vignette|La façade du Collège Ahuntsic, situé à Montréal.

vignette|Le Cégep de Rimouski, affilié à l'Institut maritime du Québec.

vignette|Le Collège Dawson, un cégep anglophone situé à Westmount.

Un cégep (acronymie de collège d’enseignement général et professionnelL’acronyme « cégep » est également considéré comme un mot..) est un type d'établissement d’enseignement collégial public et unique au Québec. Il est post-secondaire et pré-universitaire, et dispense des programmes généraux, professionnels, académiques ou une combinaison de ces programmes. Les cégeps sont implantés depuis 1967 afin de favoriser l'accès aux études supérieures des Québécois. Le réseau des 48 cégeps est administré et financé par le gouvernement du Québec via le ministère de l'Enseignement supérieur.

Le terme cégep est souvent employé à tort dans le langage populaire pour désigner l'ensemble du système d'enseignement collégial et tous les types d'établissements.

L'enseignement collégial suit deux principaux parcours : les formations académiques et les formations professionnelles. Les formations académiques servent de préparation pour les études universitaires, tandis que les programmes professionnels mènent à la pratique d'un métier technique (soins infirmiers, éducation spécialisée, techniques policières, etc.) ou à l'université. Les cégeps offrent également de la formation continue. Les études collégiales aboutissent à l'obtention d'un diplôme d’études collégiales (DEC) ou d'une attestation d’études collégiales (AEC).

Histoire Création

right|thumb|Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu Les cégeps furent créés en 1967 par l'adoption du projet de loi 97 à l'Assemblée nationale du Québec. Ce projet de loi fut porté par Jean-Jacques Bertrand, ministre de l'Éducation dans le gouvernement de Daniel Johnson durant la Révolution tranquille. Le projet de loi 21 a été conçu à la suite du rapport de la Commission Parent, critiquant l'accès difficile, discriminatoire et onéreux aux études supérieures et le bas niveau de scolarité des Québécois. En effet, avant la réforme, deux ou trois années de plus étaient nécessaires aux francophones pour atteindre l'université que pour les anglophones (Conseil supérieur de l'éducation, 1988, page 94). De plus, les gens habitant en ville avaient beaucoup plus de chances de parvenir à cet échelon que les gens provenant des régions éloignées. Finalement, l'éducation postsecondaire était divisée en de nombreuses écoles parallèles, telles les écoles d'infirmières, (la plupart situées dans les hôpitaux), les écoles techniques (1907), les écoles d'arts et métiers (Québec) (1937-1976) financés par le Ministère du Bien-être social et de la Jeunessehttps://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2241795?docref=XIEtqL37l9omHe0AzxbV9A&docsearchtext=%C3%A9cole%20d%27art%20et%20m%C3%A9tier%20l.o.c. p.53,55,57, les écoles normales ou les collèges classiques. thumb|Séminaire CÉGEP, 60, rue de l'Évêché Ouest, Rimouski. Les cégeps ont donc été créés afin d'harmoniser le système d'éducation au Québec et de créer un système d'éducation équitable et diversifié pour tous en remplacement partiel du Cours classique dans les collèges privés menant vers des professions libérales. L'innovation des cégeps réside dans l'intégration des étapes terminales des formations professionnels et académiques, au sein d'un même institut. Cet institut permettrait de joindre les différentes écoles déjà présentes en un seul établissement, et qui serait implanté dans toutes les régions du Québec. Cela facilite l'accès à l'université ou au marché du travail dans des branches plus spécialisées, en même temps que la formation de citoyens critiques par le biais de la philosophie et de la littérature. Ce système est aussi considéré comme une phase transitoire entre l'école secondaire et l'université. Les premiers Cégep furent logés dans des bâtiments existants, collèges classiques, séminaires, écoles techniques et autres bâtiments servant a l’éducation. Le premier Cégep construit depuis la loi sur leur création fut le Cégep de Lévis-Lauzon inauguré en 1975 dont les étudiants occupaient l’Institut de technologie de Lauzon.

Réforme Robillard En 1993, la réforme Robillard a amorcé un travail de révision des programmes définis par le ministère de l'Éducation. Ces programmes ont été réévalués dans le but de correspondre aux attentes du marché du travail, pour qu'ils forment aux compétences définies par le marché du travail. Cette même réforme ajoute à la charge des professeurs la tâche de s'initier à l'enseignement stratégique, à l'approche par compétence, et à la demande de créer un cours d'intégration des acquisCertains collèges ne verront les cours d'intégration des acquis apparaitre qu'en 2000, avec le profil de profession.. Finalement, on crée la commission d'évaluation de l'enseignement collégial, qui se charge de valider les plans de réussite des collèges, obligeant les collèges à avoir des taux de passage plus élevés pour obtenir leur subvention. L'approche par compétence, ainsi amalgamée, est dénoncée par les syndicats professoraux, faisant en sorte que les professeurs boycottent l'implantation de cette approche jusqu'en 1999. Toutefois, les techniques d'apprentissages utilisées par l'approche par compétence étaient déjà utilisées par certains professeurs au courant des nouvelles tendances en pédagogie.

La formation des maîtres fait place à la nouvelle pédagogie devant être intégrée aux cégeps : la pédagogie par compétences. Les enseignants furent encouragés à se perfectionner à l'aide de programmes pédagogiques dispensés par, entre autres, PERFORMA de l'Université de SherbrookePERFORMA. ..

