Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Provence, un régiment français d'Ancien Régime.

Créations et différentes dénominations

: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Provence devient le ci-devant Provence. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 1814 : pendant la Première Restauration, il est renommé régiment de Monsieur. 1815 : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion de l'Aube et de la légion des Deux-Sèvres. Incomplètes, ces 2 Légions départementales, fusionnent sous le nom de légion de l'Aube et des Deux-Sèvres. : la de l'Aube et des Deux-Sèvres est amalgamée et renommée d’infanterie de ligne . 1854 : il prend son nom définitif, d’infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

ci-devant Provence (1791-1793)

L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Provence. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution 1791 : Révolution haïtienne Expédition de Saint-Domingue.

(1793-1796)

Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Picardie) de volontaires de la République de volontaires de la Haute-Saône

Lors du second amalgame, le est incorporé dans la de deuxième formation, le dans la de deuxième formation et le dans la de deuxième formation.

1793 : Guerre du Roussillon Bataille de Peyrestortes Lors du premier amalgame création de la de première formation, formée des : du d'infanterie (ci-devant Picardie) de volontaires de la République de volontaires de la Haute-Saône 1795 : Bataille de Mannheim.

(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée, le , par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Cambrésis), de volontaires des Basses-Pyrénées et de volontaires des Basses-Pyrénées) de la de première formation ( du d'infanterie ci-devant (Maine), de volontaires de l'Ardèche et de volontaires de l'Ardèche) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Médoc), de volontaires de la Haute-Garonne et de volontaires de la Haute-Garonne) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Boulonnais), de volontaires des Hautes-Pyrénées et de volontaires de la Haute-Vienne) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Angoumois), de volontaires de l'Aude et de volontaires de l'Aude) provisoire de première formation également appelée de l'Aude ( de volontaires de l'Aude, de volontaires de l'Aude et de volontaires de l'Aude provisoire de première formation également appelée de l'Aude ( de volontaires de l'Aude, de volontaires de l'Aude et de volontaires de l'Aude) provisoire de première formation ( de volontaires des Côtes-Maritimes, de volontaires des Côtes-Maritimes et de volontaires des Côtes-Maritimes) de réquisition de la Gironde (levé en brumaire an II) de réquisition des Landes (levé le ) Légion de la Montagne ou des Sociétés populaires (levé le )

1796-1797 : Campagne d'Italie Siège de Mantoue (1796-1797), Bataille de Castiglione, Siège de Vérone, Bataille de Primolano, Bataille de La Brenta, Bataille de Caldiero, Bataille d'Arcole, Bataille de Tagliamento. 1798 : Campagne d'Égypte Expédition aux îles Saint-Marcouf, Bataille des Pyramides. 1800 : Bataille d'Engen, Bataille de Moeskirch, Bataille de Memmingen, Bataille d'Hohenlinden.

(1803-1815)

Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

1805 : Bataille d'Ulm, 2 décembre : Bataille d'Austerlitz. 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau Bataille d'Heilsberg, Siège de Koenigsberg. 1809 : Bataille d'Eckmuhl, Bataille d'Aspern, Bataille d'Essling, Bataille de Wagram.

1812 : Bataille de Smolensk, Bataille de Valoutina, Moskova, Bataille de Krasnoe. 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Dresde, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig, bataille de Hanau. 1814 : Campagne de France Bataille de Brienne, Bataille de La Rothiere, Bataille de Montereau, Bataille de Troyes.

Après l'exil de à l'île d'Elbe, , prend le , une ordonnance royale qui réorganise les corps de l'armée française. Ainsi le régiment de Monsieur est formé à Nancy, avec le d'infanterie de ligne, le du d'infanterie de ligne, le du d'infanterie de ligne et le du de voltigeurs de la Garde impériale.

À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend donc son nom : d'infanterie de ligne.

1815 : Bataille de Ligny.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Officiers tués et blessés tout en servant avec le d'infanterie pendant la période 1791-1815 : officiers tués : 44 officiers morts de blessures : 24 officiers blessés : 240

Légions de l'Aube et des Deux-Sèvres (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de l'Aube et la légion des Deux-Sèvres, qui deviendront le 4e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Aube et les 2 bataillons de la légion des Deux-Sèvres.

