Charles Reibel, né le à Vesoul (Haute-Saône) et mort le dans le de ParisArchives de la Haute-Saône, commune de Vesoul, acte de naissance , année 1882 (avec mention marginale de décès) (page 44/49), est un avocat et homme politique français. Il est ministre des Régions libérées.

Biographie Fils d'une famille de notables alsaciens, Reibel naquit au 20 rue Georges-Genoux à Vesoul.. Il devient diplômé en droit de la faculté de Nancy d'où il sort avec un doctorat, il s'inscrit au barreau de Paris.

Il commence sa carrière politique comme attaché de cabinet, très proche de Raymond Poincaré dont il est un des collaborateurs jusqu'à l'élection de celui-ci à la présidence de la République en 1913. L'année suivante, sa première tentative pour entrer au Palais Bourbon est un échec.

Engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale, il obtient la croix de guerre et la Légion d'honneur à titre militaire. En 1915, il est de nouveau attaché de cabinet, mais auprès du sous-secrétaire d'État à la Guerre, Joseph Thierry.

C'est en 1919 qu'il obtient son premier mandat de député, en Seine-et-Oise. Il est ensuite réélu en 1924, 1928 et 1932.

Alexandre Millerand le charge, en , du sous-secrétariat d'État à la présidence du conseil, qui est une fonction peu exposée mais très politique, car il est ainsi chargé de la coordination de l'action gouvernementale et des relations avec les parlementaires. Georges Leygues le maintient à ce poste jusqu'en .

Lorsque Poincaré est nommé à la tête du gouvernement, il en fait son ministre des Régions libérées (1922-24). Après cette date, il s'éloigne cependant de Poincaré, qui ne le rappelle pas au gouvernement lorsqu'il en prend à nouveau la tête, de 1926 à 1929.

À la Chambre des députés, puis au Sénat, où il est élu en 1935, Reibel défend une ligne politique de droite républicaine, partisan convaincu du rassemblement des républicains, radicaux compris, pour isoler les socialistes. Il défend notamment l'orthodoxie budgétaire, proposant que les amendements parlementaires ne puissent plus porter sur des dépenses, et argumente de façon constante sur la nécessaire « baisse des charges » pour relancer l'économie.

Il fut aussi un des plus ardents opposants au Front populaire, condamnant les occupations d'usines, et réclamant la pénalisation de la propagande communiste.

Quoique clairement partisan de la fermeté à l'égard de l'Allemagne nazie à la fin des années 1930 (il rompit avec Pierre-Étienne Flandin en 1938 à ce sujet et démissiona de l'Alliance démocratique), il vote en 1940 les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, ce qui met un terme à sa carrière politique.

Son vote de 1940 le rend inéligible à la Libération. Les lois d'amnistie le rendent éligible à nouveau au début des années 1950. Il se porte candidat indépendant à l'occasion d'une élection partielle en Seine-et-Oise en 1954 et arrive en troisième position derrière un candidat communiste, André Stil, et une candidate MRP, Germaine Peyroles, élue au second tour. Anticommuniste, il se désiste en sa faveur, change d'avis et se présente au dernier moment pour le second tour, peu de temps avant la clôture des inscriptions, et finalement abandonne à la veille du second tour.« Le maintien de M. Reibel », Le Monde, 9 mars 1954, « Le désistement de M. Reibel », Le Monde, 13 mars 1954. Il se présente à nouveau, sans succès, aux élections législatives de janvier 1956« SEINE-ET-OISE : échec des anciens de la " IIIe " », Le Monde, 5 janvier 1956.

Synthèse des mandats et des fonctions Député Gauche républicaine démocratique de Seine-et-Oise de 1919 à 1936 Sénateur de Seine-et-Oise de 1936 à 1940

Sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du au dans les gouvernements Millerand I, Millerand II et Leygues Ministre des Régions libérées du au dans le gouvernement Poincaré II

Voir aussi

Bibliographie

Pourquoi et comment fut décidée la demande d’armistice (10-17 Juin 1940), 30 pages, format 13,5 x 21 cm, avant-propos du . Impr. Kapp 130, rue de Paris à Vanves (Seine). La vérité sur les origines du débarquement allié en Afrique du Nord . . les presses Alpha 1946 , . Édouard Barthe, Le combat d’un parlementaire sous Vichy, Éditions Singulières, 2007 .

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Ministre de la Troisième République Ministre français des Régions Libérées Catégorie:Sénateur de la Troisième République française Catégorie:Député de Seine-et-Oise (Troisième République) Catégorie:Député de la douzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la treizième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatorzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quinzième législature de la Troisième République Catégorie:Sénateur de Seine-et-Oise Catégorie:Personnalité de l'Alliance démocratique Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance à Vesoul Catégorie:Naissance en décembre 1882 Catégorie:Décès en juin 1966 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Secrétaire d'État à la présidence du Conseil Catégorie:Sous-secrétaire d'État français Catégorie:Décès à 83 ans