Antoine-Auguste-Ernest Hébert, né à Grenoble (Isère) le et mort à La Tronche (Isère) le , est un peintre français.
Biographie
Ernest Hébert est Dauphinois d'origine, né en 1817, cousin de Stendhal.
Il se forme seul à la peinture, recevant les conseils de Benjamin Rolland, de David d'Angers et de Paul Delaroche. En 1839, il obtient un grand succès au Salon avec Le Tasse en prison.
Il entre à l'École des beaux-arts de Paris et il reçoit le prix de Rome en peinture, à la suite de quoi il s'installe à Rome. Il est pensionnaire de la villa Médicis de 1840 à 1844. Il peint essentiellement la campagne romaine avec beaucoup de luminosité.
Succédant à Joseph-Nicolas Robert-Fleury, il est directeur de l'Académie de France à Rome de 1867 à 1872.
À son retour en France, il devient un peintre renommé du Second Empire. Peintre brillant, il exécute de nombreux portraits et bâtit une grande partie de son œuvre en puisant dans les souvenirs de ses séjours italiens par des tableaux proches du symbolismeLaurence Hualt-Nesme, Ernest Hébert, Entre romantisme et symbolisme, 1817-1908..
En 1880, il épouse la future photographe Gabrielle d'Uckermann. Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris de 1882 à 1885
De 1885 à 1890, il est de nouveau directeur de l'Académie de France à Rome….
Proche de la famille du général Léon de Beylié, Ernest Hébert peint le portrait de celui-ci en 1898Le Souvenir français en Chine.. Il est un familier de la princesse Mathilde avec laquelle il échange une correspondance de 1863 à 1904.
Il meurt le , âgé de 91 ans, dans sa maison de La Tronche, devenue le musée Hébert en 1934, et repose dans le parc de la maisonSite culture du conseil général de l'Isère..
Collections publiques
La Tronche, musée Hébert. Orléans, musée des Beaux-Arts: La mal'aria, Réplique du tableau du Salon de 1850, huile sur toile, 56 x 80,5 cm. Paris : département des arts graphiques du musée du Louvre. musée Hébert. : La Fille aux joncs, dite aussi La Fille aux iris ou La Baigneuse, 1871, huile sur toile, . Ce tableau, mêlant érotisme et nature, avait été commandé par Esther Lachmann (dite la Païva), pour décorer sa chambre à coucher de l'hôtel de la Païva au 25, avenue des Champs-Élysées à Paris. Tout Paris sera au courant de la nudité du tableau, La Païva elle-même ayant servi de modèle. Devant le scandale, la princesse Mathilde demande à Ernest Hébert de ne pas livrer le tableau, ce qu'il fit.. musée d'Orsay : La Mal'aria, 1848-1849, huile sur toile, .. Panthéon : Le Christ montrant à l'ange gardien de la France les destinées de la patrie (), mosaïque du cul-de-four de l'abside réalisée de 1875 à 1884 par l'atelier de mosaïstes parisiens Guilbert-Martin d'après un dessin d'Hébert : à sa droite, l'Ange gardien debout portant une épée puis, à genoux, sainte Geneviève portant le bâton de berger ; à sa gauche, la Vierge Marie debout et, à genoux, Jeanne d'Arc tenant un drapeau. Cette représentation illustre les débats qui pouvaient agiter les débuts de la Troisième République entre laïcs et catholiques. Sur les cinq personnages représentés, quatre ont une auréole mais Jeanne d'Arc n'en porte pas, n'étant canonisée par l'Église catholique qu'en 1920.
Récompenses 1839 : premier grand prix de Rome. 1851 : médaille de . 1855 : médaille de . 1867 : médaille de . 1889 : grand prix de l'Exposition universelle 1900 : grand prix de l'Exposition universelle
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur, le . Officier de la Légion d'honneur, le . Commandeur de la Légion d'honneur, le . Grand officier de la Légion d'honneur, le . Grand-croix de la Légion d'honneur, le .
Élèves
Ludovic Alleaume (1859-1941). Jules-Charles Aviat (1844-1931). Victor Bachereau-Reverchon (1842-1931). Alfred-Louis Bahuet (1862-1910). Émile Cambiaggio (1857-1930). Gabriel Ferrier (1847-1914). François-Maurice Lard, à l'École des beaux-arts de Paris (1864-1908). Eugène Louis Pirodon Paul-Désiré Trouillebert (1829-1900).
Odonymie Une rue porte son nom dans le 16 arrondissement de Paris.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Dictionnaire Bénézit. Laurence Hualt-Nesme (dir.), Ernest Hébert, Entre romantisme et symbolisme, 1817-1908, Musée Hébert La Tronche-Isère . . . . .
Iconographie Benjamin Rolland, Portrait d'Ernest Hébert adolescent, huile sur toile, , signé et daté en bas à droite : , La Tronche, musée Hébert. Autoportrait, 1834, La Tronche, musée Hébert.
Article connexe Rue Ernest-Hébert (Paris)
Liens externes
Site officiel du musée Hébert, à la Tronche.
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