thumb|Fernand de Langle de Cary. Fernand Louis Armand Marie de Langle de Cary, né le à Lorient (Morbihan), mort le à Pont-Scorff (Morbihan)., est un général français de la Première Guerre mondiale, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Une carrière d'officier ordinaire (avant 1914) Issu d'une famille noble de Bretagne, il réussit l'entrée à Saint-Cyr en 1867 (promotion Mentana). Il en sort major et lieutenant en 1869. Lorsque la guerre franco-prussienne éclate durant l'été 1870, Langle de Cary est à Paris. Officier d'ordonnance du commandant en chef de l'armée parisienne, le général Trochu, il est grièvement blessé (balle dans la poitrine) lors de la bataille de Buzenval (), il sert alors au de chasseurs d'Afrique. Trois jours plus tard, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il existe assez peu d'éléments sur sa carrière entre 1871 et 1900, il est probable qu'il ait suivi une carrière classique d'officier : il a commandé au de cuirassiers puis au d'artillerie et après au d'infanterie de ligne avant de devenir professeur à l'École de GuerreLe Miroir, du 10 janvier 1915. Langle de Cary est fait officier de la Légion d'honneur le (au grade de commandant ou de lieutenant-colonel). L'annuaire de Valenciennes de 1899-1900 le cite comme colonel du . Promu général de brigade en (à 52 ans), il est nommé inspecteur général du Arrondissement de gendarmerie. Au cours de l'été 1900, on lui confie en parallèle le commandement de la Brigade de cavalerie d'Algérie et de la subdivision de Sétif.

De retour en métropole en , il est nommé commandant de la Brigade d'Infanterie et de la subdivision Pau-Tarbes. Le , Langle de Cary reçoit sa troisième étoile de divisionnaire et le commandement de la Division d'Infanterie Coloniale. Peu de temps après, il incorpore la Division d'Infanterie en devenant chef de la subdivision de Bourg-Belley, puis le Corps d'Armée en . Proche du généralissime, Joffre le nomme commandant du Corps d'Armée en . Le , il représente La France pour célébrer le centenaire de la bataille de la Moskova. Le , il fait son entrée au Conseil supérieur de la guerre. Proche de la retraite, on lui confie la Armée de réserve. Il est fait grand officier de la Légion d'honneur le .

Son rôle dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) Lorsque la guerre éclate en , il est rappelé à l'activité en qualité de commandant d'armée. C'est un général proche du général Joffre. Le , le généralissime lui confie le commandement de la Armée. Jusqu'à la mi-août, son armée est en réserve à Saint-Dizier avant d'être envoyée en Lorraine. Pendant que la Armée du général Lanrezac rencontre des succès à Guise, Langle de Cary, qui le couvre sur l'est, se maintient bien sur la Meuse. Cependant, une dangereuse brèche entre la Armée contraint Joffre à créer la Armée. Langle de Cary témoigne :

Le , son armée est envoyée en renfort dans les Ardennes pour contrer l'avancée allemande en Belgique :

Le général de Langle de Cary fait partie également du système de la bataille de la Marne en . Toujours à la tête de la Armée il vient à bout de l'armée du duc de Wurtemberg à Vitry-le-François le . Ce même mois, il reçoit des plans pris sur des officiers allemands tués par le hussard Charles Nungesser.. Le , il est fait Grand Croix de la Légion d'honneur, le généralissime lui témoigne toute sa confiance :

thumb|350px|droite|Un régiment d'infanterie coloniale, décoré après l'offensive de Champagne par le général de Langle de Cary, défile devant celui-ci sur le plateau de Valmy. En février-, son armée est envoyée en offensive sur la Champagne. Il se résout à porter l'effort de ses troupes sur un front d'environ 8 kilomètres. Le mauvais temps freine l'avancée des hommes. Le après avoir demandé le renfort du , Joffre lui ordonne la suspension de l'offensive. Le , pour la troisième fois la Armée repart à l'offensive c'est comme ailleurs un échec cuisant. Le général Gouraud le remplace à la tête de l'armée et de Langle de Cary est nommé commandant du Groupe d'armées du Centre le .

Le , la région fortifiée de Verdun passe du Groupe d'armées de l'Est au Groupe d'armées du Centre. Face au danger que représente l'artillerie accumulée par les Allemands, le colonel Jacquand fait signer au général de Langle de Cary une directive prescrivant de . Le , Langle de Cary déclare au président de la République en visite au GAC, qu’il s’attend à .. Chargé du commandement des armées de Verdun lors de l'attaque ennemie le , il fait tenir l'accès au fort de Douaumont, préparer une contre-attaque et enfin le repliement des forces de la Woëvre sur les hauteurs de la Meuse. Le , les armées françaises sont écrasées par les bombardements allemands, Langle de Cary ordonne, de sa propre initiative, l'évacuation de la Woëvre. Au GQG de Chantilly, le président du conseil Aristide Briand fait valoir que . Le , de passage au QG du GAC à Avize, Castelnau désavoue de Langle de Cary. Joffre est soumis à une très forte pression politique pour . Il pense faire jouer ce rôle de fusible au général Herr. Mais face à l'obstination de Pétain pour le couvrir, c'est sur Langle de Cary que le sort tombe.. Il est remplacé par le général Pétain, le , puis Pétain sera, lui aussi, remplacé par Nivelle le .

De Langle de Cary, qui a reçu la médaille militaire le , est mis définitivement en retraite en . Il meurt à Pont-Scorff le à . Son corps est inhumé aux Invalides.

Anecdote Fernand de Langle de Cary est officier général de l'Armée française, commandant la Armée sur le front de la Marne. Connu pour être aimé de ses hommes. Enterré dans la crypte des Invalides avec les hommes de son rang.

En 1944, la veuve du général doit abandonner le manoir de Kerguélavan menacé par les combats de la Poche de Lorient. Elle décède peu de temps après. Quand la famille revient à Pont-Scorff après la libération du , elle découvre le manoir vidé. De nombreux objets ont disparu dont un magnifique sabre de cavalerie, modèle 1822. Certains objets sont retrouvés en brocante. Le sabre ne réapparaît qu'en 2007, offert à la commune par un habitant le tenant de son beau-père fermier au manoir.

Le Quartier Général de la Armée de Langle de Cary (02-08-1914/11-12-1915)

Fonction Responsable Durée Commandant d'Armée Gal Fernand de Langle de Cary 02-08-14 - 11-12-15 Chef d'État-major Gal Paul Maistre 02-08-14 - 12-09-14 Chef d'État-major Gal Alphonse Nudant 12-09-14 - 21-11-14 Chef d'État-major Cel Gabriel Paquette 21-11-14 - 28-01-16

Décorations Intitulés des décorations françaises : (03-1916) : chevalier (01/1871), officier (07/1889), commandeur (12/1907), grand officier (12/1913), grand' croix (09-1914) 2 palmes

Livres Général de Langle de Cary, Souvenirs de commandement 1914-1916, Paris, Payot, 1935.

Notes et références

Voir aussi

Catégorie:Chef militaire de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Élève du lycée Dupuy-de-Lôme Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la guerre Catégorie:Noble français du XIXe siècle Catégorie:Noble français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Personnalité bretonne du XIXe siècle Catégorie:Personnalité bretonne du XXe siècle Catégorie:Général d'armée Catégorie:Général français promu en 1900 Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Naissance en juillet 1849 Catégorie:Naissance à Lorient Catégorie:Décès en février 1927 Catégorie:Décès dans le Morbihan Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans le caveau des gouverneurs