1820 à 1852

1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. 1832 : départ pour l'Algérie. : Le du de ligne, faisant partie de la colonne commandée par le lieutenant-colonel Lemercier, prend part à l'attaque du marabout de Gouraya à Bougie. 19 au : expédition contre les Hadjoutes dans la province d'Alger Après cette expédition le régiment rentre en France. : implication dans la tentative de coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Le le régiment arrive en renfort à Paris et prend part aux journées des 24, 25 et 26 contre les insurgés.

En 1850, le régiment est en garnison à Paris et son dépôt est à Soissons.

Second Empire

Par décret du le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le d'infanterie de ligne. vignette|Civils et mineurs de fonds tués par l'infanterie lors de la fusillade du Brûlé à La Ricamarie, le . : intervention lors de la grève des mineurs à La Ricamarie sous les ordres du capitaine Gausserand. Lors de la fusillade dite « du Brûlé », la troupe tire sur la population qui s’oppose à l'arrestation des mineurs grévistes, faisant , tous civils.

Le futur maréchal, Ferdinand Foch, s'y engage à la déclaration de guerre contre l'Allemagne.

Guerre franco-prussienne de 1870 et Commune

1871 à 1914 Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le 149e régiment d'infanterie

Garnison : À Auxerre de 1886 à 1889, de 1891 à 1892, en 1894 et s’installe définitivement le à la caserne Vauban jusqu’à sa dissolution en 1961. À Sens, de 1928 à sa dissolution, caserne Gémeau.

Première Guerre mondiale Affectation En 1914 ; Casernement : Auxerre et Troyes. À la d’infanterie d' à .

1914 Du au : arrivé en train depuis Auxerre et Troyes du régiment d'infanterie dans la région de Verdun et marche vers le front ( environ). Du au : bataille de Signeulx Aarlon et Virton (Belgique) ; énormes pertes pour le (prise de la colline de Bouillon) (cimetière militaire de Baranzy) hôpital de campagne et QG à la ferme de Bouillon) Du au : bataille de la Marne La Course à la mer Offensive d’Argonne : cote 263

1915 Offensive d’Argonne : Vauquois Argonne : Haute-Chevauchée, attaque 263, cote 285

1916 Argonne : Cote 285 (de janvier à septembre) Bataille de Verdun : Haudromont, fausse cote, Vaux (d'octobre à décembre)

1917 Berry-au-Bac : Bois des Boches, Juvincourt.

1918 Bataille de l'Oise : Bataille de Noyon Seconde bataille de la Marne : nord d'Épernay : bois Saint-Marc, Romery, le Paradis, Nanteuil (18-). Aisne : Montigny, Berry-au-Bac, Recouvrance ()

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale De à l'unité est engagée comme suit : au : inclus dans le dispositif d'alerte dans la région de Gray : fait mouvement par train vers Sarrebourg 9 au : offensive dans le saillant d'Ohrenthal en avant de la ligne Maginot au : occupation du secteur ouest du SD de Rohrbach : regroupement dans la région de Baerenthal : fait mouvement par train vers Sarrebourg-Cirey au : fait mouvement par train et route vers Chauny, Ham, Guiscard, Coucy (repos, instruction)

Lors de la bataille de France, le RI est subordonné à la division d’infanterie motorisée, au sein de la . Le régiment, commandé par le colonel TranchantLe colonel Tranchant sera fait prisonnier le ., est engagé dans les combats suivants : 25 au 30 mai 1940 : défense de la poche de Lille Après la bataille de la Dyle et le retour de Belgique, il combat sur l'Escaut dans les faubourgs de Valenciennes aux environs de Trith-Saint-Léger.

1945 à nos jours

Traditions Devise « L'impétueuse » Insigne

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Arcole 1796 Hohenlinden 1800 Iéna 1806 Wagram 1809 Argonne 1915 L'Aisne 1917 Noyon 1918 Saint-Thierry 1918 Gembloux 1940 Résistance Morvan 1944

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre du corps d'armée. Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Chant

Chefs de corps

Personnalités ayant servi au

Albert Cambriels (1816-1891), alors sous-lieutenant. François-Isidore Darquier entra au service comme sergent-major le dans le de volontaires de la Haute-Garonne. Élisée Alban Darthenay (lieutenant, héros de la Résistance), une promotion de Saint-Cyr (1974-1976) porte son nom. Ferdinand Foch, maréchal de France s'engage le à la du .