Stoke est une municipalité dans la municipalité régionale de comté du Val-Saint-François au Québec (Canada), située dans la région administrative de l'Estrie.
La dénomination de cette dernière est attribuée à un lac, à une rivière et à des monts localement étant des montagnes. À l'égard de la municipalité, elle est représentés par deux municipalités locales, soit des townships de Windsor et de Stoke.
Toponymie La dénomination Stoke, également attribuée à un lac, à une rivière et à des monts dont le plus élevé est le mont Chapman, localement identifiés comme des montagnes, provient de celle du canton de Stoke proclamé en 1802. Plusieurs villes d'Angleterre portent ce nom, dont Stoke Next Guilford (comté de Surrey) et Stoke-on-Trent (Staffordshire).
Quant à la municipalité du canton de Stoke, elle résulte de la division, en 1864, des townships de Windsor et de Stoke pour former deux municipalités locales, ces deux territoires étant auparavant unis et considérés comme une seule entité pour les fins municipales. En 1992, le statut municipal a été modifié à la faveur de celui de municipalité.
Les Stokois ont été desservis du point de vue postal par le bureau de poste dénommé Stoke Centre entre 1870 et 1989, nom abrégé en Stoke depuis.
Histoire Le canton de Stoke sur la rive Est de la rivière Saint-François fut demandé le par Moses Cowan. Jos Nankin fut immédiatement nommé pour en faire l'arpentage. Le canton de Stoke est alors borné au nord-est par Dudswell, au sud-est, par une partie de Dudswell et par Westbury, au sud, par Ascot, au sud-ouest par la rivière Saint-François et au nord-ouest par Windsor. Ce canton avait quatorze milles de longueur sur huit milles de largeur et contenait acres de terre, divisés en 356 lots formant quatorze rangs.
Une montagne d'une élévation d'environ trois cents pieds traverse le canton en courant du nord-est au sud-ouest. Deux petits lacs où la truite abonde en font partie.
Le , Sir Robert Shore Milnes, gouverneur du Canada, érigeait le canton et l'octroyait en partie aux loyalistes américains. Quarante-trois mille six cent vingt acres de terrain furent ainsi concédés à Jane Cowan et ses associés, un groupe de 42 personnes. Le de la même année, acres furent concédés aux enfants mineurs de William Bouteillier et on réserva acres comme Terre de la Couronne, puis acres pour le clergé protestant.
D'après la tradition, les associés de Cowan firent une tentative de colonisation après 1802. Ils défrichèrent 75 acres de terre dans le premier rang du canton. L'établissement prit le nom de Cowan's Clearance ou Stoke Clearance. Soixante-quinze ans plus tard, les deux familles Blais ont acheté ce terrain du lot 13 dans ler rang en partant du chemin d'Ascot. Elles découvrirent les ruines de cinq ou six vieilles maisons, des ustensiles de cuisine, un ancien cimetière dans lequel quatre ou cinq corps avaient été inhumés. C'est là que résidèrent les premiers habitants de Stoke.
Après le départ de ces loyalistes américains, le canton de Stoke fut entièrement abandonné jusqu'en 1837. D'après les notes laissées par M. J. Aubin, premier curé, le peuplement fut de : 1802 - 42 personnes protestantes ; 1835 - aucun résident ; 1845 - 2 familles protestantes et une, catholique ; 1865 - 15 familles protestantes et 15 familles catholiques ; 1875 - 478 âmes catholiques et quelques protestants. left|thumb|Village de Stoke. Le canton passa presque en totalité aux mains de la British American Land Company en 1835. Cette compagnie était composée de capitalistes anglais qui ne visaient qu'à s'enrichir. Elle aurait organisé et façonné la vie dans les Cantons de l'Est durant un demi-siècle.
Dans les années 1835-1837, Stoke était administré par la municipalité de Windsor-Stoke.
Le canton fut réellement ouvert à la colonisation au cours de l'automne 1856. Un vrai colon dont plusieurs descendants vivent encore dans la municipalité de Stoke décida de s'y établir. Jacques Guillemette, surnommé le père John, époux de Julie Bourque, s'installa sur les bords de la rivière Windsor non loin de l'église actuelle. Antonin Biron, époux de Sarah Law, vint s'établir sur le lot voisin en 1857.
L'année 1860 apporta une grande amélioration au sort des habitants : un chemin de voitures reliait maintenant Stoke à Sherbrooke. Le développement de la colonie fit bientôt sentir le besoin d'une autorité municipale. Le canton de Stoke fut érigé en municipalité le . Tous les membres du conseil furent élus par acclamation et ils ont tenu leur première rencontre le .
Les délibérations du conseil se sont déroulées en anglais jusqu'en 1890.
En 1865, M. James A. Gordon, entrepreneur de Sherbrooke, construisit une petite scierie à la tête du lac. Ce fut une réalisation importante pour la colonie naissante. Puis en 1866, Guillaume Côté récemment arrivé de Californie, construisit une scierie beaucoup plus importante sur la rivière Windsor.
Les années 1866 et 1867 furent des années de progrès pour Stoke grâce au chemin qui reliait Sherbrooke à Saint-Camille. Les habitants des municipalités de St-Camille, Wotton et Ham en firent leur principale voie de communication vers Sherbrooke.
En 1873, le conseil a accordé le premier permis de vendre des boissons alcooliques avec permis d'auberge à M. Antoine Biron lequel a dû démissionner comme conseiller.
Afin d'aider les familles pauvres, le conseil prête , dès 1877, pour l'achat de semences avec promesse de payer par billet ne dépassant pas 6 mois à 9 % d'intérêt.
