d’histoire (Paris-I-Panthéon-Sorbonne), diplômé de l’Institut d’études politiques de Strasbourg (major de promotion) et élève de l’ENA, promotion Guernica (1976)Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm : notice « Schott, Cyrille »..

Situation militaire Cyrille Schott, qui a été chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de l'arme du Traindécret du 9 janvier 1998 portant promotion et nomination dans les cadres des officiers de réserve-J.O. du 13/01/1998, est colonel de la réserve citoyenne auprès du gouverneur militaire de Pariscertificat d'agrément dans la réserve citoyenne-ministre des armées-29 août 2017.

Carrière Cyrille Schott part effectuer son service militaire comme aspirant le .

En , il entre à l’École nationale d'administration (ENA), promotion « Guernica » (1976). En , il devient administrateur civil de au sein du ministère de l’Intérieur et est nommé deux mois après sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de la Charente. En 1978, il est nommé sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne. En , il occupe les fonctions de secrétaire général de la préfecture de la Nièvre.

En , il rejoint le cabinet du président de la République, François Mitterrand, comme conseiller technique. Il est responsable du courrier présidentiel, de la gestion du palais de l’Élysée et des résidences présidentielles, où il organise des rencontres internationales, notamment avec le chancelier Kohl. Il se voit confier par le président des missions particulières, comme la supervision du millénaire capétien, ce qui le conduit à devenir l'intermédiaire entre lui et le comte de Paris. Il supervise, avec Jean-Claude Colliard, les affaires d'Andorre.

En 1987, il est titularisé préfet commissaire de la République du département du Territoire de Belfort. Il soutient, aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, le développement de l’université à Belfort-Sevenans et de la vie culturelle. Il gère plusieurs crises, dont l’incendie de l’immeuble de l’Europe, qui fait 15 victimes, des inondations, une prise d’otages, qu’il parvient à dénouer. Il contribue à la mise en œuvre du premier revenu minimum d'insertion (RMI) en France .

Il est ensuite nommé préfet de la Nièvre (1990), où il avait déjà exercé comme secrétaire général et avait été repéré par François Mitterrand. Il joue un rôle moteur dans l’organisation en 1991 du premier grand prix de France de formule 1 sur le circuit de Magny Cours, cette organisation étant récompensée par le prix de la meilleure organisation mondiale décerné par la Formula One Constructors Association (FOCA).Il travaille au développement de la liaison autoroutière de Nevers avec Paris et au grand chantier, voulu par le président Mitterrand, du Mont Beuvray. Il gère la crise bovine et stimule les contrats locaux agricoles dans le cadre des aides européennes

En 1992, il devient préfet d'Indre-et-Loire. Il œuvre pour la protection de la Loire, dont il interdit les extractions de sable et arrête l'urbanisation des rives, en empêchant la réalisation à Tours d'un nouveau quartier pris sur une zone inondable, celui de la Gloriette. Après son départ, la Nouvelle République du Centre Ouest le reconnaît comme l'un des « hommes de l'année » 1994 au titre de son action pour l'environnementLa Nouvelle République du Centre-Ouest, samedi 31 décembre 1994 et dimanche 1er janvier 1995 - Indre-et-Loire. « Les hommes de l'année. ».

Dans le Haut-Rhin, où il est nommé en , il devient un acteur clé de la reconversion du Bassin potassique, dont il lance l’idée du plan cadre qu’il mène au succès, encourage les implantations d’entreprises, soutient le développement de l’EuroAirport de Mulhouse-Bâle, travaille activement pour la coopération transfrontalière le long du Rhin, développe les partenariats avec la Pologne et la Hongrie.

Préfet de Seine-et-Marne de 1998 à 2001, il fait face aux crises de sécurité publique à Dammarie-les-Lys, à la tempête de la fin de l’année 1999, le département étant l’un des plus touchés de France, à la pollution de l’atrazine dans 80 communes, aux deux cas de fièvre aphteuse, de sorte que le site des archives départementales de Seine-et-Marne l’appelle « le préfet des crises. » Il développe l’intercommunalité, s’attache à la protection de la forêt de Fontainebleau, appuie le développement de l’INSEAD, d’Eurodisney, des villes nouvelles de Marne-la-Vallée et Melun-Sénart, lance avec Georges Zeisel le projet de centre européen de musique de chambre au château de Fontainebleau, se préoccupe du plan départemental d’accueil des gens du voyage, malgré les oppositions à celui-ciArchives départementales de Seine-et-Marne-site officiel-histoire 77-SCHOTT (Cyrille Marie Joseph René).

Préfet du Pas-de-Calais de 2001 à 2004, il s'occupe de la crise des migrants dans le Calaisis et, sous l'égide de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ferme le centre de Sangatte. Il doit gérer de nombreuses autres crises, dont celle de la légionellose née de l'usine Norexo à Harnes. Il travaille activement à la reconversion industrielle, en particulier dans le Bassin minier, où il joue notamment un rôle déterminant pour surmonter la situation difficile née de la fermeture de l'usine Métaleurop à Noyelles-Godault (négociation et signature du plan social et du contrat de site), mais aussi à Calais et à Boulogne. La Gazette Nord-Pas de Calais le range parmi les personnalités de la région qui "ont fait la une en 2003."La Gazette Nord-Pas de Calais, 27 décembre 2003, « Ils ont fait la une en 2003. Cyrille Schott. Un préfet sur tous les fronts. »

Comme préfet de Basse-Normandie (2004-2007), il s’engage activement pour le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel et les implantations d’entreprises, il soutient résolument la candidature de la région aux jeux équestres mondiaux.

