Georges Paul Hyacinthe Pagès, né le à Paris Acte de naissance (vue 20/31) avec mentions marginales du mariage et du jugement de changement de nom. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 6e arrondissement, registre des naissances de 1867, Feuillet 19, Notice 893 et mort le à Paris , est un historien françaisGuy Caplat, L'Inspection générale de l'instruction publique au siècle: dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939, 1997, ..

Biographie Georges Pagès est le petit-fils de l'écrivain Charles de La Rounat (1818-1884) et fils du professeur et homme de lettres Alphonse Victor Canon dit Pagès (1836-1894).

Formation et carrière Il est entré à l'École normale supérieure en 1886, à l'âge de dix-neuf ans, et en est sorti en 1889 avec l'agrégation d'histoire"Georges Pagès (1867-1939)", Pierre Renouvin, Revue Historique, tome 188, 1940, ..

De 1889 à 1891, il séjourne en Allemagne comme boursier d'études. Il est ensuite professeur d'histoire dans les lycées de Troyes, de Dijon, de Versailles et de Paris.

En 1911, il est nommé inspecteur de l'académie de Paris et, en 1916, inspecteur général de l'Instruction publique. En 1922, Georges Pagès est appelé à la chaire d'Histoire moderne de la Sorbonne. Il enseigne en même temps à l'École normale de Sèvres puis à l'École libre des Sciences politiques. Il est directeur des études d'histoire entre 1932 et 1933. Par ailleurs, il siège au Comité consultatif de l'enseignement supérieur et préside le jury d'agrégation d'histoire. Il prend sa retraite en 1937, et devient directeur des services de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine et du musée de la Grande Guerre la même année.

En 1939, Georges Pagès voit deux de ses garçons mobilisés à la déclaration de guerre. Pierre Renouvin dit qu'il . Il meurt trois semaines après le début du conflit avec l'Allemagne.

La communauté de l'Arcouest Georges Pagès aimait la Bretagne, particulièrement l'Arcouest dans la commune de Ploubazlanec, non loin de Paimpol (Côtes-d'Armor) où une « colonie » de personnalités scientifiques et universitaires passe ses vacances à la suite de la découverte du lieu par le biologiste Louis Lapicque et l'historien Charles SeignobosLouis-Pascal Jacquemond, Irène Joliot-Curie. Biographie, éd. Odile Jacob, 2014. On parle de la « communauté de l'Arcouest » ; cf. Christophe Charles, "Charles Seignobos, historien pacifiste et européen. Les aspects méconnus d'un professeur à la Sorbonne", Revue de la BnF, 2009/2, n° 32, .. Mais il séjournait aussi à la montagne lors de congés dans les années 1930.

Georges Pagès est aussi le grand-père de l'historien de l'art Olivier Pagès (1925-2021).

L'historien Professeur à la faculté des lettres de Paris, Georges Pagès est un historien des institutions, des relations internationales et de la vie politique sous l'Ancien Régime.

Il est l’auteur de très nombreux ouvrages scolaires. Un certain nombre de ses cours et conférences a également été publié.

Ses recherches portent essentiellement sur le , particulièrement sur les relations diplomatiques entre les princes allemands et la France, et sur la guerre de Trente Ans. Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques, en 1935, au fauteuil de son ami Émile Bourgeois.

Georges Pagès est le premier directeur de thèse de Fernand BraudelPierre Daix, Braudel, 1995, , cite une demande de bourse « Jules Ferry » datée du 20 mars 1928 dans laquelle Fernand Braudel écrit : "« . Pagès, dont j'ai été l'élève à la Sorbonne, a bien voulu accepter d'être le directeur de ma thèse »..

Étranger au jeune courant méthodologique de l'École des Annales, Georges Pagès se voulait également « au-dessus de la mêlée » en matière d'engagement politique. Selon Victor-Lucien Tapié, il disait : .

Il est président du comité de rédaction de la Revue d'histoire moderne.

Publications 1905 : Le Grand Électeur et Louis XIV, 1660-1688, Paris, G. Bellais. 1905 : Contributions à l'histoire de la politique française en Allemagne sous Louis XIV, Société Nouvelle de Librairie. 1921 : Les Origines et les responsabilités de la Grande Guerre, preuves et aveux, Paris, Hachette, avec Émile Bourgeois. 1928 : La Monarchie d'ancien régime en France : de Henri IV à Louis XIV, Paris, A. Colin. 1932 : « La vénalité des offices dans l'ancienne France », Revue Historique, , fasc. 3, , Presses Universitaires de France . 1933 : La politique extérieure de Napoléon III, Presses universitaires de France. 1937 (septembre-décembre) - « Le conseil du roi sous Louis XIII », Revue d'histoire moderne, , , , Société d'Histoire Moderne et Contemporaine . 1939 : La Guerre de Trente ans, 1618-1648, Paris, Payot, coll. « Le Regard de l'histoire », in-8°, broché, 270 p., rééd. 1972, , . 1948 : Naissance du Grand Siècle : la France de Henri IV à Louis XIV, Hachette, avec V. L. Tapié. Histoire sommaire de la France - Classe de huitième et septième, Librairie Hachette.

Distinctions Décoration

Récompense Il est également membre de l'Académie des sciences morales et politiques à partir de 1935.

Bibliographie .

Notes et références

Liens externes

Base Léonore

Catégorie:Naissance en avril 1867 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Historien français du XXe siècle Catégorie:Historien moderniste français Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Membre de l'Académie des sciences morales et politiques Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1937 Catégorie:Décès en septembre 1939 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Professeur à l'université nouvelle de Bruxelles Catégorie:Élève de l'École libre des sciences politiques Catégorie:Auteur publié par les éditions Hachette Catégorie:Auteur publié par les Presses universitaires de France