La bataille de l'Aisne désigne les combats de entre d'une part l'armée allemande, qui s'est arrêtée sur les rives de l'Aisne après sa retraite qui clôt la première bataille de la Marne, et d'autre part les armées française et britannique qui tentent de la repousser.

La bataille

Le , après la bataille de l'Ourcq. Von Kluck et la regagne le nord en appuyant sa droite sur l’Ourcq.

Après la Grande Retraite puis la stabilisation du front lors de la première bataille de la Marne, les Alliés mènent une contre-attaque. Le principal effort est fourni par les Britanniques du Corps expéditionnaire britannique vers le Chemin des Dames, entre Soissons et Craonne dans la direction de Laon.

Le au matin, assistés sur leur gauche par la française commandée par Maunoury et sur leur droite par la française commandée par Franchet d'Espèrey, ils font face aux première, deuxième et troisième armées allemandes.

Les autres armées, la de Foch, la de De Langle de Cary et la de Sarrail accompagnent le recul des et armées allemandes.

Le , la gauche de l’armée tente de franchir l’Oise à Verberie, la droite borde l’Aisne, assurant la liaison avec les Britanniques. À 19 h, le front s'étend sur le plateau occidental entre Aisne et l'Oise, vers Tracy-le-Mont, Moulin-sous-Touvent, Vingré et Nouvion. Les Britanniques arrivent vers la rive gauche de l’Aisne entre Soissons et Bucy-le-Long. Le Corps d'Armée vise Bourg-et-Comin, le d'armée de Horace Smith-Dorrien, arrive à Vailly et le d'armée commandée par William Pulteney Pulteney, à Bucy-le-Long. La armée de Louis Franchet d'Espèrey vient attaquer le d'armée vers Montmirail..

vignette|center|upright=1.5|Recul allemand du 5 au 8 septembre 1914.

Le , la armée allemande bat en retraite dans la direction nord-est, entre l’Oise et la ligne Braine et Laon. La armée opère sa retraite à l’est de la armée sans parvenir à recréer la liaison. Le 12, la armée s’arrête entre l’Oise à la ligne de chemin de fer entre Soissons et Laon : La armée occupe les plateaux entre Soissons et Corbeny et la armée Max von Hausen s'arrête entre la armée dans la région de Reims et la Suippe.

Le , les divisions de Lamaze doivent tenter de franchir l’Aisne, la à Pommiers, la à Pasly et la à Cuffies. Le d'armée britannique arrive vers Condé, tenu par les Allemands. Le d'armée britannique arrive à Missy. Le d'armée britannique arrive à Venizel.

Le , le bataillon Bourdieu quitte le camp de Sissonne en autocar pour Saint-Erme. La compagnie Michaud se dirige vers Saint-Erme. Sous le feu de l'artillerie, des soldats réussissent à se replier, tandis que l'on comptabilise dans les combats de Saint-Erme des 14 et  , et . . 

Le , Franchet d’Esperey tente un grand effort sur tout le front. Le Corps d'armée enlève le château de Brimont. Les Allemands attaquent vers La Ville-aux-Bois. Au centre, une autre attaque allemande se produit au nord de Craonne. À gauche, les Français attaquent la vallée de l’Ailette. Le Corps d'Armée de Haig attaque le plateau de Chivy, au nord d'Arcy.

Conséquence et bilan Le , après l'échec franco-britannique et la stabilisation du front, les Allemands se retranchent sur les hauteurs de l'Aisne : ainsi débute la guerre de tranchées. L'offensive se déplace vers l'ouest, entraînant une série d'actions tournantes, puis le nord, qui conduisent les forces rivales sur les rives de la mer du Nord à partir d'octobre : c'est la « course à la mer ».

Décoration L'AISNE 1914 est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Articles connexes

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