Dernier Domicile connu est un film franco-italien réalisé par José Giovanni, sorti en 1970. C'est une adaptation du roman de Joseph Harrington paru en 1965.
Synopsis Marceau Léonetti (Lino Ventura), un inspecteur principal de la police judiciaire aux brillants états de service, décoré de la Légion d'honneur, arrête un jeune homme en état d'ivresse s'amusant à faire des tours dans un rond-point au volant d'une Mercedes 300 SL, portes papillons ouvertes. Alors qu'il l'emmène au poste, le prévenu lui dit, avec mépris, qu'il est le fils d'un célèbre avocat et qu'il aura de ses nouvelles. Deux mois plus tard, Léonetti est convoqué par son supérieur. En effet, le célèbre avocat a rédigé un rapport qui déforme complètement les faits en faveur de son fils et qui fait passer Léonetti pour un policier tellement enclin à la violence qu'il ne devrait même plus avoir sa place dans la société actuelle. Pour calmer l'affaire, Léonetti est provisoirement muté dans un petit commissariat de quartier.
À son nouveau poste, il est bientôt chargé de traquer les pervers qui sévissent dans les salles de cinéma. Pour servir d'appât dans cette mission, on lui adjoint une nouvelle auxiliaire de police, Jeanne (Marlène Jobert), une jeune femme de Lyon qui a abandonné des études de Lettres.
Un jour, le commissariat pour lequel il écume les cinémas le charge d'une nouvelle mission : rechercher un témoin, parti sans laisser d'adresse et disparu depuis cinq ans. Il s'agit d'un certain Roger Martin (Philippe March), un comptable, qui pourrait jouer un rôle capital dans le procès d'un célèbre truand, Soramon, qui doit avoir lieu huit jours plus tard. Ses collègues insinuent que cette enquête serait purement formelle, car le temps imparti serait bien trop court pour retrouver un témoin disparu depuis si longtemps. En réalité, même s'ils se gardent bien de le lui dire, les collègues de Léonetti connaissent ses capacités et son acharnement, et estiment qu'il est leur dernier recours et réussira peut-être là où tous les autres ont échoué.
Léonetti et sa jeune assistante se mettent immédiatement à la recherche du mystérieux Martin. Au départ, ils n'ont qu'une seule piste : le dernier domicile connu de Martin, dont ils ne possèdent même pas une photo. Pourtant, dès le premier jour, ils découvrent deux nouveaux éléments : d'abord que Martin a un enfant avec lui et, ensuite, que des complices de Soramon sont aussi à la recherche du mystérieux témoin.
Le deuxième jour, ils apprennent que Martin est veuf et qu'il vit avec sa fille de douze ou treize ans. Dans cette course contre-la-montre, ils vont ensuite découvrir que la petite fille est malade et prend certains médicaments. Avec ces indices, ils finissent par arriver à leurs fins, non sans avoir dû se confronter aux hommes de main de Soramon.
Martin témoigne au procès et Soramon est condamné. Le lendemain, le témoin qui avait jusque-là pris tant de précautions, laissé seul, est poignardé par l'un des hommes du truand, sous les yeux de sa fille. Bouleversée, Jeanne démissionne de la police.
Sur la musique de François de Roubaix, la dernière image du film propose, en guise d'épilogue, une phrase de Mihai Eminescu : , qui résume la déception professionnelle de l'inspecteur Léonetti.