Établissements

Les campus des 48 cégeps du Québec sont répartis dans les 17 régions administratives de la province. Un peu plus du quart d'entre eux sont situés sur l'île de Montréal.

Les 12 premiers cégeps ayant été inaugurés en sont (par ordre alphabétique):

Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue Collège Ahuntsic Cégep de Chicoutimi Collège Édouard-Montpetit Cégep de Jonquière Cégep Limoilou Collège Lionel-Groulx Collège Maisonneuve Cégep de l'Outaouais Cégep de Rimouski Cégep de Sainte-Foy Collège Valleyfield

Admission

Préalables de l'enseignement secondaire Le cégep fait généralement suite à l'enseignement secondaire. Pour y accéder, dans une mesure générale, l'étudiant doit être détenteur d'un diplôme d'études secondaires (DES) ou d'un diplôme d'études professionnelles (DEP). Certains programmes peuvent exiger des unités dans des cours spécifiques tels que les mathématiques ou les sciences.

Reconnaissance des acquis Par ailleurs, une personne possédant une expérience de travail suffisante (deux années de métier réel) dans un domaine technique peut également faire reconnaître ses acquis en termes de compétences. Après avoir subi une formation complémentaire d'appoint, ce type de candidat peut être éligible à obtenir un DEC au même titre que l'étudiant provenant du milieu secondaire, et ce, à moindre coût. Le processus étant offert sous une base de reconnaissance des acquis (RAC), le candidat est amené au même niveau et obtient son DEC tout comme l'étudiant régulier provenant du secondaire et ce, selon les mêmes normes et barèmes que celui-ci. L'étudiant au RAC pourra ainsi se doter des mêmes privilèges (dont la cote R) que l'étudiant régulier. Le candidat au RAC pourra ainsi accéder à des niveaux d'enseignement supérieur tels que l'université ou obtenir de l'avancement dans son emploi actuel ou futur. La fonction publique québécoise exige en général la possession d'un DEC afin d'être considéré en tant que candidat potentiel pour plusieurs postes.

Procédure Pour présenter une demande d'admission dans un des programmes académiques ou professionnels dans l'un des cégeps de la province, il faut déposer une demande via un service d'admission centralisé. Il est possible d'y effectuer une demande comprenant trois choix par service d'admission centralisé.

Il existe trois groupes de service d'admission centralisé regroupant les cégeps selon leur région :

Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM) pour les établissements de Montréal, de Laval, de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Outaouais, des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie, de la Montérégie, de l'Estrie et du Centre-du-Québec (en partie) Service régional d'admission au collégial de Québec (SRACQ) pour les établissements de la Capitale-Nationale, de la Côte-Nord, du Centre-du-Québec (en partie), de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine; Service régional de l'admission des cégeps du Saguenay–Lac-Saint-Jean (SRASL) pour les établissements du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Nord-du-Québec.

Programmes Les établissements d'enseignement collégial offrent au total plus de 125 programmes pouvant mener à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales dans des domaines d'études variés. Malgré plusieurs établissements qui se spécialisent dans certains domaines d'études, parfois liés à leur emplacement géographique, il demeure que quelques programmes sont plutôt répandus et peuvent être suivis dans un nombre considérable d'établissements.

Quant aux programmes pouvant mener à l'obtention d'une attestation d'études collégiales, ceux-ci sont également nombreux. Leur contenu est toutefois établi par la direction de chacun des établissements et la sanction des études relève, non pas du ministère de l'Enseignement supérieur comme pour le DEC, mais plutôt de l'administration de l'établissement qui détermine les évaluations, les exigences à atteindre et qui délivre le diplôme.. Leur nombre est estimé à plus de 350.

Programmes généraux Tous les cégepiens des établissements francophones inscrits dans un programme pouvant mener à l'obtention d'un DEC doivent suivre des cours de formation générale, que leur formation soit académique ou professionnelle. Ceux-ci se détaillent comme suit : trois cours de philosophie, quatre cours de littérature, deux cours d'anglais, trois cours d'éducation physique et deux cours complémentaires (autre branche et domaine que le programme choisi). À l'inverse, les cégépiens des établissements anglophones doivent suivre quatre cours d'anglais et deux cours de littérature francophone.

En philosophie, les cours Philosophie et rationalité, L'être humain et Éthique et politique (le nom peut changer pour le dernier cours de philosophie) du cégep sont obligatoires dans le cursus collégial. Ils sont donnés dans l'ordre mais peuvent être décalés d'une session entre chacun d'entre eux.

En littérature, les cours Écriture et littérature, Littérature et imaginaire, Littérature québécoise et Communication et discours (ou Littérature et communication, le nom du dernier cours de littérature peut être différent selon les cégeps du dernier cours de littérature) sont donnés dans l'ordre au cours des études collégiales. Par contre, le peut-être changé par un autre cours plus adapté aux étudiants ayant des difficultés avec la langue française, il se voit être un des seuls cours donné exclusivement porté sur la grammaire puisque les 3 premiers sont concentrés sur la réussite de l'épreuve uniforme de français, obligatoire à la réussite et l'obtention du DEC. Le dernier cours peut aussi être changé par un cours de Tutorat en français, l'étudiant devient le tuteur d'un élève qui a des difficultés en français.