Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution sous le nom de de première formation.
Création et différentes dénominations 1795 : création de la première formation 1796 : le numéro 146 n'est pas recréé. Le numéro reste vacant. 1813 : création du 1813 : Dissous, le numéro reste vacant 1887 : création du
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles de première formation (1795-1796) Guerres de la Révolution La de première formation est formée le avec : le du d'infanterie (ci-devant Boulonnais) ; le de volontaires de la Côte-d'Or ; le de volontaires de l'Isère.
À sa formation, la est placée dans la brigade Ransonnet de la division Petitguillaume.
d'infanterie de ligne (février 1813- octobre 1813) 1813-1815 : à la suite de la campagne de Russie, la Grande Armée a été presque entièrement détruite. Une levée est organisée (, , ) et porte les classes de 1809 à 1815. Les plus jeunes de ces conscrits sont dénommés « Marie-Louise » car le décret d'appel portait la signature de l'impératrice régente.
Le d'infanterie de ligne est formé, le , avec : la du premier ban de la garde nationale formée dans les départements d'Eure-et-Loir et département du Loiret ; la du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Roer ; la du premier ban de la garde nationale formée dans le département de l'Ourthe ; la du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Frise.
Engagé dans la campagne d'Allemagne, le régiment va combattre à Wurschen, Lowenberg, Goldberg, où il s'empare de la position de et Hirschberg.
En raison des pertes subies, les effectifs restants du sont incorporés entre et dans le d'infanterie de ligne.
Le régiment disparaît jusqu'en 1887.
d'infanterie 1887 à 1914 Le , est formé le à 3 bataillons provenant des , , et ..
Il détache des unités pour la campagne de Madagascar en 1895 et 1896. En , son détachement principal est cantonné à la caserne Maréchal Ney (reconvertie depuis en centre de détention) de Toul, où il fait partie de la (cette brigade faisant partie de la 39e division d'infanterie surnommée la "division d'acier").
Première Guerre mondiale 1914 Dès l'entrée en guerre, le , le du d'armée ( Armée) avance vers Château-Salins et le , la d'infanterie du général Dantant attaque Morhange puis Delme. Le , le colonel Bérot, chef de corps du , est mortellement blessé. Le , après la première bataille de la Marne, le part pour la Picardie et monte vers le nord (région de Lassigny et Roye) et obtient une première citation à l'ordre de l'armée.
1915 Le : attaque de Neuville-Saint-Vaast. Le , le lieutenant-colonel David est mortellement blessé. 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, le capitaine Philippe Borrell est porté disparu.
1916 Le , en renfort dans le secteur de Verdun, le se bat sur la côte du poivre et repousse toutes les attaques (une citation à l'ordre de la division et une deuxième à l'ordre de l'armée). Du 9 au , dans les tranchées du Mort-Homme, le second bataillon arrive avec 175 hommes et repartent avec 34 hommes. En juillet (Bataille de la Somme) : citation à l'ordre de l'armée.
1917 vignette|Soldats du à Paris pour le . À partir du : front de l'Aisne. Le , le est cité pour la troisième fois à l'ordre de l'armée.
1918 vignette|gauche|Le recevant la Croix de guerre des mains de Pétain sur la Place Stanislas. 27 mai 1918 : Seconde bataille de la Marne, bataille de l'Aisne. Chemin des Dames (mai), puis dans l'Aisne (juin) et en Champagne (juillet). Le , le RI obtient sa à l'ordre de l'armée et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Le mène ensuite de violents combats jusqu'à l'armistice du 11 novembre 1918http://jburavand.free.fr/historiques%20RI/RI146_Histo.pdf..
Entre-deux-guerres 1919 : le régiment est regroupé à Saint-Avold et Forbach (Moselle), en Lorraine reconquise par la France. 1923 : maintien de l'ordre en Sarre après l'occupation de la Ruhr par la France. Fortification de la frontière avec l'Allemagne, élaboration de la future ligne Maginot. 1933-1935 : le RI s'installe à Metz, caserne Barbot. Le régiment passe à une nouvelle structure type « région fortifiée ». Le , il forme avec le RI, l'infanterie de région fortifiée de Metz (RFM): il comprend alors six bataillons. Ils occupent par roulement les secteurs fortifiés de Boulay et de Faulquemont. Le capitaine adjudant major Brébant est affecté au du d'infanterie de forteresse le jusqu'au , il prend les fonctions de major de fortification au camp de Zimming. Le , le régiment prend l'appellation de d'infanterie de forteresse et reçoit le surnom de « régiment de Faulquemont ». Il est réduit à trois bataillons et est affecté exclusivement à la défense du secteur fortifié de Faulquemont.
1938 : le RIF est réparti dans trois camps de sûreté de la ligne Maginot : Teting () Zimming () Ban-Saint-Jean (). L'État-major et les services arrières restent installés à Metz (quartier Barbot). Le , le RIF a l'honneur de défiler sur les Champs-Élysées à Paris.