En 1896, les premières démarches sont entreprises pour évaluer les coûts d'installation d'une ligne téléphonique vers Sherbrooke. Ce projet se concrétisera en 1902. C'est aussi en 1896 que le conseil achète la première gratte à chemin au prix de .
En 1903, la municipalité engage son premier constable.
L'année 1919 marqua l'abolition des travaux de corvée dans les chemins de la municipalité. À l'avenir, les taxes seront payées en argent.
En 1923, pour la première fois de son histoire, deux candidats se présentent pour le poste de maire.
En 1930, on construit un trottoir de ciment de de long.
En 1931, on engage un afin de surveiller les flâneurs durant la messe, les gens qui vont au lac le dimanche, la vitesse automobile et l'alcool au volant. Son salaire était de par dimanche.
En 1946, on installe 14 lampadaires pour l'éclairage des rues de la municipalité.
En 1975, la municipalité achète la vieille école du village et en fait le bureau municipal.
Géographie La rivière Stoke traverse la municipalité d'est en ouest et la Rivière Watopeka en traverse le nord. Elles font partie du bassin versant de la Rivière Saint-François.
Municipalités limitrophes
Démographie
Population
La population se situait autour de habitants en 2006 et a vu une augmentation de sa population de l’ordre de 3,9 % entre 2001 et 2006, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne du Québec (4,3 %). On y recense 10,6 habitants par kilomètre carré. Ce qui en fait une densité de population deux fois moins élevée que celle de la MRC du Val-Saint-François, où l’on compte 21 habitants par kilomètre carré. La structure démographique de Stoke est très différente de celle du Québec : on y retrouve plus de jeunes et moins d’aînés. La proportion de jeunes de moins de 18 ans est plus importante (25,6 %) que celle du Québec (20,2 %). La proportion de jeunes de moins de 15 ans est de 21 % contre 16,6 % au Québec et la proportion de jeunes de 0 à 11 ans est de 15,8 % contre 12,5 % au Québec. Stoke figure donc parmi les territoires de l’Estrie où la proportion de jeunes est plus haute ( sur 66 communautés).
Par ailleurs, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus est près de la moitié (10,4 %) de celle du Québec (18 %) . Même constat pour les personnes de 75 ans et plus, elles constituent 2,1 % de la population de Stoke contre 6,4 % au Québec. Stoke constitue l’une des communautés estriennes où les personnes plus âgées sont en moins forte proportion ( sur 66). L’âge médian a pourtant augmenté entre 2001 et 2006. Il est passé de 35 à 39 ans de 2001 à 2006. Il demeure toutefois plus bas qu’au Québec (41 ans) et qu’en Estrie (42 ans).
De plus, on y dénombre 7,7 % plus d’hommes que de femmes alors qu’au Québec, la population masculine est 2,2 % inférieure à celle des femmes. Stoke est l’une des communautés estriennes où le rapport hommes/femmes est le plus élevé ( sur 66).
À Stoke, il y a moins de personnes vivant seules, particulièrement chez les personnes âgées. Il y a moins de personnes séparées (1,2 % contre 1,7 % dans la Municipalité régionale de comté (MRC) et 2,1 % au Québec), veuves (2,6 % contre 6,4 % dans la MRC et 6,5 % au Québec) ou de familles monoparentales.
Sur 825 familles de recensement, 485 ont des enfants à la maison et parmi elles, 85 sont des familles monoparentales (45 dont le parent est une femme et 40 dont le parent est un homme) .
Langue On note que seulement 2 % de la population de Stoke n’a pas le français comme langue parlée à la maison. Cette proportion est de 8,8 % en Estrie et de 17,3 % au Québec. Seulement 0,7 % de la population ne connaît pas le français contre 5,2 % au Québec.
Mobilité Les résidents de Stoke ont plutôt tendance à conserver le même logement (91,8 %). Ce qui en fait une des communautés estriennes où la population déménage le moins ( sur 66). Toutefois, le quart des personnes âgées de 5 ans et plus (24,5 %) déclarent, en 2006, qu’elles résidaient dans une autre municipalité cinq ans plus tôt contre 21,1 % en 2001.
Immigration La Municipalité de Stoke comporte très peu de personnes immigrantes (0,9 %). Au Québec, 11,5 % de la population est d’origine immigrante en 2006 et 4,6 % en Estrie pour la même année. Stoke est l’une des communautés où l’immigration est la plus faible ( sur 66). On ne constate pas d’immigration récente sur le territoire de la municipalité entre 2001 et 2006. Les 0,9 % d’immigrants recensés en 2006 sont donc arrivés avant 2001. 97,4 % de la population de 15 ans et plus est de génération et plus contre 1,4 % de et 1,2 % de .
Administration Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers.
StokeMaires depuis 2003 Élection Maire Qualité Résultat 2003 Bertrand Ducharme Voir 2005 Voir 2009 Luc Cayer Voir 2013 Voir 2017 Voir 2021 Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises
Éducation La population de Stoke est plus scolarisée que la moyenne québécoise. La proportion de la population de 25 à 64 ans n’ayant pas obtenu son diplôme de secondaire 5 (16,2 % pour les hommes et 12,3 % chez les femmes) est inférieure à celle de la province (17,8 % chez les hommes et 16,4 % chez les femmes) mais aussi à celle de l’Estrie (21,1 % chez les hommes et 18,4 % chez les femmes) et de la MRC du Val-Saint-François (22,3 % chez les hommes et 19,6 % chez les femmes). Le principal domaine d’études est en majorité le génie : 365 sur diplômés, la santé et le domaine récréatif : 210 sur et le commerce, la gestion et l’administration publique : 205 sur diplômés.
Emploi