Fiche technique Titre original : Dernier Domicile connu Réalisation : José Giovanni d'après le roman de Joseph Harrington (1965) Adaptation : José Giovanni Dialogues : José Giovanni Production : Jacques Bar (non crédité) Responsables de production : Jacques Rouffio et Louis Daquin Direction artistique : Jean-Jacques Caziot Photographie : Étienne Becker Son : René-Christian Forget Perchman : Michel Laurent Montage : Kenout Peltier Musique : François de Roubaix, éditions Hortensia, enregistrée par Jean-Pierre PellissierJean-Pierre Pellissier sur François de Roubaix.com Attachés de presse : Pierre Rissient et Bertrand Tavernier Sociétés de production : Cité-Films (France), Valoria Films (France), Parme Productions (France), Simar Films (France), Rizzoli Film (Italie) Sociétés de distribution : Valoria Films (France), Les Acacias (France), Tamasa Distribution (France), Cineriz (Italie) Pays de production : , Budget : 2,8 millions francs. (soit environ en ) Langue originale : français Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 1,66:1 — son monophonique Genre : policier Durée : Dates de sortie : France : Italie : Classification et visa CNC : tous publics, visa délivré le
Distribution
Lino Ventura : l'inspecteur principal Marceau Léonetti Marlène Jobert : Jeanne Dumas Michel Constantin : Greg Alain Mottet : Frank Lambert, le collègue et ami de Léonetti Philippe March : Roger Martin, le témoin disparu Bianca Saury : Marie Martin Jean Sobieski : Aden Paul Crauchet : Jacques Loring, le voisin des Martin Monique Mélinand : Loring Albert Dagnant : Arnold Hervé Sand : Gravel Raymond Meunier : Allister, le collègue enquêteur qui a échoué Frédéric Santaya : Favre, le coéquipier d'Allister Marcel Pérès : M. Lenoir Germaine Delbat : Lenoir Béatrice Arnac : Silvia Robert Favart : le directeur de l'école Guy Kerner : le médecin Pippo Merisi : le ferrailleur François Jaubert : le braqueur (scène pré-générique) Mathilde Ceccarelli : la voisine perverse Guy Héron : Soramon Jacques Marchand : le maniaque Régine Lovi : Viteau, l'institutrice
Non crédités Jacques Galland : le directeur de la PJ Bernard Musson : le pharmacien Sylvain Lévignac : l'homme de Greg Michel Charrel : Roisin Luc Bartholomé : Jo Roisin Max Desrau : Thoin Jacques Leroy : un inspecteur Jacques Richard : un inspecteur Dominique Zardi : un maniaque au cinéma Philippe Brizard : le chauffeur de taxi Gilette Barbier : l'épicière Roger Desmare : le cordonnier Martine Ferrière : la femme du cordonnier Pierre Duncan : un agent au commissariat César Torrès : l'homme à la grenade Sébastien Floche : le gardien de l'immeuble Pierre Frag : l'homme aux sandwiches Stan Krol : Kropniak Roger Lumont : l'homme du garde-meubles Rita Maiden : l'infirmière de Mme Martin Serge Marquand : le gueulard Colette Mars : la première pharmacienne Émile Riandreys : un passager de l'autobus Sonia Vareuil : l'amie de Greg
Tournage Période de prises de vue : du 29 septembre au 29 novembre 1969Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
Les extérieurs ont entièrement été tournés à Paris et dans la région parisienne, notamment dans ces secteurs : Paris ( arr.) : 36, quai des Orfèvres : scènes au siège de la direction régionale de la police judiciaire de Paris, Quai de la Mégisserie : Marceau recherche les pigeons du petit garçon, 34, rue de Rivoli : Marceau et Jeanne sont au cabinet du docteur Silberstein qui a délivré le permis d'inhumer de Rachel Martin, épouse de Roger Martin et mère de Marie, 9, rue de Harlay : entrée secondaire du palais de justice de Paris, lorsque les inspecteurs amènent Roger Martin ; Paris ( arr.) : boulevard de Bonne-Nouvelle, devant le cinéma « Le Bikini » Marceau appréhende un spectateur qui importunait Jeanne ; Paris ( arr.), quartier du Champ de Mars : Avenue du Général-Marguerite : Roger Martin et sa fille apparaissent pour la première fois, Avenue Émile-Deschanel : Roger Martin et sa fille, guettés par Marceau et Jeanne, entrent dans l'immeuble du médecin, Avenue Joseph-Bouvard : Marceau, assis sur un banc, attend la sortie de Roger Martin, Avenue Barbey-d'Aurevilly : Marceau et Jeanne accostent Roger Martin et sa fille, Place du Général-Gouraud : scènes de Jeanne avec la