Seconde Guerre mondiale En , trois bataillons des , RIF, et RIF, forment un régiment de marche sous les ordres du lieutenant-colonel Vogel ; ce régiment participe à l'offensive française en Sarre, aux côtés des divisions d'infanterie classiques. L'attaque dans les bois de la Warndt (combat de Ludweiller, le est finalement stoppée à la suite de la capitulation de l'allié polonais. Le régiment est dissous peu après. Le se prépare ensuite à l'hiver, en installant de nouvelles positions défensives dans le sous-secteur de Téting. De à , le chef de corps était le lieutenant-colonel Prat. Création de corps franc section du RIF, RIF, RI, BCA. Le régiment reçoit un renfort de deux compagnies constitué de volontaires espagnols, surtout utilisées comme pionniers. À partir du , bombardement des positions françaises. L'offensive allemande se dessine loin dans le nord, et dans les Ardennes. Les régiments de forteresse se trouvent seuls face à l'Allemagne. La ligne Maginot est finalement tournée par le nord. Une offensive allemande "perce" le front de la Sarre le et débouche derrière la ligne Maginot. Le à Domptail (Vosges), de la du d'instruction (capitaine Toutain) et de la compagnie de commandement sont faits prisonniers par les Allemands et, au mépris des règles des Conventions de Genève relative à la protection des prisonniers de guerre, sont fusillés par le du de la 198 ID. Le reste du RIF doit déposer les armes au col du Haut Jacques (près de Saint-Dié-des-Vosges). L'ouvrage Maginot de Téting (A38), occupé par une compagnie d'équipage du RIF, ne cessera le combat que le (après l'armistice) sur ordre du commandement français. 1945 : le RI est reformé le à partir d'un important contingent d'Alsaciens et de Lorrains expulsés depuis 1940 dans le sud-ouest. Le , il est le premier régiment français à pénétrer en territoire allemand (secteur de Forbach, Stiring-Wendel). Le , le lieutenant-colonel Barthelet reçoit des mains du général de Gaulle à Paris, place de la Concorde, le drapeau du régiment reconstitué.
Depuis la Seconde Guerre mondiale Il part pour Bizerte (Tunisie) pour réprimer des troubles d'avril 1947 jusqu'en . En 1951, le est dissous et devient le du RI. Certains de ses cadres participeront à la campagne d'Indochine au sein du RI. Le , le RI est créé à Nancy. Il part en Algérie le jusqu'au . Le , l'EM et la CCR sont dissous, seuls restent les et . Le drapeau du sera confié à la CAR 6 de Metz, qui prendra l'appellation de compagnie/ RI et cela jusqu'en 1969. Le sera recréé en à partir de réservistes lorrains. Ligne Maginot 1990 : cet exercice est destiné à commémorer les combats des anciens de mai-. À Domptail (Vosges), le général Dubouchet passe en revue les RCD et RI, tous deux régiments de réserve, réunis là en mémoire des soldats fusillés le . 1999 : le régiment est dissous une nouvelle fois, à la suite de la réforme du système de conscription. 2007 : sur l'initiative du capitaine Blas, officier archiviste de l'ancien régiment dissous, une salle-mémoire est inaugurée à Faulquemont. Elle regroupe des fanions, souvenirs et textes originaux conservés jusqu'alors par le d'infanterie.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007. : Goldberg 1813 Yser 1914 Verdun 1916 Somme 1916 Flandres 1917-1918L'offensive des Flandres, dans le Nord et en Belgique en octobre 1918.. Aisne 1918 350px
Décorations Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes, 1 étoile de vermeil, 1 étoile d'argent citation à l'ordre de l'armée (ordre n.33 du ). à l'ordre de l'armée (ordre n.462 du ). Il reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918. à l'ordre de l'armée (en date du ). à l'ordre de l'armée (ordre n.34 du détachement d'armée du nord du ). Citation du régiment à l'ordre du corps d'armée (ordre n.253 du ). Citation du régiment à l'ordre de la division (ordre n.106 du ). Il reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.
Personnalités ayant servi au
Marc Bloch (1886-1944), capitaine, historien français, fondateur avec Lucien Febvre des Annales d'histoire économique et sociale en 1929. Philippe Borrell (1890-1915), philosophe, capitaine au régiment en 1915. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Augustin Cochin (1876-1916), capitaine, historien et sociologue français. Jean Flavigny (1880-1948), général d'armée, capitaine au régiment en 1917. Louis Malécot (1871-1943), aérostier. Henri Sanfourche (1775-1841), alors major.
Devise Avec le sourire, nous saurons mourir146 oblige
Refrain "Levez-vous Lorrains, debout Messins, écoutez notre histoire, du 146 joyeux Lorrains écoutez le refrain, levez-vous Lorrains, debout Messins, écoutez notre gloire, du 146 joyeux Lorrains écoutez le refrain !"
Insigne 90px|right D'abord une couronne de laurier autour d'un écu aux armes de la ville de Metz sous lequel pend une croix de la Légion d'honneur ; remplacée en 1938 par une aigle près d'une tour (Faulquemont signifie le « mont des faucons »).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie , . Archives historiques de l'ouvrage A34 du Kerfent de la ligne Maginot : http://www.kerfent.com . Émile Simond, Historique des nouveaux régiments créés par la loi du Émile Mugnot de Lyden : Nos 144 régiments de ligne Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Articles connexes Liste de régiments français Grades de l'Armée française Ordre de bataille de l'armée française en août 1914
Liens externes Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du French Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1999