Préfet de la région Languedoc-Roussillon (2007), il sait nouer avec le président du conseil régional, Georges Frêche, des rapports permettant l’avancée de dossiers bloqués depuis des années, comme celui de la construction de la ligne TGV Nîmes-Montpellier. Il accompagne avec détermination l’évolution de la viticulture et développe les interventions de l’Europe.

En , il est nommé préfet hors cadreCommuniqué du Conseil des ministres du 10 décembre 2008 [archive]- et devient conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes (2009). Il appartient à la septième chambre, où il devient responsable du secteur « environnement et développement durable ». Il est officier de liaison de la Cour pour l'environnement auprès d'Eurosai (European organisation of supreme audit institutions) et d'Intosai (International organisation of supreme audit institutions). Il est commissaire aux comptes de l'Université franco-allemande à Sarrebruck. Il siège comme membre suppléant à la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) de 2009 à 2014 (décret du ).

Par décret du président de la République en date du , il est nommé président du conseil d'administration d’Adoma, présidence qu'il quitte en , en ayant atteint la limite d'âge. Avec le directeur général Bruno Arbouet, il fait évoluer le statut de cet organisme, qui est le premier logeur en France dans le domaine du très social.

Il est nommé directeur de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) par décret du président de la République, le . Il arrête le premier plan stratégique de l'institut, qu'il engage dans le développement de la recherche, la formation et la réflexion dans la lutte contre le terrorisme, les partenariats internationaux, comme celui avec l'AlgérieINHESJ : site officiel de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, rubrique « Qui sommes-nous ? », « Présentation ».. L'INHESJ devient, au , l'Institut des hautes études du ministère de l'intérieur.

Le ., il fait valoir ses droits à la retraite. Il préside la Fondation Raoul Clainchard à Strasbourg, qui accorde des aides aux organismes accueillant des personnes handicapées. Il fait partie du bureau d'EuroDéfense France, qui milite pour le développement d'une défense européenne. Il est délégué régional pour l'Alsace de l'Association des décorés du mérite allemand (AFDMA) et appartient au conseil d'administration de l'AFDMA. Il est président d'honneur de l'association des amis du peintre PASO. Il préside la section du Bas-Rhin de la Société des membres de la Légion d'honneur - SMLH (depuis ). et est membre du conseil d'administration de la SMLH (depuis ). Il est membre de l'Académie d'Alsace (depuis ).

Mort Cyrille Schott meurt le .

Œuvres Ouvrages Jardin des délices, co-écrit avec le peintre PASO , aux éditions La Diane française, Nice, 2008 La rose & le lys – François Mitterrand et le comte de Paris 1986-1996, aux éditions Plon, Paris, 2011, 2020 Un Alsacien, préfet en Alsace, aux éditions du Signe, Strasbourg, 2018 Parole de Préfet : Sarkozy, Frêche et les autres… , coédition La valette-Le Noyer éditeurs, Strasbourg 2020 Souveraineté et solidarité, un défi européen, sous la direction de Nathalie de Kaniv et Patrick Bellouard, coauteur, aux éditions du Cerf, 2021. Le Génie historique du Christianisme, aux éditions du Signe, Strasbourg, 2023.

Autres Mémoire de maîtrise à Paris I - Sorbonne, sous la direction de Jean-Baptiste Duroselle : La doctrine Hallstein (1971). Il a été co-rapporteur du rapport public thématique de la Cour des comptes Les enseignements des inondations de 2010 sur le littoral atlantique (Xynthia) et dans le Var (La documentation française, ). Il est l'auteur de plusieurs articles dans les Cahiers de la sécurité et la Justice, ainsi que dans la revue Administration. Il a publié des tribunes dans La Tribune, le Monde, La Croix, Le Figaro, The European.

Distinctions Décorations

Cyrille Schott est titulaire de quatorze décorations étrangères :

Notes et références

Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm : notice « Schott, Cyrille ». Notice d'autorité personne « Schott, Cyrille (1950-....) » de la Bibliothèque nationale de France (BNF) ; site consulté le .

Voir aussi Bibliographie Jean-Pierre Kintz, « Cyrille Schott », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 34, p. 3536 INHESJ : site officiel de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, rubrique « Qui sommes-nous ? », « Présentation ». Communiqué du Conseil des ministres du  [archive] Communiqué du Conseil des ministres du  [archive] Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm : notice « Schott, Cyrille ». La Nouvelle République du Centre-Ouest, samedi et dimanche - Indre-et-Loire. « Les hommes de l'année. » La Gazette Nord-Pas de Calais, , « Ils ont fait la une en 2003. Cyrille Schott. Un préfet sur tous les fronts. »

Articles connexes

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