Le département de Constantine est un ancien département français d'Algérie, qui a existé entre 1848 et 1962. Il couvre la totalité ou une partie des wilayas algériennes actuelles de : Annaba ; Batna ; Béjaïa ; Biskra ; Bordj Bou Arréridj ; Constantine ; El Oued ; El Tarf ; Guelma ; Jijel ; Khenchela ; Mila ; M'Sila ; Oum El Bouaghi ; Skikda ; Souk Ahras ; Sétif et Tébessa.

Considérée comme une province française, l'Algérie fut départementalisée le . Les départements créés à cette date étaient la zone civile des trois provincesArrêté du Président du Conseil des 9 décembre 1848 et 16 mars 1849, article 1: correspondant aux trois beyliks de l'État d'Alger récemment conquis. Par conséquent, la ville de Constantine fut faite préfecture du département portant son nom, couvrant alors tout l'est de l'Algérie. Les autres départements étaient le département d'Alger au centre du pays et le département d'Oran à l'ouest.

Les provinces d'Algérie furent totalement départementalisées au début de la République, et le département de Constantine couvrait alors environ Tableau général des communes d'Algérie: 1884 ; 1902. Il fut divisé en plusieurs arrondissements, avec six sous-préfectures : Batna, Bône, Bougie, Guelma, Philippeville, Sétif.

Le département comportait encore à la fin du un important territoire de commandement sous administration militaire, notamment dans sa partie saharienneCercles de Biskra et de Touggourt, recouvrant une surface totale de - "Tableau...", . Lors de l'organisation des Territoires du Sud, en 1905, le département fut réduit à leur profit à , ce qui explique que le département de Constantine se limitait à ce qui est aujourd'hui le nord-est de l'Algérie.

Réorganisation et indépendance thumb|left|Le département de Constantine de 1956 à 1962. Le , le département de Constantine fut amputé de sa partie orientale, attribuée au nouveau département de Bône.

Le , une réforme administrative visant à tenir compte de la forte croissance démographique qu'avait connue le pays amputa le , le département de ses régions occidentales et méridionales par la création de deux départements supplémentaires : le département de Sétif et le département de Batna.

Réduit à la région de Constantine et à sa côte, le nouveau département de Constantine couvrait alors , était peuplé de , et possédait sept sous-préfectures : Aïn Beïda, Aïn M'lila, Collo, Djidjelli, El Milia, Mila et Philippeville.

Maintenu après l'indépendance de l'Algérie dans son cadre géographique et ses fonctions administratives, tout en connaissant des réformes organiques et structurelles importantes dès Ahmed Mahiou, Les collectivités territoriales algériennes, Paris, éditions du CNRS, 1970, ; Lire en ligne, le département algérien de Constantine devint la wilaya de Constantine par une ordonnance de 1968.

Enseignement Les établissements d'enseignement du département de Constantine relèvent de l'académie d'Alger.

Le département compte en 1957 plusieurs établissements d'enseignement secondaire : Lycée d'Aumale à Constantine Lycée Laveran à Constantine Lycée Luciani à Philippeville

Liste des préfets

Galerie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Départements français d'Algérie

Liens externes

Fatima Zohra Guechi, « Constantine au : du beylik ottoman à la province coloniale », colloque Pour une histoire critique et citoyenne. Le cas de l'histoire franco-algérienne, 20-, Lyon, ENS LSH, 2007

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