fille de Roger Martin, dont celle où elles déjeunent ensemble au restaurant « Le Ferrari » (angle de l'avenue Rapp et de la rue Saint-Dominique) ; Paris ( arr.) : station de métro Concorde, place de la Concorde ; Paris ( arr.) : rue de Châteaudun, angle rue Saint-Georges (caisse de retraite) ; Paris ( arr.) : ; Paris ( arr.) rue Hector-Malot, générique du début avec le jeune homme armé fuyant la police ; Institut médico-légal de Paris, 2 Place Mazas, d'où démarre Jeanne à la fin du film ; Paris ( arr.) : Avenue d'Italie : Marceau et Jeanne devant la fresque en mosaïque signée Émile Gilioli dans le hall d'entrée de l'immeuble « Le Périscope »L'immeuble et la fresque d'Émile Gilioli devant laquelle Lino Ventura et Marlène Jobert jouent une scène du film., Boulevard Arago, Boulevard Auguste-Blanqui : dans la pharmacie Saint-Jacques sise au , Mail de Bièvre, lors des recherches ; Passage Boiton : agression de Marceau, Rue de la Butte-aux-Cailles : agression de Marceau, Rue Daviel : appartement de monsieur Loring, au n° 22, et la tour où Greg observe Marceau et Jeanne sise au n° 42, Rue du Docteur-Lucas-Championnière : dans la pharmacie du village des Peupliers sise au , Rue de la Glacière : dans la pharmacie du Théâtre sise au , brasserie Le Daviel (lors de la rencontre avec les deux inspecteurs) sise au n° 91, et une boulangerie visible lors des recherches sise au n° 93, Rue Vergniaud : Marceau et Jeanne font des recherches au dispensaire Hahnemann sis au Site du Centre de santé Hahnemann, Rue Wurtz, École élémentaire publique Wurtz Dans les immeubles du nouveau quartier situé sur le périmètre de l'ancien îlot insalubre (îlot ) situé autour du boulevard Auguste-Blanqui, de la rue de la Santé et de la rue de la Glacière ; Station de métro Glacière : Marceau et Jeanne en sortent au tout début de leur recherche ; Paris ( arr.) : Rue de l'Amiral-Mouchez : dans la pharmacie sise au , Prison de la santé (42, rue de la Santé), Parc Montsouris : 2, rue Gazan ; Paris ( arr.) : Carrefour des Anciens-Combattants : devant le Pavillon des Princes, lieudit du parc des Princes, au rond-point où l'homme en état d'ivresse est arrêté au volant de sa Mercedes. L’homme en question s’appelle Henri de Faylac, fils de l’avocat Philippe de Faylac, cette arrestation causera quelques désagréments à Marceau Léonetti, Boulevard Exelmans : Léonetti sort du commissariat de police situé à l'angle du boulevard Exelmans et de la rue Chardon-Lagache, et monte dans sa Peugeot 404 stationnée devant l'entrée ; Paris ( arr.) : Montmartre : rue Saint-Vincent, commissariat de police sis au où Marceau a été muté, 2, place Constantin-Pecqueur : Jeanne se trouvant face au commissariat ; Paris ( arr.) : avenue Corentin-Cariou, début de l'agression de Marceau devant le bar « À la sortie du métro » et la bouche du métro Corentin Cariou ; Paris ( arr.) : quartier de Belleville, rue des Couronnes, Marceau et Jeanne débouchent sur un immense terrain vague en ouvrant la porte du ; Val-de-Marne : Cachan, allée de Bellevue et sentier des Sablons où Marceau et Jeanne viennent interroger monsieur Lenoir, un ancien concierge de Roger Martin ; Hauts-de-Seine : Boulogne-Billancourt, studios de Billancourt, 2-50, quai du Point-du-Jour.
Musique du film La musique est composée par François de Roubaix. Le thème principal a été utilisé par Robbie Williams pour un sample dans sa chanson , qui figure sur son album Sing When You're WinningRobbie Williams, Supreme, samples.fr.
Plusieurs autres artistes anglophones ont également samplé ce thème (en particulier dans le rap) Dernier domicile Connu by François de Roubaix - WhoSampled.com, notamment Dr. Dre (sur l'album Compton en 2015), Kid Cudi, Missy Elliott, Lil' Bow Wow, Lana Del Rey et Gloria Gaynor dans sa chanson I Will Survive, écrite par et Livre Google, "Anthologie du bonheur musical moderne" de Jérôme Alberola, consulté le 28 septembre 2018Site bdemauge, page sur la chanson I Will Survive, consulté le 28 septembre 2018.
La chanteuse Nicoletta donna une version chantée de la musique du film : « Dernier domicile connu : pour qui, pourquoi ? » (1968).
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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